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vendredi 18 décembre 2009 Harper à Copenhague
Maudit que des fois je suis écoeuré d'être Canadien... comme présentement. Non mais c'est ridicule, alors que les États-Unis, qui ont toujours été loin de se préoccuper des changements climatiques, proposent des milliards et participent activement aux négociations à la Conférence de Copenhague, nos représentants essaient de tout bloquer. Comble de l'ironie, M. Harper ne se donne même pas la peine de prendre la parole aux plénières, préférant participer aux banquets de Madame Chose. Si ça ne prouve pas qu'il s'en fout éperdument de l'environnement... il n'a clairement pas l'intention d'agir.
 
Ça suffit.
 
Signez la pétition HARPER: TROP C'EST TROP proposée par Équiterre.
 
C'est par ici.
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lundi 07 décembre 2009 Tiens toé!

Hier à Tout le monde en parle, le Cardinal Turcotte et Nathalie Provost, survivante de la tragédie de Polytechnique. Mongrandseigneur Turcotte, en parlant de la place des femmes dans l'Église :
 
Cardinal Turcotte 
De même que dans la société [...] je pense que dans l'Église aussi, il faut trouver la vraie place de la femme...
 
Nathalie Provost
La vraie place, c'est pas la même place [que les hommes]?
 
Et je répondrais en bon Québécois : tiens toé, dans les dents!
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mercredi 01 avril 2009 Contentieux avec Over-Blog
Ces derniers jours, Over-Blog - du moins l'un de ses sbires - me prend pour un con. Je ne sais pas ce que je risque à écrire cela, mais avec le comportement dont ils ont fait preuve envers moi et d'autres personnes en rapport avec ce contentieux, je ne serais pas surpris qu'ils me censurent. Je vous explique tout de suite le problème.

Depuis le 17 mars, je note une nette détérioration de la qualité des images que je publie sur mon blogue. Préoccupé, je vais voir sur le forum d'Over-Blog, qui est ma plateforme de blogue. Je me rends rapidement compte que je ne suis pas le seul à avoir ce problème et trouve cette page sur laquelle d'autres utilisateurs comme moi se plaignent de la situation. J'apprends aussi que, justement le 17 mars, une mise à jour majeure du système de gestion des images a été faite. En lisant leurs échanges de messages, je sens déjà la mauvaise foi dans les réponses d'Over-Blog : comme s'ils ne voulaient pas admettre le problème. Je laisse quand même mon propre commentaire, avec exemples à l'appui. On me répond qu'il n'y a aucune différence de qualité dans l'affichage de mes images et qu'il s'agit d'un pur hasard si d'autres personnes éprouvent le même problème...

Je veux donc votre avis. Voyez-vous une différence de netteté entre ces deux images (une qui ne subit pas la transformation d'image d'over-blog, car elle est hébergée à l'extérieur, et une autre qui la subit) :
 
Les images ne sont plus disponibles, mon blogue n'étant plus hébergé sur Over-blog.
 
Pour moi c'est clair... ou plutôt ça ne l'est pas : les contours sont flous, les détails absents, il y a une perte de qualité significative. Mais on me dit chez Over-blog que j'ai des problèmes de vision (pour une seule des deux images, notons-le, la vie fait drôlement les choses)...

J'attends le plus de réponses possibles, question d'éclaircir (dans tous les sens) le tout. Merci à ceux qui commenterons. Laissez si possible le nom du navigateur que vous utilisez dans votre commentaire (IE, Firefox...).

Edit : Il semble que le système d'Over-blog génère une image un petit peu plus petite que la demande que je fais, puis l'étire à la bonne dimension, ce qui explique en partie la perte de netteté. J'ai signalé le problème, voyons ce qu'ils diront. Aussi, la différence est plus marquée sur Firefox.
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jeudi 20 novembre 2008 Redonner le Prix littéraire des collégiens aux collégiens
Bientôt sera lancée l'édition 2009 du Prix littéraire des collégiens, un prix auquel, vous vous souviendrez, j'ai participé l'an passé. Or, depuis plusieurs jours fait rage une discussion enflammée sur la cohérence d'avoir un jury vide de tout étudiant pour choisir les finalistes du Prix littéraire des collégiens. Les oeuvres choisies sont-elles vraiment celles que les étudiants auraient eux-mêmes placées au rang de finalistes? Est-ce qu'une consultation de masse des étudiants est réalisable? Devrait-on inclure des étudiants dans le comité de sélection? Plusieurs questions se posent, plusieurs propositions se font, tous en discutent. Un professeur, un étudiant (moi en l'occurrence), un membre du comité de présélection, des auteurs, des lecteurs...

Ce débat a lieu ici, sur le Passe-mot de Venise. Je me suis dit que je devais vous « passer le mot». ;-)

Bon débat!
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vendredi 24 octobre 2008 Opinion sur la crise financière

Un tout petit billet pour vous faire découvrir les propos de Julie Wilson sur la crise financière et sur la surconsommation. Propos, vous l'aurez compris, avec lesquels je suis en total accord. C'est ici, sur le blog de Lucie.

Vous pouvez également y lire ma réponse :

«Oula! C'est exactement ce que je pense. Juste le mot "pouvoir d’achat" me fait grincer des dents : comment peut-on prendre le pouls des sociétés en considérant comme seul critère leur aptitude à consommer. Consommer plus, toujours.

Et quand le président Sarcozy parle de réformer le capitalisme, tous, y compris lui, s'empressent de dire qu'évidemment, ils n'ont rien contre le capitalisme, que c'est le système économique le plus efficace, etc. etc. C'est qu'ils ne savent peut-être pas qu'actuellement on utilise l'équivalent de une terre et quart en ressources naturelles par an, et qu'en 2050, on en utilisera deux! Je connais peu de systèmes économiques qui détruisent ainsi le fondement de leur propre édifice. Pourrait-on se réveiller s'il-vous-plaît? La consommation ne devrait pas être la nouvelle religion moderne! En quoi consommer donne un sens, en quoi c'est la qualité d'un peuple?

Ça m'exaspère.
»

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dimanche 19 octobre 2008 Je refuse d'être Canadien
Un peu en retard, je veux tout de même exprimer ma déception et ma colère concernant le résultat des élections de la semaine dernière.

Les Canadiens ont parlé. Il semble que pour eux, être canadien veut dire :

•    soutenir les riches pétrolières au détriment des petites et moyennes entreprises
•    se foutre éperdument de l'environnement
•    accepter le contrôle de l'information
•    se foutre éperdument du droit des homosexuels
•    continuer une guerre américaine non-humanitaire jusqu'en 2011
•    se foutre éperdument du droit des femmes
•    ruiner la réputation du Canada sur plusieurs plans (environnement, missions humanitaires, etc.)
•    se foutre éperdument de la culture
•    nier la nécessité d'un plan pour survivre à la crise financière
•    se foutre éperdument des Québécois
•    mentir
•    manipuler
•    détruire
•    régresser


Alors, puisqu'il en est ainsi, je ne suis pas canadien. Je refuse de l'être. Surtout, ne m'associez pas au Canada ni à l'idéologie rétrograde de M. Harper.

La seule chose que me fait espérer quelque peu, c'est que le Québec a parlé. Il refuse lui aussi cette politique de droite en ne faisant élire que 10 députés conservateurs sur 75, ce qui, proportionnalités gardées, est très peu comparé aux autres Canadiens. (voir cette page) Une fois de plus, cela démontre l'existence d'une grande divergence d'opinion entre le Québec et le reste du Canada et la nécessité d'un pays souverain. Mais ça, c'est un autre débat.

Alors pour conclure : Je suis Québécois, surtout pas Canadien.

Merci de faire la distinction.
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lundi 06 octobre 2008 Comment être démagogue en deux parties
«Je pense que l'idée que les Québécois devraient être dans les estrades juste pour être dans les estrades ne fait aucun sens», disait Harper la semaine passée en parlant du Bloc Québécois. Comme quoi ce serait un parti totalement inutile. Une affirmation qui n'a, elle-même, aucun sens.

En démocratie, qu'est-ce qu'un parti? C'est un ensemble d'individus qui représentent une idéologie et un regroupement de valeurs qu'ils doivent promouvoir à la chambre des communes si un ou plus de leurs députés sont élus. Lorsqu'un parti prend forme, c'est qu'il y a une masse assez importante de la population qui est susceptible de posséder les valeurs du parti.

Or, le Québec, de par sa culture et son histoire différente de celle du reste du Canada, possède une idéologie et des valeurs distinctes de la plupart des Canadiens qui ne sont représentées par aucun des autres partis en place. Le Bloc est justement là pour défendre ses idées québécoises. Considérant ce fait, et le fait que des millions de Québécois votent à chaque élection pour le Bloc Québécois, il est clair et hors de tout doute que ce parti a sa place au Canada.

M. Harper, voilà votre démagogie réfutée et votre mépris des voix des Québécois dévoilé.
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dimanche 14 septembre 2008 Les sophismes de Harper
Dans le palmarès des âneries dîtes par notre premier ministre actuel, Stephen Harper, ce que j'ai entendu dans l'un de ses discours la semaine dernière n'est pas très loin de la première position. Pour faire croire aux québécois que son parti travaille pour eux, il a proclamé et je cite :

«Qui a réglé le déséquilibre fiscal? Le bloc ou les conservateurs? Qui a reconnu la nation québécoise? Le bloc ou les conservateurs? »

Outre le fait que le déséquilibre fiscal n'est pas réglé, cette déclaration m'a franchement mise en colère. On appelle ce genre de paroles un sophisme ( «[...] raisonnement qui apparaît comme rigoureux et logique, mais qui en réalité n'est pas valide [...] », Wikipédia), et il n'y a rien qui ne me déplaise plus chez un homme ou une femme politique que l'utilisation de tels outils de manipulation.

Pourquoi un sophisme - et je l'explique seulement pour ceux à qui cela n'a pas sauté au visage - ? Parce que le Bloc n'aurait jamais pu faire ce que Stephen Harper les accuse de ne pas avoir fait, car il n'a jamais été au pouvoir. L'argument est construit dans le but de faire croire que le Bloc est inutile et ne travaille pas pour les québécois, au contraire du parti conservateur. Tout le monde sait pourtant que les priorités du Bloc sont justement la nation québécoise et le règlement du déséquilibre fiscal et que ce serait probablement les premières choses auxquelles il s'attaquerait s'il était élu comme gouvernement - ce qui,malheureusement, est théoriquement impossible. Bien que les affirmations de M. Harper semblent logiques et valides, elles sont pourtant loin de l'être.

Ce qui me désole encore plus, c'est que je sais que ce n'est pas le dernier sophisme que nous allons entendre d'ici la fin des élections.

Et croyez-moi, je vais en parler.
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vendredi 22 août 2008 Une garde personnelle pour la fourchette réutilisable
Mercredi midi, au Cégep, je me dirige vers la cafétéria avec un peu d'espoir. L'espoir qu'ils aient tenu leur promesse, celle de troquer cette année les assiettes et les ustensiles en plastique pour leur version réutilisable, plus écologique. En entrant, je tente d'en savoir plus en regardant dans les cabarets qui passent et en espionnant les autres étudiants. Mais un sac me cache la vue, les cabarets passent trop vite. Je ne vois rien.

Alors je me faufile jusqu'aux comptoirs de la cafétéria. J'y vois une affiche sur laquelle on peut lire "Vaisselle réutilisable consignée 1$"... puis des fourchettes, des couteaux, des cuillère en métal! De vraies assiettes et de vrais bols, sans oublier les verres en plastique réutilisable! Je suis fou de joie : plus besoin d'amener ma propre assiette réutilisable! (ce qui franchement est très compliqué)

On me demande 1$ qu'ils me redonneront lorsque je reviendrai porter l'assiette. Parfait, aucun problème, si c'est juste cela que ça prend! Je sors de la cafétéria, super joyeux, je m'en vais manger avec des amis dans mon pavillon, avec de la vaisselle verte! (vous comprendrez que je ne parle pas ici de la couleur, mais du concept)

Mais c'est là que la belle histoire d'amour entre moi et ma vaisselle prend fin. Quelqu'un, qui courait derrière moi (je ne savais pas pourquoi d'ailleurs) me crie que je ne peux pas sortir de la cafétéria avec les nouvelles assiettes... je le regarde, étonné.

- J'ai payé le 1$.

Ce n'est pas grave, il faut tout de même rester dans la cafétéria.

- Euh... mais je vais la rapporter là.

Peu importe. Je dois retourner sur mes pas, et manger seul. Exigence de la Garde Royale personnelle de la fourchette réutilisable.

Alors bien que je sois très heureux que nous puissions enfin manger dans de la vaisselle propre (mauvais jeu de mots), je trouve ridicule d'être enfermé dans la cafétéria pour manger, à l'intérieur, alors qu'il fait beau pour l'une des rares fois de l'été, et que mes amis sont dans un autre pavillon. Je comprends, bien sûr, que la compagnie qui gère la cafétéria ait peur de se faire voler cette nouvelle vaisselle. Mais tout de même, il me semble que d'autres solutions seraient envisageables. Surtout en considérant qu'à l'Université de Sherbrooke, le même système existe, mais sans les Gardiens du bol de soupe en céramique.

J'ai suggéré un dépôt de 5$ au lieu de 1$, avec un billet de couleur différente que celui pour le dépôt de 1$, et qui nous permettrait de sortir avec notre plateau. Caroline, une amie qui est, avec le comité écologique du Cégep, l'une des principales responsables de l'aboutissement de ce projet, m'a promis d'en parler aux concernés. Reste à voir ce que ça donnera.

D'ici là, je continuerai d'avoir l'air "zouf" avec ma propre assiette fleurie que je dois laver dans les lavabos des toilettes et surtout, surtout, ne pas échapper dans les escaliers. Au moins, j'aurai plus de liberté.
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dimanche 17 février 2008 Opter pour un sac réutilisable
Depuis peu, je n'utilise plus de sacs de plastique. Je les refuse lorsqu'ils me sont offerts, je les boude. Un sac peut prendre jusqu'à 400 ans pour se dégrader. Seulement au Québec, 2 milliards de sacs sont distribués chaque année. Des résidus qui ne sont pas recyclés partout et qui, lorsqu'ils le sont, ne préoccupent pas assez les gens pour qu'ils fassent l'effort de les mettre en boule au recyclage. D'une manière ou d'une autre, à quoi bon recycler ces sacs si on peut carrément les éliminer.

Cette semaine, le magasin Maxi et Cie de Sherbrooke a banni les sacs de plastique de son commerce. Puisqu’il s’agit d’un test pilote, l’entreprise le fera probablement dans toutes ses  succursales d'ici quelques années. Certaines villes ont fait de même, dont le célèbre village Huntingdon. Malheureusement, bien que le projet ait déjà été étudié à la ville de Sherbrooke, celle-ci a préféré se laver les mains et « a plutôt décidé d'inciter le gouvernement du Québec à imposer une écotaxe sur chaque sac de plastique distribué à travers le Québec. ». (Extrait d'une réponse de Mathieu Fournier à l'un de mes courriel)  En d’autres mots, ils ont pris la décision d’attendre encore un fois que le gouvernement agisse. Le gouvernement et les citoyens car, selon le maire de Sherbrooke, « c'est la population qui donne un signe aux entreprises pour dire, écoutez on n'en veut pas de sacs, on va transporter notre propre sac. C'est plus fort […] que de faire une obligation pure et nette ».  (Maxi & Cie bannit les sacs de plastique, http://www.radio -canada.ca) Allez savoir d’où vient la logique saugrenue de cette dernière affirmation.

En tant qu'individu, nous pouvons agir concrètement. Ce qui est extraordinaire, c'est que cesser d'utiliser les sacs de plastique est une chose plus que facile à faire. Car finalement, si on y regarde de plus près, rares sont les moments où on est vraiment obligé d'en utiliser un. Vous achetez un livre, un chip, des bas... n'importe quel petit article qui se transporte facilement dans les mains, allez-vous demander un sac? Et oui, vous le faites probablement. Pourtant, c'est loin d'être nécessaire. Vous allez à l'épicerie et vous pensez que "non, ce n'est pas possible, pour faire l'épicerie, il faut des sacs de plastique". Plus maintenant, c'est si simple avec les sacs réutilisables, même les épiceries en offrent! Et c'est la même chose pour n'importe quelle emplette : vous pouvez amener votre propre sac réutilisable.

Pour ma part, si je peux, je transporte ce que j'achète dans mes mains ou dans mon sac à dos. Sinon, depuis quelques jours, j'ai mon propre sac réutilisable. Mon père me l'a fait et il est si léger qu'il entre dans ma poche de derrière, sans pourtant être minuscule. Résultat, je l'ai toujours en cas de besoin. Si tout va bien, je n'utiliserai plus jamais de sac de plastique. J'ai aussi convaincu mon père d'acheter des sacs de tissu pour l'épicerie.

Arrêter d'utiliser les sacs de plastique est un tout petit geste environnemental parmi tant d'autres, mais il est si facile à poser que vous seriez égoïste de rester collés à vos vieilles habitudes.

Faites donc ce choix, optez pour un avenir plus vert!

Je vous invite aussi à signer cette pétition qui demande au gouvernement du Québec d’imposer une taxe sur les sacs de plastique : Pétition. Loin d’être une interdiction complète, c'est mieux que rien du tout.

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jeudi 14 février 2008 La folie des mémos verts
Ça y est, la folie des mémos verts est de retour. Les étudiants du Cégep de Sherbrooke savent très bien de quoi je parle : le Cégep, comme à chaque début de session, s'est empressé de nous inonder (littéralement) de leurs "Rappels d'annulation de cours". Une demi-page verte imprimée recto-verso sur chaque pupitre de tous les locaux. Ça fait quoi... minimum 6000 feuilles gaspillées? Franchement, on en entend déjà parler de tous bords tous côtés : il y a une note sur le portail internet du Cégep (Omnivox) que tout le monde consulte, les professeurs nous en parlent 2 semaines à l'avance et il y a des affiches aux entrées de chaque pavillon. C'est déjà difficile à manquer, ce n'est pas la grande mer verdâtre de papier qu'ils nous ont  construite qui va changer quelque chose. Ils disent "voir la vie en vert" (slogan de leur soi-disant lutte pour l'environnement), mais, pour l'instant, tout ce qu'il y a de vert ce sont leurs satanés mémos.

La session passée, j'avais fait une plainte officielle. envirPuisque cela ne semble rien avoir changé, voici ce que je propose aujourd'hui :

Plan d'action pour faire cesser "la folie des mémos verts"
Amassez une trentaine de ces stupides rappels et faites s'en une pile à l'aide d'un trombone. Ajoutez-y une courte note du genre  "Merci de ne plus gaspiller de papier" et faites signer cette note par une dizaine (ou plus) d'autres étudiants du Cégep. Allez porter ce paquet au secrétariat du pavillon 5 en leur disant de bien vouloir donner votre cadeau à qui de droit. Avec un peu de chance, après quelques réceptions du genre, une cloche sonnera dans la tête des responsables.

Cette après-midi, je suis allé déposer le premier paquet. Malgré son air de "Qu'est-ce que c'est que ça?", la secrétaire en place l'a accepté.

Je vous invite donc tous et toutes à participer à cette action. 

Merci à tous ceux qui le feront.
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jeudi 07 février 2008 L'imaginaire exclu de la littérature
Z20010212111706970102167-2afbae72114591a7d6f10102e3bff254.jpgJ'aimerais vous inviter à lire un article que Bernard Werber, auteur de  science-fiction français, a publié en novembre 2007 et que je viens tout juste de découvrir : Plaidoyer pour une «autre littérature». Il y dénonce le fait que, en France, les romans et autres livres "imaginés" ne soient pas reconnus comme faisant partie de la "vraie" littérature, ignorés par les critiques, mais pourtant adorés par des millions de lecteurs. La situation est semblable au Québec : le quotidien, le réel, rarement le fictif et le rêve.

L'article publié dans Le Figaro : Plaidoyer pour une «autre littérature»

L'imaginaire devrait avoir sa place. Les lecteurs l'ont adopté, ils en ont besoin pour rêver un peu, pour sortir des murs parfois mornes de notre réalité. Le monde de la littérature devrait cesser de regarder ce genre d'une manière hautaine : la science-fiction et l'imaginaire sont dignes de notre littérature.
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vendredi 07 décembre 2007 L'Accent, notre beau journal étudiant
"Réflexion sur la présence de nos soldats en afganistan", "Concour de maisons décorées pour Noël!", "Comission Bouchard-Taylor".

Ce midi, comme tout étudiant un tant soit peu intéressé par le monde qui l'entoure, je prenais l'une des copies de la nouvelle édition du journal étudiant de notre Cégep dans le but d'en lire une partie pendant mon heure de dîner. À la première phrase, le mot "ridicule" me venait aussitôt à l'esprit. Et cela ne s'améliorerait pas avec les deux autres phrases qui allaient suivre.

Ce que vous avez  lus au tout début de ce billet, ce sont les gros titres de l'édition de décembre 2007 de l'Accent. En première page, trois des cinq titres présents brutalisent littéralement notre langue. Et ce n'est pas que je cherchais des fautes. L'horreur m'a simplement sautée au visage : pas besoin d'un baccalauréat en français pour savoir que le mot "concours" prend toujours un "s", pluriel ou pas. Quant aux termes "Afghanistan" et "commission", ne sont-ils pas assez utilisés au Québec en ce moment pour que tous puissent en connaître l'orthographe d'usage? Évidemment, ce n'est pas tout : sans même porter attention, vous pourrez facilement trouver, à travers les pages du journal, des dizaines d'autres fautes aussi ahurissantes les unes que les autres. D'ailleurs, en page 4, revoilà le mot "commission" ayant perdu un "s" et retrouvé un "m" ("commision") entre la première et la quatrième page. Continuez, car lorsque vous aurez expérimenté toutes les façons imaginables d'écrire ce mot, ce voudra dire que vous serez au moins une fois tombés sur la bonne. Franchement, je trouve le tout un peu pathétique.  

Au Québec, certains discourent d’un dépérissement de la langue française. Je n'y ai jamais vraiment cru, car pour moi notre langue ne fait qu'évoluer comme toute autre langue normalement constituée. Je me demande pourtant maintenant si j'ai vraiment raison. Je commence à croire que cet article aurait plutôt sa place section Société, puisqu’à travers notre journal étudiant semble réellement transparaître un problème sociétaire.

Il n’y a rien de compliqué à mettre un "s" à concours ou encore un "A" majuscule et un "h" à Afghanistan. Ce n'est nullement difficile de chercher dans le dictionnaire ou encore de réviser nos textes. Il est décevant de voir l'état du français dans l'Accent, encore plus étant donné le fait qu’il s’agit du journal des membres d’une institution de savoir et d'éducation. Notre langue est à mon sens l'une des plus belles langues sur Terre. Pourquoi la maltraiter ainsi par simple paresse?

Il faut prendre soin de notre langue. Si nous nous sommes tant battus pour la garder vivante au Québec, ce n'est pas pour la voir mourir de nos propres mains. Au nom de notre culture, faites un tout petit effort, c'est si simple!
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lundi 12 novembre 2007 Génocide au Darfour
"En silence, tout comme il y a douze ans au Rwanda, se déroule le premier génocide du 21 siècle dans une région de l'Ouest du Soudan, le Darfour.
Depuis l'hiver 2003, 300 000 hommes, femmes et enfants y sont morts de l'incurie médiatique et politique.

Les milices Janjawids, alliées du gouvernement soudanais de Khartoum, s'appuient sur les tribus musulmanes "arabisées" pour massacrer les tribus musulmanes "africaines" contestataires de l'Ouest du pays.
Des Organisations Non Gouvernementales et des journalistes sont même chassés du Darfour par le gouvernement soudanais.
Le régime dictatorial de Khartoum orchestre ainsi sciemment la famine des populations du Darfour et le silence autour des massacres.

Aujourd'hui, 2,5 millions de personnes ont été déplacées de cette région de 6 millions d'habitants.

10 000 personnes y meurent chaque mois.
"
SauverLeDarfour.org

Je savais que cette réalité existait. Mais je ne savais pas que nous avions le pouvoir de faire quelque chose. Mia Farrow, invitée à l'émission Tout le monde en parle, m'a fait comprendre toute l'ampleur de ce carnage et l'importance de l'action de chacun d'entre nous face au génocide du Darfour. J'ai donc décidé d'agir, du mieux que je le peux. Désormais, je veux participer à au minimum une cause qui m'est importante par année. À ce jour, c'est la cause de la population Darfourienne que je souhaite défendre.

Je mets donc sur ce blog une image, celle à droite (c'était vrai sur mon ancien blog), pour que mes visiteurs se voient au moins offrir l'occasion d'en savoir plus sur le génocide du Darfour et soient en mesure de leur venir en aide. Je fais moi même un don. Je tiens à préciser que je ne suis pas pour autant un expert dans le dossier du Darfour et que pour plus d'informations, je conseille une recherche sur le web, plus particulièrement le site de Mia Farrow, dont l'adresse se retrouve plus bas.

Voici quelques liens pour ceux qui aimeraient également soutenir cette cause :
Merci à tous ceux qui participeront.

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lundi 01 octobre 2007 Assimilation des immigrants québécois?
Hier, à l'émission Tout le monde en parle, le général Roméo Dallaire disait à propos des accommodements raisonnables et de la commission Bouchard-Taylor quelque chose s'apparentant à ceci (malheureusement je n'ai pas pu retrouver ses mots exacts) :  « Il est tout de même ironique que le peuple québécois utilise le terme assimiler en parlant des immigrants, alors que ce mot est l'un des mots les plus noirs de leur histoire. »

Mon coup de gueule, c'est de lui répondre qu'on ne peut pas comparer l'assimilation des québécois à l'intégration des immigrants : le peuple québécois s'est fait envahir par un autre peuple qui lui demandait de changer sa culture, sa langue, ses valeurs, etc. et l'immigrant est venu ici en toute connaissance de cause et se doit par conséquent de respecter nos lois et nos valeurs. L'un a été forcé, l'autre a fait un choix (même s'il quittait un pays en guerre, et oui). Je crois que la plupart des immigrants comprennent cela, et c'est tout à leur honneur.
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