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dimanche 19 octobre 2008
Je refuse d'être Canadien

Un peu en retard, je veux tout de même exprimer ma déception et ma colère concernant le résultat des élections de la semaine dernière.
Les Canadiens ont parlé. Il semble que pour eux, être canadien veut dire :
• soutenir les
riches pétrolières au détriment des
petites et moyennes entreprises • se foutre éperdument de l'
environnement • accepter le
contrôle de l'information • se foutre éperdument du
droit des homosexuels • continuer une
guerre américaine non-humanitaire jusqu'en 2011
• se foutre éperdument du
droit des femmes • ruiner la
réputation du Canada sur plusieurs plans (environnement, missions humanitaires, etc.)
• se foutre éperdument de la
culture •
nier la nécessité d'un plan pour survivre à la crise financière • se foutre éperdument des
Québécois •
mentir
• manipuler
• détruire
• régresser Alors, puisqu'il en est ainsi,
je ne suis pas canadien. Je refuse de l'être. Surtout, ne m'associez pas au Canada ni à l'idéologie rétrograde de M. Harper.
La seule chose que me fait espérer quelque peu, c'est que le Québec a parlé. Il refuse lui aussi cette politique de droite en ne faisant élire que 10 députés conservateurs sur 75, ce qui, proportionnalités gardées, est très peu comparé aux autres Canadiens. (voir cette
page) Une fois de plus, cela démontre l'existence d'une grande divergence d'opinion entre le Québec et le reste du Canada et la nécessité d'un pays souverain. Mais ça, c'est un autre débat.
Alors pour conclure :
Je suis Québécois, surtout pas Canadien.
Merci de faire la distinction.
lundi 06 octobre 2008
Comment être démagogue en deux parties

«Je pense que l'idée que les Québécois devraient être dans les estrades juste pour être dans les estrades ne fait aucun sens», disait Harper la semaine passée en parlant du Bloc Québécois. Comme quoi ce serait un parti totalement inutile. Une affirmation qui n'a, elle-même, aucun sens.
En démocratie, qu'est-ce qu'un parti? C'est un ensemble d'individus qui représentent une idéologie et un regroupement de valeurs qu'ils doivent promouvoir à la chambre des communes si un ou plus de leurs députés sont élus. Lorsqu'un parti prend forme, c'est qu'il y a une masse assez importante de la population qui est susceptible de posséder les valeurs du parti.
Or, le Québec, de par sa culture et son histoire différente de celle du reste du Canada, possède une idéologie et des valeurs distinctes de la plupart des Canadiens qui ne sont représentées par aucun des autres partis en place.
Le Bloc est justement là pour défendre ses idées québécoises. Considérant ce fait, et le fait que des millions de Québécois votent à chaque élection pour le Bloc Québécois, il est clair et hors de tout doute que ce parti a sa place au Canada.
M. Harper, voilà votre démagogie réfutée et votre mépris des voix des Québécois dévoilé.
vendredi 26 septembre 2008
Harper et le mépris de la culture
Ce billet fait partie de la série Élections 2008 - Non à Harper!
Puisqu'ils ont reconnu la nation québécoise, les conservateurs ont... coupé dans le budget attribué à la culture, l'un des fondements de notre nation, pour l'équivalent de plus de 45 millions de dollars. Et ce parce qu'il ne faut pas «financer des choses que les gens ne veulent pas.» Harper a même déclaré que, selon lui, les «travailleurs canadiens ordinaires» ne se soucient pas des artistes qui organisent un « gala riche entièrement subventionné par l'argent des contribuables ». Sauf qu'il a oublié que ceux-ci ne représentent qu'une maigre partie des artistes du Canada et qu'ils parlent au nom de tous. Comme l'a dit Anne Dorval à Tout le monde en parle dimanche dernier, « Le cirque du soleil, c'était une petite PME qui a été subventionnée au départ. [...] On est pas à Hollywood, on n’a pas le même marché et il faut que les arts soit subventionnés, parce qu'il n'y en aura pas. Et essayons d'imaginer qu'il n'y en ait pas du tout. Décidons, demain matin, qu'on enlève tout. On enlève toutes les productions qui sont faites ici, il n'y a plus de théâtre, il n'y a plus de chanteurs, il n'y a plus de musiciens, il n'y a plus d'auteurs, plus de littérature québécoise, il n'y a plus rien de tout ça. On fait tout venir des États-Unis, de n'importe où dans le monde. Il n'y a plus rien. Que devenons-nous? Qui va parler de nous, qui va se souvenir de nous? » En effet, que serions-nous sans culture, sans art? Est-ce que les gens se foutent vraiment des artistes et de leurs oeuvres comme le prétend Harper? Je ne crois pas.
Comme si ce n'était pas assez, les conservateurs souhaitent aussi imposer une loi qui permettrait à la ministre du Patrimoine d'annuler le financement public de films et d'émissions de télévision sous le prétexte qu'ils sont « contraires à l'ordre public ». Une définition un peu trop large qui laisse une énorme marge de manœuvre au gouvernement.
Voyez dans deux jours Environnement et conservateurs : Reniement de Kyoto. Pour voir les billets précédents sur le sujet, consultez la section Politique et société de ce blogue.
jeudi 25 septembre 2008
Élections 2008 – Non à Harper!

Le
14 octobre prochain, il y aura élection au Canada, comme vous le savez sûrement tous (je l'espère!). C'est la première année où j'aurai le droit de voter, quelque chose que j'attends depuis longtemps! Mais j'ai peur. Vraiment. J'ai peur que les conservateurs soient majoritaires. Minoritaires, ils me semblent déjà très dangereux, alors je ne veux vraiment pas voir ce que deviendrait notre pays en cas de majorité conservatrice.
Pourquoi faut-il dire non aux conservateurs? C'est justement le sujet de ce billet. Il y a plusieurs raisons, mais celle qui les regroupe toutes : le gouvernement Harper fait régresser le Canada de façon tout à fait alarmante. Puisqu'il n'y a rien de mieux que des faits pour expliquer une situation, j'ai décidé de publier une série de 6 billets dénonçant chacun les agissements du Parti Conservateur du Canada qui motivent ma décision de ne surtout pas voter pour eux aux élections d'octobre. Ce billet est donc le premier de la série et parlera des mensonges et des ruses utilisés par le gouvernement Harper pour faire tomber les Québécois dans son filet.
Les mensonges et ruses
Règlement du déséquilibre fiscal
Le déséquilibre fiscal est le fait qu'il existe au Canada une mauvaise répartition des ressources monétaires entre le niveau fédéral et le niveau provincial, ce qui, entre autre, empêche le Québec de réaliser plusieurs projets. Il manque présentement 800 millions de dollars pour l'éducation dans notre province, alors que le fédéral a des surplus de plusieurs milliards chaque année. En d'autres mots, ceux de Bernard Landry, « les besoins sont dans les provinces et les moyens sont à Ottawa ». Le gouvernement Harper se vante d'avoir réglé ce problème. C'est faux. Tous les chefs de partis québécois s'entendent (ce qui, admettons le, est très rare) pour dire que le déséquilibre fiscal n'est pas réglé.
Reconnaissance de la nation québécoise
Faux. Bien que les conservateurs aient déclaré que le Québec est une nation, il ne s'agit que d'une ruse pour obtenir plus de votes québécois. Car dans les faits, il n'y a aucune conséquence concrète à cette déclaration. Pas de reconnaissance accrue de la langue, de la culture et des valeurs québécoises. Il n'y a qu'à voir le bilan des conservateurs pour se rendre compte que ce parti est loin des idées et priorités des Québécois. Pas de place à l'UNESCO pour le Québec comme promis par Stephen Harper non plus. Seulement que du mépris et de l'indifférence. Est-ce que ça, c'est reconnaître la nation québécoise?
Voyez dans deux jours Harper et le mépris de la culture.
samedi 05 juillet 2008
Le Québec, 400 ans

En me réveillant, ce matin, après avoir somnolé jusqu'à mon ordinateur, je me suis rendu compte que je n'avais parlé sur mon blogue ni de la Fête du Québec ni de la fête DE Québec (la ville) qui ont toutes deux eu lieu au cours des dernières semaines. J'ai eu honte, moi qui suis si fier d'être québécois. Alors je me reprends aujourd'hui.
400 ans Si on considère la fondation de la ville de Québec par Champlain en 1608 comme étant aussi celle de la Nouvelle-France, alors la nation francophone en Amérique que nous sommes existe depuis maintenant 400 ans. Imaginez. Ce n'est pas rien. Cela signifie presque 400 ans de batailles pour survivre dans un monde anglophone. Garder notre langue, notre culture, nos idées. Passer à travers l'esclavage et la misère pour arriver à ce que nous sommes aujourd'hui : des Québécois.
C'est pourquoi je suis fier de mon appartenance au Québec. Nous ne sommes pas un peuple faible comme certains voudraient le faire croire, nous nous sommes battus. Encore aujourd'hui, nous nous battons. Le Québec n'est pas encore un pays, mais chose certaine, c'est qui l'est dans le coeur de plusieurs. Alors, un peu en retard, bonne fête du Québec!
Propos absurdes J'aimerais aussi profiter de ce billet pour réagir aux propos qu'ont tenu deux personnes cette semaine.
Le premier, je ne peux vous dire son nom, puisque je ne le connais pas. Tout ce que je sais de lui, c'est que depuis des semaines, je l'entends dire des stupidités à la radio. Je ne peux même pas vous dire à quelle station, puisque je ne suis, au travail, pas le maître de la radio. Mais cette semaine, j'ai entendu la pire des âneries sortir de sa bouche. Il a déclaré que le débat du pays au Québec était mort. Que plus personne ne voulait parler de ce thème.
...
PARDON? (c'est à peu près la réaction que j'ai eue, un instant d'hébétude, puis un cri dans mon bureau où, heureusement, j'étais seul, ce qui est rarement le cas) Celui qui traite tout le monde de «colons» à chacune de ses émissions (en compagnie de d'autres animateurs) a vraiment dit ça? Soit il s'est oublié dans sa longue liste des personnes auxquels le qualificatif "colon" peut être attribué soit il n'a pas vécu au Québec depuis les... 100 dernières années? Même un pur fédéraliste ne pourrait pas nier le fait que l'avenir du Québec en tant que pays est toujours un sujet qui anime des millions de Québécois. Il n'y a qu'à explorer rapidement le web québécois pour s'en rendre compte. Cette déclaration est pour moi un acte de mauvaise foi, au même titre qu'un souverainiste qui nierait que le Québec fait partie du Canada actuellement. C'est bien amusant à croire, mais c'est faux.
Deuxième personne, Stephen Harper. Lui, franchement, il a fait fort. Il a affirmé que Champlain, le fondateur de la ville de Québec, avait aussi été le premier gouverneur du Canada. (La même réaction ici qu'au premier point aurait été de mise). Lorsque je l'ai su, je me suis dit : "Tiens, l'Histoire aurait-elle changée depuis mon dernier cours en la matière?". Mais, l'Histoire étant normalement immuable, le terme à utiliser ici serait donc plutôt "altérée". Altérée à nouveau, à des fins politiques.
Car, M.Harper, il y a une faille à votre plan. La Nouvelle-France n'a été conquise par les Anglais qu'en 1763, 128 ans après le décès de Samuel de Champlain. Le Canada n'existait donc pas à son époque. Champlain est un grand homme pour le Québec, mais n'a rien à voir avec le Canada, sinon qu'il est le fondateur d'une ville conquise par les Anglais, vos ancêtres. C'était vraiment prendre les Québécois pour des poires que de penser que nous allions croire une telle sottise.
Conclusion La lumière ayant été faite, je vous souhaite à nouveau bonne fête du et de Québec! Soyez fiers d'être francophones en Amérique et, surtout, n'oubliez pas notre histoire (la vraie)!
samedi 19 janvier 2008
Des pans de souveraineté
Pour les souverainistes - et ceux qui ne le sont pas également - qui se seraient éloignés du Parti Québécois à cause de la vision "sans référendum immédiat" de Pauline Marois, je crois qu'il serait important que vous visionnez cette entrevue de Madame Marois sur son projet de "gestes de souverainetés" à RDI (cliquer ici).
Elle explique très clairement sa vision, et je crois que la méthode qu'elle propose est viable : contrairement à celle de certains chefs antérieurs du PQ, celle-ci est concrète. Elle propose en fait de faire avancer davantage le Québec vers la souveraineté et vers son indépendance avant de faire un référendum. Elle veut lui donner plus d'autonomie. Ainsi le Québec serait plus prêt et la transition plus efficace et rapide. C'est un bon choix. Je me rappelle avoir entendu aux nouvelles du soir, il y a quelques années, l'avènement d'un territoire à la souveraineté par voie référendaire : le gouvernement avait acquis tellement d'indépendance durant les années précédentes que la transition de territoire à pays fût totalement transparente .(Malheureusement, je ne retrouve pas le nom de cet endroit, ni la nouvelle concernée).
La Presse, dans son édition du 15 janvier, parle également du plan de Pauline Marois:
"
S'il est porté au pouvoir, le Parti québécois fera des «gestes de souveraineté» avant même la tenue d'un référendum, affirme Pauline Marois. […] Elle reproche à Denis Monière de «s'arrêter aux moyens et à la mécanique». M. Larose a, lui, «une vision plus large», a-t-elle plaidé. L'idée est de «faire avancer le Québec vers plus de pouvoirs et plus de moyens» afin de le conduire à la souveraineté, a-t-elle expliqué. "
Des «gestes de souveraineté» avant un référendum, Tommy Chouinard
Les actions qu'elle propose : adoption d’une Constitution québécoise, création d'une citoyenneté québécoise, consolidation du statut de la langue française et rapatriement de plus de pouvoirs fédéraux au Québec.
| Ne pas s'arrêter aux moyens et à la mécanique, mais avoir une vision plus large. |
En quoi consiste le projet de citoyenneté québécoise : En résumé, toute personne résidant au Québec depuis plus de trois mois se verrait attribuer cette citoyenneté. Pour les immigrants, la citoyenneté serait offerte lors qu'ils auraient une connaissance acceptable du français. Cette citoyenneté donnerait le droit, entre autres, de se présenter aux élections. Ses buts principaux : permettre aux québécois de mieux affirmer leur identité et protéger la langue française. Pour en savoir plus,
lire le document officiel du projet de loi 195.
Notes aux détraqueurs de ce projet : Le détail qui vous chicote - le fait que les québécois ne maîtrisant pas bien le français ne pourraient pas se présenter aux élections - fait pourtant du sens. En effet, pourquoi accepter un député ne se débrouillant même pas dans la langue officielle de la province ? Il me semble que ce n'est qu'un préalable juste que de demander à ce qu'il puisse nous comprendre et nous parler. Je comprends mal votre opinion. Aussi, il faut faire attention : ici on parle de se présenter aux élections, et non de voter! Le droit de vote pour tous n'est pas remit en cause.
En quoi consiste le projet de Constitution québécoise : À inscrire dans notre propre constitution les valeurs québécoises, à définir nos symboles, à protéger notre patrimoine et notre territoire et à soutenir la citoyenneté québécoise, la Charte des droits et libertés de la personne et la Charte de la langue française. Son but : définir notre identité en tant que nation et protéger cette identité et les valeurs qui y sont liées. Pour en savoir plus,
lire le document officiel du projet de loi 196.
Il est à noter que ces gestes de souverainetés ne sont pas dédiés uniquement aux indépendantistes : tous les québécois seraient touchés de manière positive. C'est un projet rassembleur.
Je voulais vous inviter à prendre connaissance du projet, à y réfléchir, que vous soyez souverainiste ou non. Je crois que la vision de Madame Marois peut faire avancer le Québec, pas seulement vers une plus grande autonomie, mais aussi vers une plus grande fierté.
jeudi 06 septembre 2007
Le « Nous » de Pauline Marois
Ces dernières semaines, j'ai entendu et lu des propos sur ce fameux "Nous" que Mme Marois a choisi d'adopter dans ses discours. Le Nous québécois. Certains comprennent le réel sens de ce mot, d'autres l'écorchent et l'utilisent pour faire dire au parti québécois des choses qu'il ne pense pas. Toutes ces querelles absurdes m'ont interpellés et j'aimerais amener mon point de vue sur le sujet, en utilisant un article de la Presse de cette semaine, soit Nous et eux de Lysiane Gagnon (6 septembre).
Dans son texte, Mme Gagnon déclare :
"
Pauline Marois devrait peut-être emprunter les manuels de grammaire de ses enfants. Elle y réapprendrait le sens des pronoms. Notamment le sens du pronom «nous», qui désigne (voir le Petit Robert) «un groupe auquel celui qui parle appartient».
D'où il s'ensuit qu'en toute logique, il y a des individus qui ne font pas partie du groupe, et qu'on désignerait par «eux» ou «ils». Pardon pour la lapalissade, mais si tout le monde faisait partie du groupe, il n'y aurait pas de groupe. Il n'y aurait qu'un grand tout indistinct. Autrement dit, il ne peut pas y avoir de «nous» inclusif, cela serait un oxymoron.Mme Marois, sans le dire explicitement, tentait de retourner à la source même du mouvement indépendantiste, qui repose effectivement sur l'existence d'une nation canadienne-française, ou, si l'on préfère, de la nation québécoise de vieille souche française. Mais elle allait vite déraper sous le feu des questions des reporters. La minorité anglophone? Elle fait partie du «nous»! «Tout le monde est 'nous'«, dit-elle, «tous ceux qui vivent au Québec sont 'nous'«.
Et Mme Marois de retourner bien vite à l'orthodoxie actuelle du PQ, en confondant le groupe dont elle parlait plus haut et dont elle évoquait en filigrane les 400 ans d'histoire, et «la majorité francophone», un terme qui englobe aussi bien les immigrés rwandais ou maghrébins, qui sont des francophones. Eux aussi font donc partie du «nous»? Mais alors pourquoi avoir mis l'emphase, serait-ce à mots couverts, sur la vieille nation canadienne-française, si elle ne voulait parler que de l'ensemble des habitants du Québec?"
L'auteure de ce sophisme possède une très bonne logique mais ne sait malheureusement pas l'appliquer. Il existe en effet des gens désignés par "eux", puisqu'on parle de "nous". Mais le Nous définit les québécois face aux canadiens et non pas les québécois de souche face aux "autres québécois". Là est l'erreur que j'ai souvent vue et qui a menée aux incongruités de ces deux dernières semaines à propos d'un Nous dont les "nouveaux-québécois" seraient supposément exclus. La chef du parti québécois croit comme la plupart des souverainistes que les immigrants qui viennent vivent au Québec sont de vrais québécois, d'où le nous inclusif. Peut-être pas inclusif grammaticalement, mais bien inclusif au vrai sens (parce qu'il y a autre chose que la grammaire dans la vie), c'est-à-dire socialement.
Se battre pour le Québec et pour les québécois, peu importe si c'est pour mener à un pays distinct ou pas, c'est se battre pour le Nous de Pauline Marois. Pourquoi alors mettre l'emphase sur "l
a vieille nation canadienne-française" nous dites vous. Je croyais que c'était clair, il semble que non. La réponse est simple : les québécois de souche sont le fondement du Nous des souverainistes. Ils sont le noyau, car c'est par eux que passe l'histoire du Québec et les valeurs québécoises. Ceci dit, cela n'empêche pas les québécois non de souche de profiter de l'idéologie de la souveraineté et de promouvoir les valeurs du Québec. Ils ne peuvent que faire parti du nous. Mais parce que l'histoire du combat pour un pays passe par cette "vielle" nation québécoise, il est important de parler d'elle comme d'une partie importante du Nous québécois.
"
On touche ici au dilemme épineux du mouvement souverainiste, né de l'humiliation des Canadiens-français d'il y a 40 ans. Le nationalisme ethnique, avec la survie de la langue, était le grand élément mobilisateur. L'humiliation n'est plus, et la langue est sauvée. À notre époque et dans le contexte contemporain du Québec, le nationalisme ethnique n'a plus de raison d'être. Cependant, le nationalisme civique, fondé sur le territoire plutôt que sur une histoire nationale, est un concept froid et désarticulé."
Soit, Mme Gagnon, vous avez mal compris la souveraineté, soit vous êtes réellement de mauvaise foi. Je réfère mes lecteurs à un article sur les fondements de notre combat de nos jours qui exprime exactement ce pourquoi "
dans le contexte contemporain du Québec" la souveraineté à sa place :
Pourquoi la souveraineté? (J'aimerais également faire un aparté pour proposer cet article à l'auteur du texte
De quel «nous» parle-t-on? publié dans La Presse du 1er septembre, Jean-François Marcoux. Sa dernière phrase "
Pourquoi être Canadien empêcherait-il d'être aussi Québécois?" me force à réagir. Il trouvera réponse à cette question dans mon billet, en particulier aux points 4, 5, 7 et 8.)
Pauline Marois utilise simplement le Nous pour marquer plus clairement les incontestables différences qui nous séparent des autres canadiens. Il n'y a rien ni personne qui met à part les immigrants québécois, sauf peut-être certains journalistes qui semble en décider ainsi à la place de la chef du PQ en manipulant ses dires.
Le Nous est symbole du combat québécois pour une liberté de gouverner selon nos valeurs québécoises, fort différentes de celles des canadiens du reste du Canada.
Le Nous c'est les québécois qui veulent ou non le pays, car nous habitons tous dans la même société et nous vivons tous les mêmes réalités québécoises. Se battre pour le Québec et pour les québécois, peu importe si c'est pour mener à un pays distinct ou pas, c'est se battre pour le Nous de Pauline Marois.
C'est aussi simple que ça.
mardi 29 mai 2007
Dossier : Option Canada

"
Lors de la période référendaire de 1995, Option Canada et le Conseil pour l'unité canadienne ont dépensé illégalement environ 539 000 $, conclut Me Bernard Grenier dans son rapport. Ces deux organismes ont dépensé avant et pendant la campagne référendaire au Québec environ 11 millions de dollars qui provenaient directement d'Ottawa."
Radio-Canada "
Option Canada et le Conseil pour l’unité canadienne (CUC) ont dépensé environ 11 M$ en faveur de l’option du NON avant et pendant la période référendaire de 1995 au Québec. Ces fonds provenaient d’une seule source, à savoir le ministère fédéral du Patrimoine canadien. Sur ce total, environ 539 000 $ ont été engagés illégalement durant la période référendaire, soit entre le 1er et le 30 octobre 1995. Telles sont notamment les conclusions du rapport présenté aujourd’hui par Me Bernard Grenier, mandaté par le Directeur général des élections du Québec, Me Marcel Blanchet, pour enquêter sur les allégations contenues dans le livre Les secrets d’Option Canada des auteurs Normand Lester et Robin Philpot."
DGEQ
Aujourd'hui, M. Bernard Grenier a déposé son rapport sur la scandale d'Option Canada, qui est, pour vous le rappeler, l'organisme plus ou moins secret qui a été financé
illégalement par le Canada lors du référendum de 1995 au Québec et qui, selon moi et beaucoup d'autres, est en grande partie responsable de la victoire du camp du non, une victoire pourtant très peu honorable vu les conclusions du rapport de M. Grenier. Son rapport conclu qu'environ
un demi million de dollars a été dépensé illégalement dans cette affaire. Il s'agit toutefois du montant pour lequel des preuves ont été trouvées. Il est estimé par les auteurs du livre
"Les secrets d'option Canada", Normand Lester et Robin Philpot, qu'
il s'agirait en fait de plus de 5 millions.
Je vais ici mettre des liens intéressants sur le sujet tout au long de la semaine et des discussions qui auront certainement lieu sur ce rapport.
Pour l'instant je vous invite à visiter ces liens :
Vendredi, le 8 juin
-
[Nouveau] Le Bloc rallume le débat :
Cliquer iciMercredi -
Lester et Philpot réclament une enquête :
Cliquer ici -
Une première tête tombe :
Cliquer iciMardi soir -
Les coins sombres :
Cliquer iciMardi matin -
Des dépenses illégales de plus de 500 000 $ :
Cliquer ici -
Communiqué officiel du Directeur Général des Élections du Québec :
Cliquer ici -
Wikipedia - Option Canada :
Cliquer ici
Pour ceux qui disent que cette histoire est un "pétard mouillé", pour reprendre l'expression de M. Charest, je répondrais exactement ce que Jean Dussault dit (Les coins sombres) :
"Malgré ces limites, le rapport que Jean Charest a qualifié de « pétard mouillé » révèle des dépenses illégales de plus d'un demi-million de dollars par le camp du NON. C'est, bien sûr, une somme bien inférieure aux cinq millions allégués dans le livre « Les secrets d'Option Canada » qui a mené à l'enquête, mais comme l'a souligné l'ancien directeur des élections, Pierre-F. Côté, ça reste une somme impressionnante d'illégalité. En fait, c'est au-delà de 10 % de plus aux budgets légaux de 4,5 millions alloués à chacun des deux camps il y a 12 ans."
vendredi 09 mars 2007
Élections québécoises 2007 : Pourquoi la souveraineté?
Tout le monde connaît mes allégeances politiques : je suis pour la souveraineté du Québec, pour un Québec libre. Je sais ce que cela veut dire pour moi et pour ceux qui pensent comme moi, cependant je ne l’ai jamais vraiment expliqué. Les élections québécoises arrivant à grand pas, j’ai décidé de décrire les pourquoi d’un Québec souverain, d’exprimer pourquoi moi je désir vivre dans mon pays, le Québec. Pas réellement pour vous convaincre, vous mes amis et ma famille, quoique je serais fort heureux que quelqu’un vienne me dire « Maxime tu as changé ma vision du Québec », mais plutôt pour vous amener au moins à réfléchir à la question. Car je connais trop de gens qui sont seulement fédéralistes soit parce que leur entourage l’est et qu’ils n’y ont jamais réfléchi, soit parce que personne ne leur a jamais vraiment expliqué pourquoi la souveraineté était importante pour le Québec. Bien sûr, il y a aussi ceux qui sont convaincus que leur pays doit rester le Canada et qui peuvent argumenter. Je vous parle aussi, je souhaite en débattre avec vous, pour ceux que ça intéresse. Sortez moi vos arguments, on ne sait jamais, peut-être me ferez-vous changer d’idée! (Ne vous faites pas trop d’espoir à ce sujet). Par contre, pour ceux qui ont l’intention de m’expliquer que nous devons rester canadiens sans me donner d’arguments, ou encore en me disant que nous ne devons pas « perdre nos belles rocheuses », merci de vous abstenir.
Donc, je souhaite l’indépendance du Québec parce que :
- Les québécois et les québécoises forment un peuple à part entière, distinct de celui du reste du Canada. Ils le sont par : leur langue, leur histoire, leur vision du monde, et surtout par leurs VALEURS.
- En tant que peuple distinct, nous avons droit d’exercer le plein pouvoir sur nous-même. Nous devons pouvoir faire nos propres choix, selon nos propres valeurs.
- Historiquement, le Québec possède un héritage français qui ne correspond pas à l’héritage anglais du reste du Canada.
- Sur le plan international, le Québec doit pouvoir s’exprimer, car il forme une communauté (un peuple) francophone importante. En ce moment, nous ne pouvons pleinement exprimer l’opinion du Québec sur les affaires mondiales, faire entendre notre voix, car nous devons passer par le Canada. Hors, celui-ci est à peine influencé par notre opinion.
- Le Québec doit pouvoir choisir sa propre voie, sans avoir à suivre celle qu’à choisie le Canada et qui nous ne ressemble pas sur plusieurs points. Je pense ici à, par exemple, le reniement du protocole de Kyoto par notre cher premier ministre, ou encore la guerre en Afghanistan avec laquelle nous ne sommes pas d’accord. (Voir P.S.)
- Notre langue française doit être protégée car elle constitue notre héritage. En créant un pays francophone, sa sûreté et son épanouissement sont assurés.
- Le peuple québécois mérite une économie fondée sur sa propre vision du monde, et donc une économie plus humaine basée sur l’environnement et les gens, plutôt qu’une économie polluante.
- La reine de l’Angleterre n’est pas la nôtre, et notre système de monarchie constitutionnelle est ridicule, inutile et surtout coûteux.
- Le Québec possède l’expérience, la volonté et le savoir nécessaire qui lui permet d’envisager être son propre maître. En effet, il possède ses propres talents (hydroélectricité, aéronautique).
- Nous devons pouvoir avoir en main tous les leviers, les instruments et l’argent qui permettent de gouverner selon nos idées et nos valeurs. En ce moment, le Canada ne nous remet pas tout l’argent des impôts qui nous est due et nous empêche de progresser dans notre propre voie.
Je pourrais continuer ainsi pendant des lignes et des lignes, mais je crois que le tout se résume bien en ces quelques mots. Évidemment, mes amis souverainistes peuvent me signaler si j’ai oublié quelque chose.
Je vous invite donc à réagir, à contre argumenter et à dire votre opinion sur le sujet après lecture de la mienne. Je publierai, s’il y en a et si vous le souhaitez, vos réactions à la suite des miennes. J’espère que débat il y aura.
Pour finir, j’aimerais citer le général de Gaulle lors de sa visite au Québec en 1967 : « Vive le Québec ! Vive le Québec libre! »
/ 
P.S. : Pour ceux qui voudraient contre argumenter le cinquième point de ma liste des pourquois en me disant que le Canada n’est simplement pas représenter par le bon chef et le bon parti en ce moment, je répondrais que :
- Premièrement, le Canada a élu le parti conservateur en pleine connaissance de cause et donc il a choisi selon ses valeurs que nous serions un pays tel que celui que nous sommes en train de devenir et ne peut dire qu’il est mal représenter, ayant lui même élu son représentant. Ceci reflète d’ailleurs bien les valeurs du Canada, et plus particulièrement du RDC (Reste du Canada), puisque les votes conservateurs au Québec représentant à peine 13% du total des votes, cela signifie que la grande majorité du Québec ne souhaitait pas élire le gouvernement Harper. On en revient au fait que le Québec ne peut faire ses propres choix selon ses propres valeurs.
- Deuxièmement, il ne s’agit pas d’un problème de parti, mais bien d’un problème de valeur. En effet, le Canada a toujours pris des décisions du genre, bien avant le gouvernement Harper. Souvenons-nous que l’envoi de militaires par le Canada en Afghanistan a été décidé par notre précédent gouvernement, et que le Canada n’a jamais respecté les exigences du protocole de Kyoto. La seule différence, c’est que Harper a déclaré haut et fort la position du Canada à ce sujet, position qui n’est pas la nôtre.)
P.S.2 : De bons billets à lire :
- http://quebecblogue.com/archives/ 2007/03/26/cest-jour-delection-au-quebec
- http://blogue.pq.org/?p=67
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