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jeudi 30 avril 2009 Lille. Québec. C'est pareil.


Et oui, j'ai appris cette semaine, indirectement grâce à Helenablue, que le blason de Lille arborait fièrement la fleur de... lys! Lille, lilia en latin, ça vous dit quelque chose? Lilia signifie lys.

Voilà pourquoi j'aime tant Lille!
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samedi 03 janvier 2009 Not' accent québécouah
Je viens de lire une entrevue très intéressante avec Jean-Denis Gendron - un phonéticien, auteur de  D’où vient l’accent des québécois ? Et celui des Parisiens ? - à propos de l'accent québécois versus celui des Français. Comme quoi notre accent serait aussi "vrai" que le leur! C'est sur le blogue de Venise, par ici!
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jeudi 11 décembre 2008 Un peu de politique Avec tout ce qui s'est passé dans les dernières semaines en matière de politique, j'ai presque honte de ne pas en avoir fait mention sur ce blogue. C'est que, voyez-vous, avec la fin de session, le temps me manque. Mais aujourd'hui je profite de l'avant-midi libre que j'ai pour me remettre dans le bain.

Commençons par ce qui est le plus près de nous, les élections provinciales et plus spécifiquement leur résultat. Évidemment, vous connaissez mes allégeances politiques, le meilleur scénario pour moi aurait été un gouvernement majoritaire péquiste. Il faut dire que je n'avais pas espoir non plus. C'est plutôt les libéraux qui seront majoritaires. Bon. Le "moins pire" scénario, c'était qu'ils soient minoritaires. Mais en même temps, le PQ retrouve une quinzaine de sièges, pour un total de 51 et Québec Solidaire fait élire un de ses porte-parole, Amir Khadir. C'est donc que l'option souverainiste n'est pas si désuète que certains le disent. Comme l'a si bien affirmé Mme Marois, "c'est la preuve que le Parti Québécois n'est pas le parti d'une génération".

Maintenant, j'ai bien hâte de voir le chemin que choisira M. Charest et ce qu'il adviendra de l'ADQ sans son chef. Le parti "d'un seul homme" peut-il survivre sans son homme? Jean Charest va-t-il ignorer les partis d'opposition comme il avait l'habitude de le faire lorsqu'il était majoritaire à l'assemblée nationale? Ou, au contraire, va-t-il les écouter et travailler sur un plan économique avec Mme Marois? C'est à suivre... mais qu'il s'occupe au moins d'économie, parce qu'il se le fera reprocher. On ne déclenche pas d'élections avec le slogan "L'économie d'abord, OUI" pour ensuite jeter le sujet aux oubliettes.

De la part d'un premier ministre qui dit clairement que les députés du Bloc Québécois ne sont pas de vrais députés et n'ont pas la même valeur que les autres, je ne m'attendais pas à autre chose. Pour finir, j'aimerais dire un mot sur la crise politique qui a lieu présentement à Ottawa. Personnellement, l'idée d'une coalition me séduit. D'abord, parce qu'elle viendrait remplacer Harper au pouvoir, ce qui ne peut qu'être bon pour le Canada. Ensuite, parce que je suis curieux. Qu'une coalition obtienne les rênes du pays serait sans précédent, j'aimerais bien voir ce que cela peut donner. Et à mes yeux, la prorogation demandée par le gouvernement conservateur est un terrible affront à la démocratie. Fuir un vote de confiance n'a jamais été démocratique. Mais je ne suis pas vraiment surpris. De la part d'un premier ministre qui dit clairement que les députés du Bloc Québécois ne sont pas de vrais députés et n'ont pas la même valeur que les autres, je ne m'attendais pas à autre chose. Autant dire que je n'ai aucun respect envers cet homme et son parti.

Alors voilà, j'ai remis mon chapeau de modeste citoyen. Espérons que les politiciens de l'heure ne me donneront pas envie de le retirer!
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dimanche 19 octobre 2008 Je refuse d'être Canadien
Un peu en retard, je veux tout de même exprimer ma déception et ma colère concernant le résultat des élections de la semaine dernière.

Les Canadiens ont parlé. Il semble que pour eux, être canadien veut dire :

•    soutenir les riches pétrolières au détriment des petites et moyennes entreprises
•    se foutre éperdument de l'environnement
•    accepter le contrôle de l'information
•    se foutre éperdument du droit des homosexuels
•    continuer une guerre américaine non-humanitaire jusqu'en 2011
•    se foutre éperdument du droit des femmes
•    ruiner la réputation du Canada sur plusieurs plans (environnement, missions humanitaires, etc.)
•    se foutre éperdument de la culture
•    nier la nécessité d'un plan pour survivre à la crise financière
•    se foutre éperdument des Québécois
•    mentir
•    manipuler
•    détruire
•    régresser


Alors, puisqu'il en est ainsi, je ne suis pas canadien. Je refuse de l'être. Surtout, ne m'associez pas au Canada ni à l'idéologie rétrograde de M. Harper.

La seule chose que me fait espérer quelque peu, c'est que le Québec a parlé. Il refuse lui aussi cette politique de droite en ne faisant élire que 10 députés conservateurs sur 75, ce qui, proportionnalités gardées, est très peu comparé aux autres Canadiens. (voir cette page) Une fois de plus, cela démontre l'existence d'une grande divergence d'opinion entre le Québec et le reste du Canada et la nécessité d'un pays souverain. Mais ça, c'est un autre débat.

Alors pour conclure : Je suis Québécois, surtout pas Canadien.

Merci de faire la distinction.
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lundi 06 octobre 2008 Comment être démagogue en deux parties
«Je pense que l'idée que les Québécois devraient être dans les estrades juste pour être dans les estrades ne fait aucun sens», disait Harper la semaine passée en parlant du Bloc Québécois. Comme quoi ce serait un parti totalement inutile. Une affirmation qui n'a, elle-même, aucun sens.

En démocratie, qu'est-ce qu'un parti? C'est un ensemble d'individus qui représentent une idéologie et un regroupement de valeurs qu'ils doivent promouvoir à la chambre des communes si un ou plus de leurs députés sont élus. Lorsqu'un parti prend forme, c'est qu'il y a une masse assez importante de la population qui est susceptible de posséder les valeurs du parti.

Or, le Québec, de par sa culture et son histoire différente de celle du reste du Canada, possède une idéologie et des valeurs distinctes de la plupart des Canadiens qui ne sont représentées par aucun des autres partis en place. Le Bloc est justement là pour défendre ses idées québécoises. Considérant ce fait, et le fait que des millions de Québécois votent à chaque élection pour le Bloc Québécois, il est clair et hors de tout doute que ce parti a sa place au Canada.

M. Harper, voilà votre démagogie réfutée et votre mépris des voix des Québécois dévoilé.
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dimanche 14 septembre 2008 Les sophismes de Harper
Dans le palmarès des âneries dîtes par notre premier ministre actuel, Stephen Harper, ce que j'ai entendu dans l'un de ses discours la semaine dernière n'est pas très loin de la première position. Pour faire croire aux québécois que son parti travaille pour eux, il a proclamé et je cite :

«Qui a réglé le déséquilibre fiscal? Le bloc ou les conservateurs? Qui a reconnu la nation québécoise? Le bloc ou les conservateurs? »

Outre le fait que le déséquilibre fiscal n'est pas réglé, cette déclaration m'a franchement mise en colère. On appelle ce genre de paroles un sophisme ( «[...] raisonnement qui apparaît comme rigoureux et logique, mais qui en réalité n'est pas valide [...] », Wikipédia), et il n'y a rien qui ne me déplaise plus chez un homme ou une femme politique que l'utilisation de tels outils de manipulation.

Pourquoi un sophisme - et je l'explique seulement pour ceux à qui cela n'a pas sauté au visage - ? Parce que le Bloc n'aurait jamais pu faire ce que Stephen Harper les accuse de ne pas avoir fait, car il n'a jamais été au pouvoir. L'argument est construit dans le but de faire croire que le Bloc est inutile et ne travaille pas pour les québécois, au contraire du parti conservateur. Tout le monde sait pourtant que les priorités du Bloc sont justement la nation québécoise et le règlement du déséquilibre fiscal et que ce serait probablement les premières choses auxquelles il s'attaquerait s'il était élu comme gouvernement - ce qui,malheureusement, est théoriquement impossible. Bien que les affirmations de M. Harper semblent logiques et valides, elles sont pourtant loin de l'être.

Ce qui me désole encore plus, c'est que je sais que ce n'est pas le dernier sophisme que nous allons entendre d'ici la fin des élections.

Et croyez-moi, je vais en parler.
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samedi 05 juillet 2008 Le Québec, 400 ans
En me réveillant, ce matin, après avoir somnolé jusqu'à mon ordinateur, je me suis rendu compte que je n'avais parlé sur mon blogue ni de la Fête du Québec ni de la fête DE Québec (la ville) qui ont  toutes deux eu lieu au cours des dernières semaines. J'ai eu honte, moi qui suis si fier d'être québécois. Alors je me reprends aujourd'hui.

400 ans
Si on considère la fondation de la ville de Québec par Champlain en 1608 comme étant aussi celle de la Nouvelle-France, alors la nation francophone en Amérique que nous sommes existe depuis maintenant 400 ans. Imaginez. Ce n'est pas rien. Cela signifie presque 400 ans de batailles pour survivre dans un monde anglophone. Garder notre langue, notre culture, nos idées. Passer à travers l'esclavage et la misère pour arriver à ce que nous sommes aujourd'hui : des Québécois.

C'est pourquoi je suis fier de mon appartenance au Québec. Nous ne sommes pas un peuple faible comme certains voudraient le faire croire, nous nous sommes battus. Encore aujourd'hui, nous nous battons. Le Québec n'est pas encore un pays, mais chose certaine, c'est qui l'est dans le coeur de plusieurs. Alors, un peu en retard, bonne fête du Québec!

Propos absurdes
J'aimerais aussi profiter de ce billet pour réagir aux propos qu'ont tenu deux personnes cette semaine.

Le premier, je ne peux vous dire son nom, puisque je ne le connais pas. Tout ce que je sais de lui, c'est que depuis des semaines, je l'entends dire des stupidités à la radio. Je ne peux même pas vous dire à quelle station, puisque je ne suis, au travail, pas le maître de la radio. Mais cette semaine, j'ai entendu la pire des âneries sortir de sa bouche. Il a déclaré que le débat du pays au Québec était mort. Que plus personne ne voulait parler de ce thème.

...

PARDON? (c'est à peu près la réaction que j'ai eue, un instant d'hébétude, puis un cri dans mon bureau où, heureusement, j'étais seul, ce qui est rarement le cas) Celui qui traite tout le monde de «colons» à chacune de ses émissions (en compagnie de d'autres animateurs) a vraiment dit ça? Soit il s'est oublié dans sa longue liste des personnes auxquels le qualificatif  "colon" peut être attribué soit il n'a pas vécu au Québec depuis les... 100 dernières années? Même un pur fédéraliste ne pourrait pas nier le fait que l'avenir du Québec en tant que pays est toujours un sujet qui anime des millions de Québécois. Il n'y a qu'à explorer rapidement le web québécois pour s'en rendre compte. Cette déclaration est pour moi un acte de mauvaise foi, au même titre qu'un souverainiste qui nierait que le Québec fait partie du Canada actuellement. C'est bien amusant à croire, mais c'est faux.

Deuxième personne, Stephen Harper. Lui, franchement, il a fait fort. Il a affirmé que Champlain, le fondateur de la ville de Québec, avait aussi été le premier gouverneur du Canada. (La même réaction ici qu'au premier point aurait été de mise). Lorsque je l'ai su, je me suis dit : "Tiens, l'Histoire aurait-elle changée depuis mon dernier cours en la matière?". Mais, l'Histoire étant normalement immuable, le terme à utiliser ici serait donc plutôt "altérée". Altérée à nouveau, à des fins politiques.

Car, M.Harper, il y a une faille à votre plan. La Nouvelle-France n'a été conquise par les Anglais qu'en 1763, 128 ans après le décès de Samuel de Champlain. Le Canada n'existait donc pas à son époque. Champlain est un grand homme pour le Québec, mais n'a rien à voir avec le Canada, sinon qu'il est le fondateur d'une ville conquise par les Anglais, vos ancêtres. C'était vraiment prendre les Québécois pour des poires que de penser que nous allions croire une telle sottise.

Conclusion
La lumière ayant été faite, je vous souhaite à nouveau bonne fête du et de Québec! Soyez fiers d'être francophones en Amérique et, surtout, n'oubliez pas notre histoire (la vraie)!
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samedi 19 janvier 2008 Des pans de souveraineté

Pour les souverainistes - et ceux qui ne le sont pas également - qui se seraient éloignés du Parti Québécois à cause de la vision "sans référendum immédiat" de Pauline Marois, je crois qu'il serait important que vous visionnez cette entrevue de Madame Marois sur son projet de "gestes de souverainetés" à RDI (cliquer ici). 

Elle explique très clairement sa vision, et je crois que la méthode qu'elle propose est viable : contrairement à celle de certains chefs antérieurs du PQ, celle-ci est concrète. Elle propose en fait de faire avancer davantage le Québec vers la souveraineté et vers son indépendance avant de faire un référendum. Elle veut lui donner plus d'autonomie. Ainsi le Québec serait plus prêt et la transition plus efficace et rapide. C'est un bon choix. Je me rappelle avoir entendu aux nouvelles du soir, il y a quelques années, l'avènement d'un territoire à la souveraineté par voie référendaire : le gouvernement avait acquis tellement d'indépendance durant les années précédentes que la transition de territoire à pays fût totalement transparente .(Malheureusement, je ne retrouve pas le nom de cet endroit, ni la nouvelle concernée).

La Presse, dans son édition du 15 janvier, parle également du plan de Pauline Marois:

"S'il est porté au pouvoir, le Parti québécois fera des «gestes de souveraineté» avant même la tenue d'un référendum, affirme Pauline Marois. […] Elle reproche à Denis Monière de «s'arrêter aux moyens et à la mécanique». M. Larose a, lui, «une vision plus large», a-t-elle plaidé. L'idée est de «faire avancer le Québec vers plus de pouvoirs et plus de moyens» afin de le conduire à la souveraineté, a-t-elle expliqué. "
Des «gestes de souveraineté» avant un référendum, Tommy Chouinard

Les actions qu'elle propose : adoption d’une Constitution québécoise, création d'une citoyenneté québécoise, consolidation du statut de la langue française et rapatriement de plus de pouvoirs fédéraux au Québec.

Ne pas s'arrêter aux moyens et à la mécanique, mais avoir une vision plus large.
En quoi consiste le projet de citoyenneté québécoise : En résumé, toute personne résidant au Québec depuis plus de trois mois se verrait attribuer cette citoyenneté. Pour les immigrants, la citoyenneté serait offerte lors qu'ils auraient une connaissance acceptable du français. Cette citoyenneté donnerait le droit, entre autres, de se présenter aux élections. Ses buts principaux : permettre aux québécois de mieux affirmer leur identité et protéger la langue française. Pour en savoir plus, lire le document officiel du projet de loi 195.

Notes aux détraqueurs de ce projet
: Le détail qui vous chicote - le fait que les québécois ne maîtrisant pas bien le français ne pourraient pas se présenter aux élections - fait pourtant du sens. En effet, pourquoi accepter un député ne se débrouillant même pas dans la langue officielle de la province ? Il me semble que ce n'est qu'un préalable juste que de demander à ce qu'il puisse nous comprendre et nous parler. Je comprends mal votre opinion. Aussi, il faut faire attention : ici on parle de se présenter aux élections, et non de voter! Le droit de vote pour tous n'est pas remit en cause.

En quoi consiste le projet de Constitution québécoise : À inscrire dans notre propre constitution les valeurs québécoises, à définir nos symboles, à protéger notre patrimoine et notre territoire et à soutenir la citoyenneté québécoise, la Charte des droits et libertés de la personne et la Charte de la langue française. Son but : définir notre identité en tant que nation et protéger cette identité et les valeurs qui y sont liées. Pour en savoir plus, lire le document officiel du projet de loi 196.

Il est à noter que ces gestes de souverainetés ne sont pas dédiés uniquement aux indépendantistes : tous les québécois seraient touchés de manière positive. C'est un projet rassembleur.

Je voulais vous inviter à prendre connaissance du projet, à y réfléchir, que vous soyez souverainiste ou non. Je crois que la vision de Madame Marois peut faire avancer le Québec, pas seulement vers une plus grande autonomie, mais aussi vers une plus grande fierté.
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jeudi 06 septembre 2007 Grève générale illimitée, dégel des frais de scolarité et gratuité scolaire

Si j'écris ce billet aujourd'hui, c'est que, en tant qu'étudiant du Cégep de Sherbrooke, je souhaite préciser mes opinions face à la grève générale illimitée qui menace de prendre forme au Cégep et face à ses enjeux. Je veux également présenter quelques bribes des débats fort intéressants qui ont eu lieu et qui ont toujours lieu sur le forum du portail Omnivox.

Mais avant toute chose, j'aimerais faire un appel à tous, contres ou pours la grève : Jeudi le 18 octobre 2007 à 10h30, VENEZ VOTER, IL Y A UNE LEVÉE DE COURS.

Ajout du 19 octobre : Heureusement, le vote est négatif : il n'y aura pas de grève.

MON OPINION

La gratuité scolaire : Je crois que c'est une belle idée et je comprends les gens qui disent que l'éducation est un droit, mais je crois que cette idée est irréalisable. De un, l'argent pour le faire n'est pas disponible. De deux, en permettant la gratuité scolaire, certains de ceux qui ne vont présentement pas à l'université par manque d'intérêt n’aurait plus aucune retenue  "étant donné que  c'est gratuit". Résultat: un gonflement énorme des dépenses en éducation, une chose impossible à financer, à moins d’augmenter les taxes, ce qui ne ferait que déplacer le problème. Je pense que le montant présentement demandé est juste car il empêche cette augmentation massive de la population étudiante universitaire désintéressée et fournit un peu de financement aux universités qui sont présentement en déficits.

Le dégel des frais de scolarité : Je suis à la fois pour et contre. Je ne sais pas à quel point les universités ont besoin d'argent et à quel point le gouvernement est dans l'impossibilité de leur venir en aide. Je sais une chose : le dégel proposé par le gouvernement Charest est horriblement trop lourd. Alors je crois, et je vais en surprendre plus d'un, que ce dégel devrait soit être annuler, ou bien diminuer, cela dépendamment du niveau réelle d'incapacité de financement du système d'éducation par le gouvernement.

La grève générale illimitée : Absurde. Une telle grève serait désastreuse pour une majorité d'étudiants qui sont au Cégep pour étudier. Beaucoup trop de temps perdu et de matière jamais enseignée. Trop d'échecs de cours. Les gens l'ayant vécu sont là pour en témoigner. Et du temps probablement reporté pendant les vacances, ce que personne ne veut. Trop peu de résultats, si l'on se fie aux grève précédentes. Je dit donc NON à une grève trop longue et trop coûteuse pour les étudiants. Je dit NON à une grève pour la gratuité scolaire, car je ne crois pas en cette idée.

Une solution, selon moi : Changer le format et le propos de la grève. Un grève de 2 ou 3 jours pour dénoncer le dégel des frais de scolarité, et non demander la gratuité totale et absolue. Dans ce cas, je serais prêt à voter pour au vote de grève de la semaine prochaine. Et d'autres, précédemment contre, se joigneraient certainement à vous.

N.B.: Le fait que je pourrais éventuellement voter pour une grève telle que décrite plus haut ne change en rien mon opinion de L'AÈCS. Je continue de croire que notre association étudiante ne mérite pas notre support par les méthodes qu'elle utilise et par sa non-représentativité (voir cet article).

INFORMATIONS, DISCUSSIONS ET OPINIONS

Voici quelques informations et opinions sur la grève générale illimitée, le dégel des frais de scolarité et la gratuité scolaire. La plupart des opinions proviennent des messages "Sondage pour la grève!" et "Moi, je m'en câlisse de ralonger ma session ! " accessibles sur le forum d'Omnivox. Si je republie ces messages ici, c'est qu'ils m'ont semblés intéressants. Il faut donc comprendre que je ne prétends pas présenter les deux côtés de la médaille, car je suis contre une grève illimitée. Je n'ai pas demandé de permissions aux auteurs de ces textes pour les citer ici, alors si quelqu'un souhaitait faire retirer son texte, il n'aurait qu'à me contacter. Bonne lecture!

Informations importantes à propos du vote de grève (tiré du site du Cégep)
Assemblée générale des étudiantes et des étudiants : jeudi 18 octobre 2007 avec suspension de cours de  10 h à 13 h 30. Lors de cette rencontre, l’assemblée sera amenée à se prononcer sur la tenue d’une grève étudiante générale illimitée.

Quelques faits concernant les conséquences négatives d'une grève général illimitée
J'ai dit :
Une grève générale illimitée dure plusieurs semaines (la dernière : 7 semaines). Cela fait en sorte que nous manquons plusieurs semaines de cours, bien évidemment. Il faut reprendre la matière manquée. Pour ce faire, il n'y a pas 500 choix :

1 - Annuler la session carrément et tout recommencer à zéro. Ce n'est jamais arrivé, heureusement, mais ça reste une possibilité.

2 - Allonger la session pendant les vacances des fêtes, ce que personne ne souhaite.

3 - Ne rien faire et condenser la matière. Sauf que condenser 7 semaines de matières, plus la matière qu'il restait à voir, en quelques autres semaines, c'est difficilement faisaible, surtout pour les gens en techniques. Résultat : nous ne recevrons pas toute la matière essentielle à la suite de nos études.

Alors ceux qui disent que le camp du non ne se base pas sur des faits, je me demande bien comment vous régler le problème des semaines de matière que nous allons manquer.

Quelques faits sur le dégel des frais de scolarité
David Auger a dit :
Sans entrer dans l'historique complet et dans une interminable énumération de chiffres complexes, disons simplement qu'à la fin juin 2007, le gouvernement Charest a donné le feu vert au dégel des frais de scolarité. De 2007 à 2012, les étudiants inscrits à une session de 15 crédits devront débourser 50 $ de plus à chaque session.

Ainsi, en 2011-2012, une personne paiera 500 $ de plus qu'en 2007-2008. À titre d'exemple, un étudiant au baccalauréat en enseignement (4 ans) qui débute cette année verra sa facture totale d'université être majorée de 1000 $.

Ce que le Cégep en dit (tiré du site du Cégep)
Les conséquences d’une grève
Conformément au calendrier scolaire qui a été élaboré dans le respect du Règlement sur le régime des études collégiales (RREC) et adopté par le Conseil d’administration du Cégep,
• les journées perdues devront être reprises à compter du 3 janvier 2008
• le début de la session d’hiver sera reporté en fonction du nombre de jours perdus et du nombre de jours nécessaires à la préparation de la nouvelle session. Cela décalera d’autant la fin de la session d’hiver.

À propos de la campagne du camp du Non
Jean-Philippe Robichon Leclerc a dit :
Ça n'en vient quasiment ridicule...mais malheureusement vos mentries fonctionnent.....pour l'instant.

Ma réponse :
Si ce que nous disons marche, c'est peut-être parce que les gens se rendent compte que nos dires sont basés sur des faits. Les gens ne sont pas fous. Quand vous leur dites que malgré la perte de 7 semaines de cours, tout sera beau et merveilleux, qu'ils ne perdront aucune matière, ils se doutent qu'il y a anguille sous roche. Faut pas prendre les gens pour des caves.

À propos des coûts d'études au Canada
David Auger a dit :

Comparaison entre Université du canada par province ( année 04-05 )
C-B: 4452$
Alb: 4604$
Sask: 4324$
Man: 2940$
Ont: 4334$
----- QUEBEC ---- : 1939$
NB: 4706$
NE: 5868$
IPÉ: 4350$
TN: 2550$
Comparaison entre CÉGEP du canada par province ( 04-05 )
C-B: 2720
Alb: 3089$
Sask: 3156$
Man: 1292$
Ont: 1820$
----- QUEBEC ---- : 0$
NB: 2500$
NE: 2400$
IPÉ: 3250$
TN: 1452$

À propos des coûts d'études en Europe et à l'International
Philippe Blanchette a dit:

[À propos de la section précédente] Exposé de cette façon, avec que des valeurs empiriques, nous pouvons en effet avoir l'impression que nous payons moins cher qu'ailleurs au Canada. Toutefois, il faut ajouter à cela la variable du revenu moyen par habitant, qui est au Québec, un des plus bas après Terre-Neuve. Terre-Neuve est empiriquement la province qui paie le moins cher, mais si on considère le % du revenu que les habitants de cette province paie pour l'éducation, Terre-Neuve est une des provinces qui paie le plus cher. Bref, il faut aussi garder en tête que l'on ne doit pas se comparer à pire que nous, mais bien à ce qui se fait de meilleur, un système d'éducation gratuit et de qualité comme dans les pays scandivanes, tel la Suède et la Finlande.

Ma réponse :

Pas sur que de se comparer avec des pays qui sont dans un contexte complètement différent soit si efficace que ça.On peut bien entendu s'instruire des autres systèmes partout dans le monde. Mais dire que nous payons cher nos études parce que c'est gratuit ailleurs, c'est autre chose, c'est faire fi de plusieurs facteurs. Comparer une province avec une province c'est réaliste, comparer le Québec avec la Finlande, ça peut nous instruire et de nous donner des idées, mais ça ne nous permet pas de dire que nous payons trop cher.

Et pour le système européen, je ne dis pas qu'il est impossible d'en adopter un à cause qu'ils ne sont pas comparables, mais parce qu'ils ne sont pas compatible avec notre société. Pour le faire, il faudrait changer un tas de choses, dont les mentalités, la culture, et surtout la situation financière du Québec, ce qui ne se change pas du jour au lendemain.

Il me semble que c'est pas bien compliqué de comprendre que nous ne pouvons pas instaurer le même système d'éducation qu'un pays qui n'a pas les même moyen que nous, qui a une histoire et une culture différente et qui possède un contexte social et politique complètement différent!

À propos du 550 millions pour la gratuité scolaire

Jean-Philippe Robichon Leclerc a dit:
La gratuité scolaire coûterait 550 millions par an. Certain dise même 300 millions. C'est trop cher ? Moi je répond que c'est un choix de société.

Ludovic Duquette Dépatie a dit:
Ton calcule du 550 millions ne tient pas la route car si je cite Phillipe Blanchette (coordonateur de l'association étudiante du cégep de sherbrooke) la gratuité scolaire couterait 550 millions par année + 440 millions pour régler le problème de sous-financement.  Si on prend en considération que les frais réliés à l'éducation bloque énormément l'accès au étude superieure il faudrait que le calcule tienne compte d'une augmentation massive d'étudiants aux études supérieures, ce qui augmentrait le cout de la gratuité scolaire ce qui au total pourrait faire que la gratuité couterait près d'un milliard de dollards. On est plus au petit 550 millions là. Ça fait réfléchir.

À propos de l'idée de la gratuité scolaire
Vincent Bilodeau a dit:
Vous vous plaignez tellement... mais vous ne realisez pas que ca coute dejà pas cher l'école... moins cher qu'à bien des endroits. Je prefererais dejà qu'on se batte pour que le gouvernement aide les pays ou ce n'est vraiment pas donné d'aller à l'ecole, plutôt que de rendre ça gratuit ici... et puis d'ailleurs, le gouvernement reprendrait cet argent avec des taxes ou whatever... Je pense que la gratuité est une idée stupide, que ceux qui prônent cette idée sont égoistes et gourments. "Ca serait bien si l'école était gratuite".... car c'est un droit et non un privilège? Et la nourriture elle? Le droit à la vie alors qu'il y en a qui meurent de faim? Ouais on devrait rendre aussi la nourriture gratuite... et les maisons? Tout le monde a droit d'avoir un endroit pour se loger! Ce n'est pas un privilège, mais un droit! Toutes les maisons devraient être gratuites! Franchement, si on raisonnait comme ca tout le temps, ce serait absurde. Dejà que la cause est absurde, l'idee que le gouvernement l'appuit le serait encore plus.

À propos de l'individualisme dans les camps du Oui et du Non

Philippe Blanchette a dit:
Pour ceux qui disent que ceux qui vont voter Oui à grève ne veulent simplement pas payer leur éducation, vous êtes premièrement dans l'erreur. Les personnes qui voteront pour la grève dans l'espoir d'aller combattre pour la gratuité scolaire savent très bien qu'elle ne sera pas instaurée de leur vie d'étudiant. Ils et elles votent pour la grève pour que les générations futures puissent profiter d'une éducation gratuite accessible et de qualité.

Et sans vouloir poser de jugement de valeur, le discours de gens contre semble être, "je ne veux pas perdre ma session" une "possibilité" qui les frapperait dès maintenant. Donc, outre les gens qui se positionnent en faveur du dégel, les gens qui voteront contre la grève parce qu'ils et elles craignent pour leur session le font sans doute de façon individualiste. Cependant, il ne faut pas juger les gens sur leur individualisme puisque nous vivons dans un monde individualiste ou il est difficile de ne pas se conformer à la penser dominante.

Ma réponse :
Tu ne fais que répéter ce à quoi j'ai déjà répondu. Ça c'est ta façon de voir. Il est possible d'inverser les rôles comme je l'ai expliqué. Il y a des gens individualistes dans les deux camps et d'autres qui votent oui ou non par conviction. Je vote non parce que je suis contre la gratuité scolaire. Si vous demandiez quelque chose qui me tient à coeur, l'argument de perdre sa session aurait beaucoup moins de poids pour moi, quoique je la considèrerait aussi pour tous mes amis qui eux n'ont pas non plus le temps de la perdre. Et si je suis contre la gratuité scolaire, ce n'est pas parce que je me suis "conformer à la pensée dominante", parce que si c'est ce que j'aurais fais, j'aurais été pour (à moins que je sois fou, la majorité des étudiants veulent la gratuité). Je ne suis pas contre sans y avoir penser, c'est une opinion réfléchie.

Alors si tu veux continuer de dire aux gens que les gens voulant voter NON à la grève sont des individualistes fait le. Mais tu sauras que c'est un mensonge, autant que je si je disais que les gens votant OUI sont seulement des étudiants en sciences humaines et art et lettre qui ont du temps à perdre. Nous vivons dans un monde où il est difficile de ne pas généraliser.

À propos de la baisse d'impôt...

Jaouad Laaroussi a dit:
Moi je crois que tu ne t'informes pas assez pour voir que le dernier budget a amputé le gouvernement de 4 milliards 790 millions avec l'abolition de la taxe sur le capital et une baisse d'impôt principalement pour les riches. En comparaison le dégel rapporte à terme de quoi comme 150 millions au gouvernement et établir la gratuité scolaire couterait 550 millions. Ce n'est donc pas un dilemme de finance publique mais un choix politique que le gouvernement fait!

Ma réponse :
Je suis d'accord avec toi, avoir mis cet argent en baisse d'impôt était stupide et irresponsable de la part du gouvernement. Surtout qu'il s'agit là d'argent qui ne reviendra pas les années suivantes, créant un trou dans les finances publiques pour le futur.

Tu es assez intelligent pour comprendre que si le gouvernement avait mis une partie du montant dont on parle, soit 550 millions, pour la gratuité scolaire l'année passé, ce même trou se serait créé, car il n'aurait pas plus eu d'argent pour financer la gratuité les années suivantes.

On en revient donc à la même conclusion : l'argent ne pousse pas dans les arbres.

À propos des actes du gouvernement

Jean-Philippe Robichon Leclerc a dit:
C'est en rapport à un gouvernement néo-libéral qui augmente les frais de scolarité des étudiants, et qui en même temps, dans le même échéancier, va baisser progressivement la taxe sur le capital jusqu'à 0 % !

Ma réponse :
Pourquoi tu penses que c'est ce que le gouvernement fait? Les gens chialent aussi pour les taxes, les impôts, les frais de toutes sortes... Je ne dis pas qu'ils ont fait le bon choix en décidant de baisser les taxes (c'est même assez ridicule), mais faut bien comprendre que les étudiants ne sont pas les seules à chialer (en passant, quand j'utilise le terme chialer, ce n'est pas péjoratif, je pourrais aussi bien dire être mécontent de). 

Oui l'argent est mal gérer, je crois qu'on s'entends pas mal tous la dessus. Mais dans le cas où ce ne serait plus le cas (et j'imagine que c'est vous qui seriez capable de faire mieux), pourquoi donner toute cette argent aux étudiants pour la gratuité scolaire? D'autres membres de la société la méritent autant, et même plus.

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vendredi 13 juillet 2007 Ceux qui n'ont pas compris la notion de liberté

StatueDeLaLiberte-Paris-834.JPGCe matin, j'ai lu La Nouvelle et l'article de François Fouquet intitulé « Résumé de lectures... » m'a particulièrement interpellé. Le journaliste discourt, entre autre, des mécontentements causés par l'annonce de futures nouvelles lois de sécurité routière par la ministre des Transports, Julie Boulet, la semaine dernière. Ses mots m'ont amené à réfléchir à la pertinence des propos de ceux qui se plaignent alors qu'ils n'ont aucune raison valable de le faire.

Je m'explique. Prenons  justement l'exemple de M. Fouquet à propos de la sécurité routière. De quel droit les gens ne respectant pas les règles de sécurité sur la route se plaignent-ils? Évidemment, ils peuvent donner leur avis, nous sommes dans une société où les opinions peuvent être exprimées librement. Mais franchement, méritent-ils seulement qu'on les prenne au sérieux?

François Fouquet image très bien ce que je veux dire. Il écrit, avec sarcasme : « Non, mais... Enfreindre ainsi la liberté de conduire vite ou de parler au cellulaire de la main droite pendant qu'on prend une gorgée de café de la main gauche en écoutant de la musique assez forte pour nous empêcher d'entendre des sirènes des véhicules d'urgence, c'est pas sérieux, quand même! Et puis, bloquer les camions à 105 km/h, ça équivaut à les empêcher de gagner leur vie. Et subitement, tout le monde aura un beau-frère qui conduit bien, et n'a pourtant jamais suivi de cours... ».

Il faut savoir que les nouvelles normes de sécurité routière se résument à ceci :

- Sanctions plus sévères pour les excès de vitesse et l'alcool au volant
- Radars photographiques et caméras aux feux rouges
- Interdiction du cellulaire au volant
- Cours de conduite obligatoires
- Installation de limiteurs de vitesse à 105 km/h sur les camions

Pour plus d'information à ce sujet,  vous pouvez lire Sécurité routière : Québec amorce un virage.

Donc, ceux qui chialent contre ces modifications au code de la route le font pour quelle raison? Ils clament l'argument de l'atteinte à leur liberté. Leur liberté de quoi ? Celle de conduire trop vite, saoul et distrait. Alors c'est qu'ils n'ont pas compris la notion de liberté.

La liberté ce n'est pas de faire ce que l'on veut, quand on le veut. Ce n'est pas non plus l'absence de contraintes. Non, en fait la liberté se résume à cela : c'est le pouvoir d'agir selon notre volonté tout en respectant les autres.

Or, à moins que je sois devenu complètement débile et illogique, il me semble que de conduire de façon dangereuse sur la route en manquant de blesser ou de tuer quelqu'un à chaque fois n'est pas très respectueux de la liberté des autres de vivre et de conduire en paix. Je ne suis pas le premier à le dire, notre propre liberté s'arrête où celle des autres commence.

J'ai également entendu des gens se lamenter sur des dizaines d'autres sujets du genre. Toujours au nom de la « liberté ». Je pense à la loi anti-tabac, qui a faite des milliers de fumeurs mécontents. « Et notre droit de fumer ? C'est une atteinte à notre liberté». Votre droit de quoi !? Je m'excuse, mais il ne s'agit pas d'un droit, mais d'un privilège qui vous as été donné au siècle dernier, alors qu'il y avait un manque de connaissance sur le sujet et sur les conséquences de la cigarette. Maintenant que l'on sait, on devrait vous laisser la « liberté » d'intoxiquer volontairement votre personne et votre entourage ? C'est encore l'ignorance du fondement même de la liberté et l'égoïsme qui vous fait parler. Et la liberté des non-fumeurs de ne pas mourir d'un cancer des poumons à 35 ans à cause de votre choix de vous tuer à petit feu, vous y avez pensé?

Tout ça pour dire que, selon moi,  les gens qui chialent sans raison valable ou sans connaître ce que signifie le mot « liberté » devraient parfois réfléchir davantage à leurs propos. Ils peuvent continuer à se plaindre, c'est leur droit. Ils ont même le droit de se sentir brimé. Mais ils devraient laisser de côté l'égoïsme et l'orgueil pour se dire que la liberté, ce n'est pas juste pour soi, c'est aussi pour les autres.


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mardi 29 mai 2007 Dossier : Option Canada QcVsCan.PNG "Lors de la période référendaire de 1995, Option Canada et le Conseil pour l'unité canadienne ont dépensé illégalement environ 539 000 $, conclut Me Bernard Grenier dans son rapport. Ces deux organismes ont dépensé avant et pendant la campagne référendaire au Québec environ 11 millions de dollars qui provenaient directement d'Ottawa." Radio-Canada

"Option Canada et le Conseil pour l’unité canadienne (CUC) ont dépensé environ 11 M$ en faveur de l’option du NON avant et pendant la période référendaire de 1995 au Québec. Ces fonds provenaient d’une seule source, à savoir le ministère fédéral du Patrimoine canadien. Sur ce total, environ 539 000 $ ont été engagés illégalement durant la période référendaire, soit entre le 1er et le 30 octobre 1995. Telles sont notamment les conclusions du rapport présenté aujourd’hui par Me Bernard Grenier, mandaté par le Directeur général des élections du Québec, Me Marcel Blanchet, pour enquêter sur les allégations contenues dans le livre Les secrets d’Option Canada des auteurs Normand Lester et Robin Philpot." DGEQ

Aujourd'hui, M. Bernard Grenier a déposé son rapport sur la scandale d'Option Canada, qui est, pour vous le rappeler, l'organisme plus ou moins secret qui a été financé illégalement par le Canada lors du référendum de 1995 au Québec et qui, selon moi et beaucoup d'autres, est en grande partie responsable de la victoire du camp du non, une victoire pourtant très peu honorable vu les conclusions du rapport de M. Grenier. Son rapport conclu qu'environ un demi million de dollars a été dépensé illégalement dans cette affaire. Il s'agit toutefois du montant pour lequel des preuves ont été trouvées. Il est estimé par les auteurs du livre "Les secrets d'option Canada", Normand Lester et Robin Philpot, qu'il s'agirait en fait de plus de 5 millions.

Je vais ici mettre des liens intéressants sur le sujet tout au long de la semaine et des discussions qui auront certainement lieu sur ce rapport.

Pour l'instant je vous invite à visiter ces liens :

Vendredi, le 8 juin
- [Nouveau] Le Bloc rallume le débat : Cliquer ici

Mercredi
- Lester et Philpot réclament une enquête : Cliquer ici
- Une première tête tombe : Cliquer ici

Mardi soir
- Les coins sombres : Cliquer ici

Mardi matin
- Des dépenses illégales de plus de 500 000 $ : Cliquer ici
- Communiqué officiel du Directeur Général des Élections du Québec : Cliquer ici
- Wikipedia - Option Canada : Cliquer ici

Pour ceux qui disent que cette histoire est un "pétard mouillé", pour reprendre l'expression de M. Charest, je répondrais exactement ce que Jean Dussault dit (Les coins sombres) : "Malgré ces limites, le rapport que Jean Charest a qualifié de « pétard mouillé » révèle des dépenses illégales de plus d'un demi-million de dollars par le camp du NON. C'est, bien sûr, une somme bien inférieure aux cinq millions allégués dans le livre « Les secrets d'Option Canada » qui a mené à l'enquête, mais comme l'a souligné l'ancien directeur des élections, Pierre-F. Côté, ça reste une somme impressionnante d'illégalité. En fait, c'est au-delà de 10 % de plus aux budgets légaux de 4,5 millions alloués à chacun des deux camps il y a 12 ans."
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samedi 26 mai 2007 Le gouvernement tombera : à qui la faute? Cette semaine, le gouvernement a déposé son budget 2007-2008, le budget Jérôme-Forget. Comme vous le savez tous, le budget doit être voté par les partis, et s'il ne passe pas, le gouvernement tombe, et nous revoilà en élection. Or les deux partis de l'opposition ont déjà annoncés qu'ils voteraient contre.

Personnellement, je serais très heureux que le Québec retombe en élection, mais il faut dire que j'ai une raison égoïste : je n'ai pas pu voter aux dernières élections, mais à celles-ci, je pourrais! Il faut toutefois dire que la majorité des Québécois ne veulent pas d'élections.

Depuis que le PQ a annoncé qu'il allait voter contre, les médias s'obstine à savoir qui est le responsable de la situation. Certains disent que c'est le PQ, car c'est eux qui ont voter contre en dernier. Alors moi je trouve ca complètement absurde. En assemblée, lorsqu'il manque seulement qu'un député pour qu'un projet de loi soit refusé et que celui-ci vote contre, est-il responsable à lui seul du refus de cette loi? C'est totalement ridicule, le PQ, comme l'ADQ, devaient voter pour ou contre, ils ont tous deux donner de bonnes raisons de voter contre, et c'est donc ce qu'ils feront, on appelle ça la démocratie. Mais ils ne sont pas à eux seul, surtout pas un parti plus que l'autre, responsable de ce qui arrivera probablement. Si quelqu'un doit porter la responsabilité, c'est bien le gouvernement Charest, qui a déposé un budget de gouvernement majoritaire, donc un budget sans compromis pour les partis de l'opposition, alors qu'il est minoritaire. On retrouve bien l'égo du parti libéral ici.

Bref, il me semble très clair qu'il n'y a pas un responsable mais bien trois, avec un accent particulier sur le gouvernement actuel qui n'a prit en compte le fait qu'il est minoritaire. Les deux partis ont réagit en conséquence du budget qui leur a été présenté, tout simplement.
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