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vendredi 15 mai 2009 Passer des pâtisseries à la poutine
Vendredi, dans la même journée, j'ai mangé du pain français et je me suis régalé d'une poutine (miam!!!!)­. C'est que je quittais l'Europe pour retourner au Québec. Et je dois dire que ça me fait encore, cette semaine, un peu étrange d'entendre parler québécois partout autour de moi, je distingue des expressions purement québécoises que je n'aurais jamais discernées avant dans les conversations autour de moi. Ça, les montagnes et les grosses voitures...

Suis-je content d'être de retour (question gagnant le prix de popularité haut la main depuis vendredi)? Dur à dire. Je me rends compte que j'aime bien ce petit coin de pays finalement, même si ça n'a rien à voir avec Lille. Rien à voir. Je suis content, aussi, de revoir ma famille et mes amis, ça c'est clair. Mais plusieurs choses me manquent, à commencer par les pâtisseries (vous êtes surpris je suis sûr), puis le métro, la Grand' Place, l'accent (oui, même l'accent!), les gens là-bas... Il me faudra un temps pour redevenir québécois à part entière, et je me demande si je l'aurai ce temps, comme je repars en Angleterre le 3 juillet...

M'enfin, pour l'instant, ça va, le décalage horaire ne m'a pas trop affecté, sauf pour une légère fatigue en après-midi (normal c'est la nuit), et un réveil vers 6h00 du matin (normal il est déjà midi). C'est une trace de là-bas qui persiste et que je ne rechigne pas à avoir...

Pour finir, voici quelques photos de nos derniers jours à Paris où nous avons visité le château de Vincennes et pénétré dans les catacombes de Paris :








En photos

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(1) Paris, Paris, Paris!
(2) L'entrée du château de Vincennes.
(3) Le donjon du château de Vincennes.
(4) Vue du donjon du château de Vincennes.
(5) La cour du château de Vincennes.
(6) Dans les catacombes de Paris... de vrais os empilés. On discerne même un motif et un certain sens artistique dans la disposition de ces os...
(7) Mouhaha, avez-vous peur?
(8) La mort nous attend dans les catacombes de Paris!
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dimanche 11 janvier 2009 De Paris à Lille
Depuis que j'ai ma chambre, je n'ai pas eu le temps d'écrire encore - en plus, nous n'avons toujours pas Internet, il va falloir attendre à lundi. C'est que, entre notre départ de Paris et aujourd'hui, beaucoup de choses se sont passées. D'abord, je dois absolument vous citer la première expression française que j'ai entendue. « Tu me ponces et je roule. » Je précise qu'elle provenait d'un adolescent. J'avais beaucoup de mal à ne pas lui rire à la figure. Sans vouloir être méchant, c'est seulement que c'était tellement drôle! En fait, j'ai l'impression que c'est le tendant français de « prends moi pas pour une valise ». Avouons que c'est bien trouvé tout de même! Maintenant, revenons à mes péripéties du samedi – ou plutôt arrivons s'y, puisque je n'ai toujours pas commencé. Avant de quitter la ville lumière, nous avons fait un tour de la ville en car avec arrêt à la tour Eiffel (évidemment). Puis nous avons fait nos adieux à notre guide qui nous a déposé à la Gare du Nord, car nous prenions un TGV vers Lille, dans lequel nous avons pu admirer les champs glacés, presque comme si nous étions au Québec.

À Lille, nous avons été accueillis comme des rois et des reines par Valérie, une des responsables françaises de nos stages avec qui, en plus, je travaillerai à l'IUT. Et quand je dis royalement, c'est royalement! Elle a donné plusieurs heures de son samedi pour, d'abord, nous amener à notre résidence pour que l'on s'y installe, puis en nous amenant dans un centre commercial et en nous aidant à trouver le nécessaire à la vie en chambre : vaisselle, draps, nourriture de base, etc. Nous étions plus particulièrement au magasin Auchan - ressemble à un Wal-Mart où des crieurs seraient positionnés à des endroits stratégiques pour proclamer les promotions et les rabais – en plein solde des fêtes. Vraiment, j'étais surpris par la bonté de Valérie et par sa bonne humeur. Je l'ai trouvé fort sympathique et je sens que je n'aurai aucun mal à travailler avec elle.

Nous avons passé notre premier soir à la Grand' Place de Lille, à la sortie de la Gare Lille Flandres. Après un rapide tour des rues illuminées et franchement splendides qui nous a fait dire, à moi et Tatiana, « j'en reviens pas d'être ici », nous sommes allés souper… euh dîner (faut encore que je m‘adapte à leurs termes!). Il faut dire que nous étions pressés, car il faisait un peu frisquet et il était déjà 20h00. Nous dinions à l'heure des Français quoi! Je pris une carbonnade flamande, car Valérie m'en avait parlé comme d'un plat typique de la région – il faut dire que nous sommes très près de la Belgique. Il s'agit d'un plat de bœuf dans une sauce contenant entre autre des oignons souvent accompagné de frites. C'était très bon, mais un peu cher!

De retour à la résidence, je me suis couché. Alors que le décalage horaire ne m'avait pas du tout affecté la première nuit, il a fait son effet cette nuit là. Bon, il faut dire que l'un de mes voisins a écouté son bruit jusqu'à minuit. Celui là, s'il fait ça fréquemment, il va entendre parler de moi!

Dimanche matin, premier essai des douches. Pas d'eau chaude! Est-ce que c'est la douche, l'heure, je ne sais pas! Mais c'est la pire torture jamais imaginée : pour avoir dix secondes d'eau glacée, il faut soi-même peser sur un bouton. C'est dire qu'il faut soi-même décider consciemment plusieurs fois de suite de se faire descendre dessus une quantité astronomique d'eau dangereusement froide. Faut vraiment vouloir prendre sa douche!

Suite à cette expérience frigorifiante, nous sommes allés, moi, Sabrina et Tatiana, visiter à nouveau les rues de Lille. Cette fois nous avons toutefois ajouté à l'aventure celle d'une visite en hauteur : la grande roue! Et oui, pour le temps des fêtes, une grande roue avait été installée pour les visiteurs. Elle nous a permis de voir Lille de haut, un moment franchement magique. Une fois redescendus des cieux, nous sommes retournés à Villeneuve d'Ascq, sans oublier de faire un arrêt au centre commercial pour s'approvisionner en nourriture pour la semaine et la soirée. Nous avons dîné (souper) tous les trois ensemble – poulet cuit et tomates assaisonnées de ciboulette, gracieuseté de Tatiana.

Maintenant, je reviens d'une autre douche (je n'aurai pas le temps demain, je dois rencontrer Valérie à 9h30), tiède celle-là! Vous ne pouvez vous imaginer à quel point j'étais content de savoir que je n'allais pas avoir à souffrir le martyr à chaque fois que je veux me laver. Je vais pouvoir dormir en paix… et c'est ce que je vais faire à l'instant.

Bonne nuit!


En photos

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(1) Sabrina, Tatiana et moi devant la tour Eiffel.
(2) La Grand' Place de Lille.
(3) Rue de Lille.
(4) La grande roue!
(5) Lille vue de haut. Mais il fait froid!
(6) Le troupe au centre commercial.
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vendredi 09 janvier 2009 Atterrissage sur Paris
Il est 20h00. Ici. Quatorze pour ma tête encore québécoise. Les tramways passent devant la fenêtre de ma chambre d'hôtel à Paris. Je n'ai aucune envie de dormir, contrairement aux autres.

Le départ s'est bien déroulé. Comme toujours, un lot de stress pour pas grand-chose. Je suis arrivé dès 14h00 à l'aéroport, trop tôt pour mon vol de 19h35, mais au moins, pas en retard. Nous sommes tout de même arrivés juste à la porte d'embarquement, à cause des délais lors du passage à la vérification des bagages. Il y avait une file énorme. Le vol s'est déroulé sans anicroche et à 8h30 heure locale nous étions en sol européen. Il faisait -7°C, et les parisiens avaient froids. Je trouvais plutôt que le temps était doux et bon. Mais la mince couche de neige sur Paris me surpris tout de même.

Alors que nous pensions être les trois seuls accueillis par l'OFQJ, nous nous sommes en fait retrouvés avec une vingtaine d'autres étudiants ou stagiaires québécois dans un autobus voyageur. Ou plutôt un car, si je commence dès maintenant à m'habituer au langage du pays.  Arrivé à l'hôtel, nous avons fait connaissance, et les chambres ont été attribuées. Il fallait former des équipes de deux, mais puisque nous étions un nombre impair et qu'il semblait logique que Sabrina et Tatiana soient ensemble, je me suis retrouvé seul. Une bonne chose et une mauvaise à la fois, parce que pour se faire des amis là-bas, il faut commencer quelque part. Nous avons d'ailleurs rencontré deux autres personnes qui s'en vont à Lille pour étudier.

Puis nous avons marché dans Paris, accompagné de Guillaume, notre guide. Des rues typiquement parisiennes, mais aussi l'arène de Lutèce – là où Paris serait née – , le panthéon, Notre-Dame-De-Paris,  la maison de Victor Hugo… Revoir certains monuments et certains endroits m'a fait chaud au cœur et m'a rappelé de bons souvenirs. Je me suis souvenu à quel point j'aime Paris, et du coup j'ai eu très hâte de découvrir Lille. Nous avons terminé le tout dans une crêperie, où j'ai mangé une délicieuse crêpe au chocolat.

Ce matin, l'excitation n'y était pas. Ce soir, je peux dire qu'elle est revenue, même si je crois qu'une bonne nuit de sommeil s'impose pour la revigorer à fond. En espérant que le décalage horaire ne se fasse pas trop sentir. Demain, nous visiterons à nouveau Paris, puis, à 13h00, moi, Tatiana et Sabrina prendrons le train pour Lille. Valérie Nollet, que j'ai réussi à contacter, viendra aimablement nous accueillir à la gare de Lille. Je suis impatient de la rencontrer et de voir ma chambre.

En photos

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(1) Notre guide qui nous raconte l'histoire de l'arène de Lutèce et qui se prépare mentalement à englacer Sabrina avec une boule de neige.
(2) Toute la grandeur de Notre-Dame-De-Paris.
(3) Sabrina, Tatiana et moi devant Notre-Dame-De-Paris.
(4) Place des Vosges.
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mardi 14 août 2007 Jours 18 et 19 - Derniers jours à Paris
Les deux derniers jours furent époustouflants et m'enlevèrent complètement le goût de retrouver au Canada. Ce soir, je serais prêt à rester encore une semaine! 

La première journée, après le réveil et un petit-déjeuner de pains, beurre et chocolat chaud, nous sommes allés visiter Paris. Je vous propose de découvrir cette journée en photos:

   
  

Dans l'ordre de présentation :

(1)Le musée du Louvre, avec ses pyramides de verres impressionnantes.

(2)L'imposant panthéon où reposent des personnes importantes à la France. « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante. »

(3)Notre-Dame-De-Paris, où nous sommes entrés pour admirer la formidable architecture et les tableaux de cette cathédrale.

(4)La place de la Concorde avec son obélisque égyptien, l'obélisque de Louxor.

(5)La place de la Bastille et son monument commémoratif de la révolution.

Le Quartier latin où nombre de librairies et d'éditeurs on prit place, dont une librairie Canadienne.

L'énorme et majestueux hôtel de ville, témoin d'un autre temps.

Nous avons également vu la Conciergerie, le jardin des tuileries et le Palais Royal. Tous ces endroits sont des lieux que nous avons observés sans y entrer, puisque cela nous aurait coûté une fortune. Méli avait raison.

(6)Le soir, nous sommes allés voir la tour Eiffel. Je ne croyais pas trouver cela extraordinaire : pour moi, la tour a toujours été un amas de fer. Mais je dois avouer que, à 10h00 du soir, lorsqu'elle a commencé à scintillé, j'ai ouvert grand les yeux et profité du beau moment que ce monument de lumière nous proposait. Ce fut d'ailleurs notre plus belle soirée à Paris.

Puis le lendemain, même petit-déjeuner. Cette fois, nous allons à Versailles. Je meurs d'impatience car c'est un endroit que je rêve de visiter depuis des années. Le château et son domaine sont magnifiques et énormes, mais ce n'est pas selon moi le plus beau château de France – Élise serait d'accord avec moi. Par contre, d'un point de vue historique, j'ai été totalement satisfaits et mes attentes ont été plus que comblés : en plus de visiter les différentes salles du château où Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, le dauphin ou encore Marie-Antoinette ont posé les pieds – c'est-à-dire leurs appartements, la galerie des glaces, leurs bureaux, la salle des ministres, etc., des salles beaucoup plus étonnantes que l'extérieur du château -  un audio-guide nous soufflait à l'oreille l'histoire de ces pièces et de leurs occupants. J'ai été particulièrement intéressé par la période du règne de Louis XVI et de la révolution, car je connaissais déjà certains détails, ayant lu plusieurs livres sur Marie-Antoinette et ayant écouté plusieurs documentaires sur cette période.

Le soir, nous avons fait une tentative ratée de sortie dans une rue où les boutiques sont abondantes, sous la pluie. Toutes les boutiques était fermés, seul restait les restaurants.

Et maintenant, de retour à l'auberge, je m'apprête à dormir ma dernière nuit en Europe. Je regarde la tour Eiffel scintiller une dernière fois et je m'endors.

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dimanche 12 août 2007 Jour 17 - Paris, premier jour
Paris. À nouveau. De la fenêtre de notre auberge de jeunesse, la même qu'au début à Clichy, nous pouvons apercevoir un bout de la tour Eiffel. Aujourd'hui, après être arrivé à Paris vers 6h00 du matin, avoir mangé un croissant de chez Paul et s'être rendu à l'auberge, nous avons visité quelques secteurs du centre-ville : les champs Élysées, la place Charles-de-Gaulle avec son arc de triomphe et son rond-point étoilé puis le secteur Montmartre avec son cimetière impressionnant et sa basilique Sacré-Cœur. C'était bien, mais je crois que nous étions trop fatigué pour réellement apprécié et comprendre que nous étions en France.

 Méli vient de me dire quelque chose à propos de la ville lumière : pour réellement sentir la ville et les différences européennes, il faut de l'argent. Pour véritablement visiter ce qui vaut la peine à Paris, il faut encore de l'argent. Si on voulait vraiment se mettre dans l'ambiance Parisienne, il faudrait admirer les œuvres du Louvre, monter la tour Eiffel, dîner dans les restaurants et les cafés, etc. Je suis d'accord. C'est comme ça à Paris. C'est tout le contraire de l'Espagne et des plus petites villes de France : un pèlerinage comme le notre, nécessitant le strict minimum, était la seul manière de vivre le pays.

Et donc voilà, je n'écris déjà plus car je suis fatigué, je n'ai pas réussi à dormir beaucoup dans le train. J'en dirai plus sur Paris dans les jours à venir.










En photos

Dans l'ordre de présentation :
(1) L'arc de triomphe.
(2) Vue depuis le haut de l'arc de triomphe.
(3) Le moulin rouge dans le quartier Montmartre.
(4) La basilique du Sacré-Coeur.

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dimanche 29 juillet 2007 Jour 3 - De Paris à Saint-Jean-Pied-De-Port
Nous sommes maintenant dans le train, un TGV, qui nous mènera à Bayonne, là où nous prendrons un autre train pour se rendre à Saint-Jean-Pied-De-Port. Nous découvrons la France : champs jaune-blé à perte de vu, boisés de feuillus, maisons et églises d'un patrimoine qui fait, pour les Français, parti de la vie de tous les jours. Un patrimoine beaucoup plus vieux et significatif que le nôtre.

Ma frousse d'hier disparait à mesure que nous nous éloignons de Paris. Il faut dire qu'elle se mêlait à une toute autre émotion : je n'ennuyais de mon monde. Maladie du voyageur quasi-solitaire qui part pour une première fois. Heureusement que Méli est là. Quoiqu'elle dort beaucoup. Nous n'avons pas vraiment dormi la nuit passée, alors c'est normal. Je crois qu'elle a encore plus de misère avec le décalage horaire que moi.

Angoulême. Bordeaux. Dax. Bayonne.

Saint-Jean-Pied-De-Port. Enfin la ville promise! Et quelle ville! Exactement comme j'imaginais un village français : toiture de dallage rouge, murs beiges, volets, enceintes et murs de pierre, portes en bois massif. Comme un vieux Québec français, mais porté au niveau de la ville toute entière.

À la descente du train, il nous a été facile de trouver l'accueil des pèlerins, qui nous a guidé vers une auberge, ou plutôt un refuge de pèlerin : Le chemin de l'Étoile. Sympathique endroit, je dirais même magique. Des planchers de bois qui craquent, des escaliers ouverts sur le rez-de-chaussée qui monte en tournant autour des étages. On y a retrouvé d'ailleurs, dans le même dortoir que nous, un groupe de polonais que nous avions aidé pour trouver l'accueil. L'une de ses membres, parlant un peu le français, nous a présentés aux autres pèlerins de son groupe. Malheureusement, il est difficile d'imaginer une relation plus forte avec ces polonais, car la barrière des langues est dure à détruire.

Une fois installé à l'Étoile, nous sommes allés marcher dans les rues anciennes de la ville. Nous avons mangé dans un petit restaurant, moi une salade-repas délicieuse, Méli un sandwich pain baguette. Puis j'ai acheté mon bâton de pèlerin ainsi qu'un roman, Les Coloriés, car j'ai l'impression que nous aurons du temps à tuer une fois chaque étape de marche complétée. L'expérience du premier lavage et séchage manuel a été rigolote, n'étant pas habitué à une telle pratique. Mais pas le choix, car nous n'avons apporté que 2 chandails chacun, dont un que nous portons présentement.

Maintenant, il est 9h30 du soir et nous nous apprêtons à nous coucher, car demain sera probablement la plus exigeante de toutes les étapes du chemin : nous devons traverser les Pyrénées. 27 km en 8 heures. En montant 1300 mètres. Donc au lit!

P.S. : Je me souviendrai toujours de Saint-Jean-Pied-De-Port comme d'une des plus belles villes de France, peu importe si c'est exact ou non ou si j'en vois effectivement de plus belles.

Avec du recul

Les polonais dont je parle se sont arrêtés dans les mêmes auberges que nous pendant le tier du chemin. Nous avons donc noué un lien plus fort avec eux. Ils ont d'ailleurs été très généreux en tentant d'aider Méli lorsqu'elle a eu des problèmes avec ses genoux, plus tard dans le chemin.

Le Chemin de l'Étoile, l'auberge dont j'ai parlé, est un endroit très chaleureux. Les dortoirs sont petits, les hôtes accueillants et toujours prêt à aider. Il y avait cuisine, petit-déjeuner, douches, endroits pour laver le linge et sèche-linges. Je recommande ce refuge à tous les pèlerins.

En photo

Dans l'ordre de présentation :
(1) À bord du TGV, je prends une photo de ce que je découvre par la fenêtre.
(2) Une rue à St-Jean-Pied-De-Port.
(3) Sur un pont de pierre à St-Jean-Pied-De-Port.

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samedi 28 juillet 2007 Jours 1 et 2 - Fatigue et stress
Une architecture nouvelle, un son nouveau, une odeur nouvelle. Des gens qui ramènent du marché une baguette de pain, comme dans les films. Des dalles. Un ciel gris. C'est ce que je vois lorsque je regarde par la fenêtre de notre auberge de jeunesse. Mais ce qui m'effraie, c'est de ne pas savourer ces détails. La journée du départ a pourtant été parfaite : paranoïa face à un retard de notre part à l'aéroport, mais surtout excitation. Et c'étais excitant jusqu'à ce que Paris nous dévoile ses tourments. C'était vraiment bien lorsque j'ai pris ma mère dans mes bras pour lui dire au revoir, ce l'était sur la route vers l'aérogare et ce l'était durant tout le vol, qui s'est très bien passé. C'était aussi magique de posé un pied en terre inconnue, à des kilomètres et des kilomètres de mon pays. Mais la suite… je ne sais pas comment l'expliquer, m'a complètement démoralisée. Métro, train, billets, sens, tous des facteurs de stress. Et c'était affreux de se faire dire que de prendre le train pour notre ville de départ, Saint-Jean-Pied-De-Port, allait nous coûter près de 100€. Alors j'ai vu que Paris était autant une ville de vitesse et de stress, qu'elle peut être une ville somptueuse. Nous n'avons rien eu le temps de voir de cette ville, parce que notre seule préoccupation était de se rendre à destination.

Je ne sais pas si c'est la fatigue ou justement, le stress, mais j'ai ce sentiment étrange dans la gorge qui, alors que je regarderais par la fenêtre ces choses que j'ai décrite, m'a fait me demander ce que je faisais à Paris. Et j'ai peur que ce sentiment me suive durant tout le voyage. Méli me dit avoir la même boule dans la gorge. Je savais pourtant que ce serait dur, physiquement, mais aussi mentalement. Je ne regrette pas du tout de m'être embarqué dans cette histoire, parce que je pense toujours que ce sera quelque chose d'important dans ma vie, une étape. Je suis prêt à continuer.

Ce n'était que la première journée (ou plutôt les deux premières), il reste encore 3 semaines à vivre. Je suis certain que Paris ne m'a pas encore dévoilé ses plus beaux atouts. Cette nuit sera ma première nuit européenne. J'espère qu'elle saura remettre les choses en ordre.

Avec du recul

Je me souviens très bien notre arrivée à Paris. Nous étions fatigués, nous n'avions pas beaucoup dormi dans l'avion. Méli avait un peu mal au cœur. Nous n'étions pas du tout motivé à chercher parmi les dédalles du transport parisien une façon de nous rendre à la gare Montparnasse, puis à notre auberge. C'est majoritairement la fatigue, puis le stress, qui on fait de cette journée ce qu'elle a été. Paris ne nous avait alors pas du tout impressionnée. Le sentiment que je décris ne nous poursuivi pas les jours suivants.

En photo

Dans l'ordre de présentation :
(1) Une photo de Paris, prise à l'extérieur de la gare Montparnasse.
(2) Notre chambre à l'auberge de Jeunesse de Clichy, Paris.

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