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mercredi 10 février 2010 Le baiser de la lune
 
Un court-métrage de Sébastien Watel prônant la tolérance face aux différentes formes d'amour, comme  l'homosexualité, qui, en France, devrait être diffusé en classe de primaire... si les opposants qui croient qu'il est "intolérable que l'État utilise l'argent des impôts pour promouvoir l'homosexualité dans les écoles primaires" n'obtiennent pas gain de cause.
 
Et vous, qu'en pensez-vous?
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mardi 16 décembre 2008 Seule face à l'injustice
Quelle n'était pas ma surprise lorsque, la semaine dernière, je recevais un courriel de la part d'une étudiante française me demandant son aide. Surpris, mais surtout désarçonné par l'ampleur de l'injustice qui lui est faite, j'ai tout de suite accepté sa demande de parler d'elle et de son problème sur mon blogue. Je vous explique la situation.

Étudiante X (nom qu'ont d'ailleurs dû lui donner toutes les personnes qui l'ont ignoré, mais que j'utilise puisque je ne connais pas son véritable nom) est étudiante en 3ème année de Licence Information et Communication à l'université. Malheureusement, depuis octobre 2007, elle rencontre des problèmes de santé qui l'empêchent de se déplacer. Ne voulant pas abandonner ses études (on la comprend), elle désire trouver une attente avec son université afin qu'elle puisse suivre ses cours à distance. Et c'est là que ça se corse.

Il suffit de lire son blogue (http://etudie-et-tais-toi.skyrock.com) pour se rendre compte des efforts titanesques que cette étudiante à fait jusqu'à maintenant pour obtenir de l'aide afin de pouvoir continuer ses études, et ce pourtant sans résultat concret. Elle dit « lorsque l'on est malade on a ni le droit ni le choix d'étudier ce que l'on veut, et ceci demeure pour moi quelque chose d'illégitime et d'inconsidérable dans un pays censé être le berceau des droits de l'Homme.». C'est effectivement inacceptable. Aucun cour par correspondance dans son domaine n'est offert. Elle a fait appel à des dizaines de services différents (service de sa faculté spécialisé dans des cas semblables aux siens, Médecine Préventive, syndicat d'étudiants, avocat, médiateur académique) et contacter plusieurs personnes, de ses professeurs jusqu'au président de la République.La majorité de ces personnes l'ont ignoré (et c'est ce qui est le plus dégoûtant!) et une minorité seulement a voulu l'aider, sans y arriver. « J'aurais simplement souhaité qu'on réponde au moins à mes courriers, mais on m'a donné l'impression que j'étais la seule responsable de ma situation; que personne ne se sentait concerné et que j'étais une recluse à présent! Bien pire que le sentiment de se sentir seule et incomprise, grandissait en moi un sentiment d'injustice et d'incapacité voulue.» À un moment, elle était pratiquement devenue sa propre avocate en cherchant elle-même dans les textes de lois et les chartes de droits des outils qui pourraient l'aider!

Au bout de quelques temps, elle reçoit un bulletin de note. Je me permet encore une fois de la citer : « le plus étonnant c'est qu'en face de chacun de mes cours, il y a de stipulé : "absence injustifiée"; pire que de l'absurdité, ou de la bêtise, il s'agit pour moi d'une preuve supplémentaire montrant l'incapacité et le manque de discernement d'une part de la médecine préventive qui a reçu tous mes certificats médicaux et d'autre part de mon Ufr qui bien qu'au courant de mon état depuis le 23 octobre semble être totalement je m'en foutiste.».

Aujourd'hui, elle en est à attendre des nouvelles de sa demande au Tribunal de Grande Instance. Sa situation me semble totalement irréaliste. Est-ce qu'ici, au Québec, une telle injustice serait possible? En France oui? Pourquoi? Cette étudiante n'a pas à cesser ses études pour cause de problèmes de santé. Elle veut continuer, et c'est tout à son honneur. Je dis : laissez-la étudier!

Pour ceux qui seraient intéressés à en savoir plus ou, encore mieux, à raconter son histoire sur leur blogue, voici à nouveau l'adresse de son blogue : http://etudie-et-tais-toi.skyrock.com.

J'espère que ce billet pourra l'aider un peu!
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jeudi 06 septembre 2007 Grève générale illimitée, dégel des frais de scolarité et gratuité scolaire

Si j'écris ce billet aujourd'hui, c'est que, en tant qu'étudiant du Cégep de Sherbrooke, je souhaite préciser mes opinions face à la grève générale illimitée qui menace de prendre forme au Cégep et face à ses enjeux. Je veux également présenter quelques bribes des débats fort intéressants qui ont eu lieu et qui ont toujours lieu sur le forum du portail Omnivox.

Mais avant toute chose, j'aimerais faire un appel à tous, contres ou pours la grève : Jeudi le 18 octobre 2007 à 10h30, VENEZ VOTER, IL Y A UNE LEVÉE DE COURS.

Ajout du 19 octobre : Heureusement, le vote est négatif : il n'y aura pas de grève.

MON OPINION

La gratuité scolaire : Je crois que c'est une belle idée et je comprends les gens qui disent que l'éducation est un droit, mais je crois que cette idée est irréalisable. De un, l'argent pour le faire n'est pas disponible. De deux, en permettant la gratuité scolaire, certains de ceux qui ne vont présentement pas à l'université par manque d'intérêt n'aurait plus aucune retenue  "étant donné que  c'est gratuit". Résultat: un gonflement énorme des dépenses en éducation, une chose impossible à financer, à moins d'augmenter les taxes, ce qui ne ferait que déplacer le problème. Je pense que le montant présentement demandé est juste car il empêche cette augmentation massive de la population étudiante universitaire désintéressée et fournit un peu de financement aux universités qui sont présentement en déficits.

Le dégel des frais de scolarité : Je suis à la fois pour et contre. Je ne sais pas à quel point les universités ont besoin d'argent et à quel point le gouvernement est dans l'impossibilité de leur venir en aide. Je sais une chose : le dégel proposé par le gouvernement Charest est horriblement trop lourd. Alors je crois, et je vais en surprendre plus d'un, que ce dégel devrait soit être annuler, ou bien diminuer, cela dépendamment du niveau réelle d'incapacité de financement du système d'éducation par le gouvernement.

La grève générale illimitée : Absurde. Une telle grève serait désastreuse pour une majorité d'étudiants qui sont au Cégep pour étudier. Beaucoup trop de temps perdu et de matière jamais enseignée. Trop d'échecs de cours. Les gens l'ayant vécu sont là pour en témoigner. Et du temps probablement reporté pendant les vacances, ce que personne ne veut. Trop peu de résultats, si l'on se fie aux grève précédentes. Je dit donc NON à une grève trop longue et trop coûteuse pour les étudiants. Je dit NON à une grève pour la gratuité scolaire, car je ne crois pas en cette idée.

Une solution, selon moi : Changer le format et le propos de la grève. Un grève de 2 ou 3 jours pour dénoncer le dégel des frais de scolarité, et non demander la gratuité totale et absolue. Dans ce cas, je serais prêt à voter pour au vote de grève de la semaine prochaine. Et d'autres, précédemment contre, se joigneraient certainement à vous.

N.B.: Le fait que je pourrais éventuellement voter pour une grève telle que décrite plus haut ne change en rien mon opinion de L'AÈCS. Je continue de croire que notre association étudiante ne mérite pas notre support par les méthodes qu'elle utilise et par sa non-représentativité (voir cet article).

INFORMATIONS, DISCUSSIONS ET OPINIONS

Voici quelques informations et opinions sur la grève générale illimitée, le dégel des frais de scolarité et la gratuité scolaire. La plupart des opinions proviennent des messages "Sondage pour la grève!" et "Moi, je m'en câlisse de ralonger ma session ! " accessibles sur le forum d'Omnivox. Si je republie ces messages ici, c'est qu'ils m'ont semblés intéressants. Il faut donc comprendre que je ne prétends pas présenter les deux côtés de la médaille, car je suis contre une grève illimitée. Je n'ai pas demandé de permissions aux auteurs de ces textes pour les citer ici, alors si quelqu'un souhaitait faire retirer son texte, il n'aurait qu'à me contacter. Bonne lecture!

Informations importantes à propos du vote de grève (tiré du site du Cégep)
Assemblée générale des étudiantes et des étudiants : jeudi 18 octobre 2007 avec suspension de cours de  10 h à 13 h 30. Lors de cette rencontre, l'assemblée sera amenée à se prononcer sur la tenue d'une grève étudiante générale illimitée.

Quelques faits concernant les conséquences négatives d'une grève général illimitée
J'ai dit :
Une grève générale illimitée dure plusieurs semaines (la dernière : 7 semaines). Cela fait en sorte que nous manquons plusieurs semaines de cours, bien évidemment. Il faut reprendre la matière manquée. Pour ce faire, il n'y a pas 500 choix :

1 - Annuler la session carrément et tout recommencer à zéro. Ce n'est jamais arrivé, heureusement, mais ça reste une possibilité.

2 - Allonger la session pendant les vacances des fêtes, ce que personne ne souhaite.

3 - Ne rien faire et condenser la matière. Sauf que condenser 7 semaines de matières, plus la matière qu'il restait à voir, en quelques autres semaines, c'est difficilement faisaible, surtout pour les gens en techniques. Résultat : nous ne recevrons pas toute la matière essentielle à la suite de nos études.

Alors ceux qui disent que le camp du non ne se base pas sur des faits, je me demande bien comment vous régler le problème des semaines de matière que nous allons manquer.

Quelques faits sur le dégel des frais de scolarité
David Auger a dit :
Sans entrer dans l'historique complet et dans une interminable énumération de chiffres complexes, disons simplement qu'à la fin juin 2007, le gouvernement Charest a donné le feu vert au dégel des frais de scolarité. De 2007 à 2012, les étudiants inscrits à une session de 15 crédits devront débourser 50 $ de plus à chaque session.

Ainsi, en 2011-2012, une personne paiera 500 $ de plus qu'en 2007-2008. À titre d'exemple, un étudiant au baccalauréat en enseignement (4 ans) qui débute cette année verra sa facture totale d'université être majorée de 1000 $.

Ce que le Cégep en dit (tiré du site du Cégep)
Les conséquences d'une grève
Conformément au calendrier scolaire qui a été élaboré dans le respect du Règlement sur le régime des études collégiales (RREC) et adopté par le Conseil d'administration du Cégep,
• les journées perdues devront être reprises à compter du 3 janvier 2008
• le début de la session d'hiver sera reporté en fonction du nombre de jours perdus et du nombre de jours nécessaires à la préparation de la nouvelle session. Cela décalera d'autant la fin de la session d'hiver.

À propos de la campagne du camp du Non
Jean-Philippe Robichon Leclerc a dit :
Ça n'en vient quasiment ridicule...mais malheureusement vos mentries fonctionnent.....pour l'instant.

Ma réponse :
Si ce que nous disons marche, c'est peut-être parce que les gens se rendent compte que nos dires sont basés sur des faits. Les gens ne sont pas fous. Quand vous leur dites que malgré la perte de 7 semaines de cours, tout sera beau et merveilleux, qu'ils ne perdront aucune matière, ils se doutent qu'il y a anguille sous roche. Faut pas prendre les gens pour des caves.

À propos des coûts d'études au Canada
David Auger a dit :

Comparaison entre Université du canada par province ( année 04-05 )
C-B: 4452$
Alb: 4604$
Sask: 4324$
Man: 2940$
Ont: 4334$
----- QUEBEC ---- : 1939$
NB: 4706$
NE: 5868$
IPÉ: 4350$
TN: 2550$
Comparaison entre CÉGEP du canada par province ( 04-05 )
C-B: 2720
Alb: 3089$
Sask: 3156$
Man: 1292$
Ont: 1820$
----- QUEBEC ---- : 0$
NB: 2500$
NE: 2400$
IPÉ: 3250$
TN: 1452$

À propos des coûts d'études en Europe et à l'International
Philippe Blanchette a dit:

[À propos de la section précédente] Exposé de cette façon, avec que des valeurs empiriques, nous pouvons en effet avoir l'impression que nous payons moins cher qu'ailleurs au Canada. Toutefois, il faut ajouter à cela la variable du revenu moyen par habitant, qui est au Québec, un des plus bas après Terre-Neuve. Terre-Neuve est empiriquement la province qui paie le moins cher, mais si on considère le % du revenu que les habitants de cette province paie pour l'éducation, Terre-Neuve est une des provinces qui paie le plus cher. Bref, il faut aussi garder en tête que l'on ne doit pas se comparer à pire que nous, mais bien à ce qui se fait de meilleur, un système d'éducation gratuit et de qualité comme dans les pays scandivanes, tel la Suède et la Finlande.

Ma réponse :

Pas sur que de se comparer avec des pays qui sont dans un contexte complètement différent soit si efficace que ça.On peut bien entendu s'instruire des autres systèmes partout dans le monde. Mais dire que nous payons cher nos études parce que c'est gratuit ailleurs, c'est autre chose, c'est faire fi de plusieurs facteurs. Comparer une province avec une province c'est réaliste, comparer le Québec avec la Finlande, ça peut nous instruire et de nous donner des idées, mais ça ne nous permet pas de dire que nous payons trop cher.

Et pour le système européen, je ne dis pas qu'il est impossible d'en adopter un à cause qu'ils ne sont pas comparables, mais parce qu'ils ne sont pas compatible avec notre société. Pour le faire, il faudrait changer un tas de choses, dont les mentalités, la culture, et surtout la situation financière du Québec, ce qui ne se change pas du jour au lendemain.

Il me semble que c'est pas bien compliqué de comprendre que nous ne pouvons pas instaurer le même système d'éducation qu'un pays qui n'a pas les même moyen que nous, qui a une histoire et une culture différente et qui possède un contexte social et politique complètement différent!

À propos du 550 millions pour la gratuité scolaire

Jean-Philippe Robichon Leclerc a dit:
La gratuité scolaire coûterait 550 millions par an. Certain dise même 300 millions. C'est trop cher ? Moi je répond que c'est un choix de société.

Ludovic Duquette Dépatie a dit:
Ton calcule du 550 millions ne tient pas la route car si je cite Phillipe Blanchette (coordonateur de l'association étudiante du cégep de sherbrooke) la gratuité scolaire couterait 550 millions par année + 440 millions pour régler le problème de sous-financement.  Si on prend en considération que les frais réliés à l'éducation bloque énormément l'accès au étude superieure il faudrait que le calcule tienne compte d'une augmentation massive d'étudiants aux études supérieures, ce qui augmentrait le cout de la gratuité scolaire ce qui au total pourrait faire que la gratuité couterait près d'un milliard de dollards. On est plus au petit 550 millions là. Ça fait réfléchir.

À propos de l'idée de la gratuité scolaire
Vincent Bilodeau a dit:
Vous vous plaignez tellement... mais vous ne realisez pas que ca coute dejà pas cher l'école... moins cher qu'à bien des endroits. Je prefererais dejà qu'on se batte pour que le gouvernement aide les pays ou ce n'est vraiment pas donné d'aller à l'ecole, plutôt que de rendre ça gratuit ici... et puis d'ailleurs, le gouvernement reprendrait cet argent avec des taxes ou whatever... Je pense que la gratuité est une idée stupide, que ceux qui prônent cette idée sont égoistes et gourments. "Ca serait bien si l'école était gratuite".... car c'est un droit et non un privilège? Et la nourriture elle? Le droit à la vie alors qu'il y en a qui meurent de faim? Ouais on devrait rendre aussi la nourriture gratuite... et les maisons? Tout le monde a droit d'avoir un endroit pour se loger! Ce n'est pas un privilège, mais un droit! Toutes les maisons devraient être gratuites! Franchement, si on raisonnait comme ca tout le temps, ce serait absurde. Dejà que la cause est absurde, l'idee que le gouvernement l'appuit le serait encore plus.

À propos de l'individualisme dans les camps du Oui et du Non

Philippe Blanchette a dit:
Pour ceux qui disent que ceux qui vont voter Oui à grève ne veulent simplement pas payer leur éducation, vous êtes premièrement dans l'erreur. Les personnes qui voteront pour la grève dans l'espoir d'aller combattre pour la gratuité scolaire savent très bien qu'elle ne sera pas instaurée de leur vie d'étudiant. Ils et elles votent pour la grève pour que les générations futures puissent profiter d'une éducation gratuite accessible et de qualité.

Et sans vouloir poser de jugement de valeur, le discours de gens contre semble être, "je ne veux pas perdre ma session" une "possibilité" qui les frapperait dès maintenant. Donc, outre les gens qui se positionnent en faveur du dégel, les gens qui voteront contre la grève parce qu'ils et elles craignent pour leur session le font sans doute de façon individualiste. Cependant, il ne faut pas juger les gens sur leur individualisme puisque nous vivons dans un monde individualiste ou il est difficile de ne pas se conformer à la penser dominante.

Ma réponse :
Tu ne fais que répéter ce à quoi j'ai déjà répondu. Ça c'est ta façon de voir. Il est possible d'inverser les rôles comme je l'ai expliqué. Il y a des gens individualistes dans les deux camps et d'autres qui votent oui ou non par conviction. Je vote non parce que je suis contre la gratuité scolaire. Si vous demandiez quelque chose qui me tient à coeur, l'argument de perdre sa session aurait beaucoup moins de poids pour moi, quoique je la considèrerait aussi pour tous mes amis qui eux n'ont pas non plus le temps de la perdre. Et si je suis contre la gratuité scolaire, ce n'est pas parce que je me suis "conformer à la pensée dominante", parce que si c'est ce que j'aurais fais, j'aurais été pour (à moins que je sois fou, la majorité des étudiants veulent la gratuité). Je ne suis pas contre sans y avoir penser, c'est une opinion réfléchie.

Alors si tu veux continuer de dire aux gens que les gens voulant voter NON à la grève sont des individualistes fait le. Mais tu sauras que c'est un mensonge, autant que je si je disais que les gens votant OUI sont seulement des étudiants en sciences humaines et art et lettre qui ont du temps à perdre. Nous vivons dans un monde où il est difficile de ne pas généraliser.

À propos de la baisse d'impôt...

Jaouad Laaroussi a dit:
Moi je crois que tu ne t'informes pas assez pour voir que le dernier budget a amputé le gouvernement de 4 milliards 790 millions avec l'abolition de la taxe sur le capital et une baisse d'impôt principalement pour les riches. En comparaison le dégel rapporte à terme de quoi comme 150 millions au gouvernement et établir la gratuité scolaire couterait 550 millions. Ce n'est donc pas un dilemme de finance publique mais un choix politique que le gouvernement fait!

Ma réponse :
Je suis d'accord avec toi, avoir mis cet argent en baisse d'impôt était stupide et irresponsable de la part du gouvernement. Surtout qu'il s'agit là d'argent qui ne reviendra pas les années suivantes, créant un trou dans les finances publiques pour le futur.

Tu es assez intelligent pour comprendre que si le gouvernement avait mis une partie du montant dont on parle, soit 550 millions, pour la gratuité scolaire l'année passé, ce même trou se serait créé, car il n'aurait pas plus eu d'argent pour financer la gratuité les années suivantes.

On en revient donc à la même conclusion : l'argent ne pousse pas dans les arbres.

À propos des actes du gouvernement

Jean-Philippe Robichon Leclerc a dit:
C'est en rapport à un gouvernement néo-libéral qui augmente les frais de scolarité des étudiants, et qui en même temps, dans le même échéancier, va baisser progressivement la taxe sur le capital jusqu'à 0 % !

Ma réponse :
Pourquoi tu penses que c'est ce que le gouvernement fait? Les gens chialent aussi pour les taxes, les impôts, les frais de toutes sortes... Je ne dis pas qu'ils ont fait le bon choix en décidant de baisser les taxes (c'est même assez ridicule), mais faut bien comprendre que les étudiants ne sont pas les seules à chialer (en passant, quand j'utilise le terme chialer, ce n'est pas péjoratif, je pourrais aussi bien dire être mécontent de). 

Oui l'argent est mal gérer, je crois qu'on s'entends pas mal tous la dessus. Mais dans le cas où ce ne serait plus le cas (et j'imagine que c'est vous qui seriez capable de faire mieux), pourquoi donner toute cette argent aux étudiants pour la gratuité scolaire? D'autres membres de la société la méritent autant, et même plus.

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lundi 20 août 2007 L'AÉCS, représentative mon oeil

Pour ceux qui ne le sauraient pas, l'AÉCS est l'association étudiante de notre cégep, le cégep de Sherbrooke. Ce qui m'amène à écrire aujourd'hui, c'est une absurdité que j'ai lue dans leur journal, le Porte-Voix, distribué à tous les étudiants lors de la prérentrée. On peut y lire, sur la première page : "L'AÉCS est représentative des étudiants et des étudiantes du Cégep en basant son discours et ses actions sur les décisions prises en assemblées générales, l'instance supérieure du syndicat.". C'est totalement ridicule, car l'AÉCS est loin d'être représentative. Je m'explique.

Comme à chaque automne, notre association sortira ses pancartes et ses hauts-membres du placard pour "informer" les nouveaux arrivants au cégep de leurs revendications et des raisons d'une probable grève générale illimitée. Et puis il y aura assemblée générale, où les nouveaux iront voter pour ou contre la grève sans avoir été informé correctement. Pourquoi mal informé? Parce que l'AÈCS n'informe pas ses membres comme elle le prétend, elle les dirige vers la voie qui leur convient à eux, les hauts-membres du syndicat étudiant.

Pour que les étudiants de première année soit réellement INFORMER, il faudrait que l'association leur expose les pours et les contres de la grève, au lieu de leur faire miroiter un seul côté de la médaille. Ainsi, les nouveaux étudiants, n'ayant jamais voté pour "choisir" les idées que l'AÉCS défend, pourraient voter en toute connaissance de cause.

Il est facile pour l'association étudiante de dire, en exposant une seule partie des faits, que parce qu'elle base ses revendications sur les résultats d'assemblées générales, elle est représentative. Le problème, c'est qu'elle truque les résultats en distribuant de l'information triée selon qu'elle convient ou non à leur position. Le cercle vicieux peut honorable qu'elle utilise pour garder ses idées en avant me semble assez clair et hypocrite:

1. Par leur campagne d'information à chaque automne, ils convainquent facilement les nouveaux arrivants du "bien-fondé" de leurs opinions, puisqu'ils n'ont aucune compétition et que les étudiants ne sont informés que de ce que l'AÉCS veut bien les informer.

2. À l'assemblée générale, ils réussissent à faire voter à nouveaux leurs revendications avec l'aide des votes de ces mêmes étudiants.

3. Ils peuvent se dire "représentatif" de l'opinion des étudiants, ayant fait une campagne déloyale pour y arriver.

4. Le cercle recommence l'année suivante.

Lors d'une assemblée générale peu avant la fin de la session d'hiver 2007, il a été proposé qu'un "camp" du non soit inclus à la campagne d'information de la session d'automne que nous allons commencer dans quelques jours, afin de permettre aux nouveaux étudiants de former clairement leur point-de-vue. Évidemment, cette proposition a été rejetée.

L'AÉCS ne peut donc pas se dire représentative.

J'aimerais quand même inviter tous les nouveaux arrivants au Cégep ainsi que tous les étudiants à voter lors de l'assemblée générale qui viendra bientôt, en prenant toutefois garde de bien analyser les arguments de l'AÉCS, puisqu'aucun comité du non ne pourra vous informer de son point de vue. C'est en faisait cela qu'on pourra arriver à une vraie association étudiante représentative.

Bonne rentrée!

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