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jeudi 11 décembre 2008
Un peu de politique

Avec tout ce qui s'est passé dans les dernières semaines en matière de politique, j'ai presque honte de ne pas en avoir fait mention sur ce blogue. C'est que, voyez-vous, avec la fin de session, le temps me manque. Mais aujourd'hui je profite de l'avant-midi libre que j'ai pour me remettre dans le bain.
Commençons par ce qui est le plus près de nous, les
élections provinciales et plus spécifiquement leur résultat. Évidemment, vous connaissez mes allégeances politiques, le meilleur scénario pour moi aurait été un gouvernement majoritaire péquiste. Il faut dire que je n'avais pas espoir non plus. C'est plutôt les libéraux qui seront majoritaires. Bon. Le "moins pire" scénario, c'était qu'ils soient minoritaires. Mais en même temps, le PQ retrouve une quinzaine de sièges, pour un total de 51 et Québec Solidaire fait élire un de ses porte-parole, Amir Khadir. C'est donc que l'option souverainiste n'est pas si désuète que certains le disent. Comme l'a si bien affirmé Mme Marois, "c'est la preuve que le Parti Québécois n'est pas le parti d'une génération".
Maintenant, j'ai bien hâte de voir le chemin que choisira M. Charest et ce qu'il adviendra de l'ADQ sans son chef. Le parti "d'un seul homme" peut-il survivre sans son homme? Jean Charest va-t-il ignorer les partis d'opposition comme il avait l'habitude de le faire lorsqu'il était majoritaire à l'assemblée nationale? Ou, au contraire, va-t-il les écouter et travailler sur un plan économique avec Mme Marois? C'est à suivre... mais qu'il s'occupe au moins d'économie, parce qu'il se le fera reprocher. On ne déclenche pas d'élections avec le slogan "L'économie d'abord, OUI" pour ensuite jeter le sujet aux oubliettes.
De la part d'un premier ministre qui dit clairement que les députés du Bloc Québécois ne sont pas de vrais députés et n'ont pas la même valeur que les autres, je ne m'attendais pas à autre chose. Pour finir, j'aimerais dire un mot sur la crise politique qui a lieu présentement à Ottawa. Personnellement, l'idée d'une
coalition me séduit. D'abord, parce qu'elle viendrait remplacer Harper au pouvoir, ce qui ne peut qu'être bon pour le Canada. Ensuite, parce que je suis curieux. Qu'une coalition obtienne les rênes du pays serait sans précédent, j'aimerais bien voir ce que cela peut donner. Et à mes yeux, la prorogation demandée par le gouvernement conservateur est un terrible affront à la démocratie. Fuir un vote de confiance n'a jamais été démocratique. Mais je ne suis pas vraiment surpris. De la part d'un premier ministre qui dit clairement que les députés du Bloc Québécois ne sont pas de vrais députés et n'ont pas la même valeur que les autres, je ne m'attendais pas à autre chose. Autant dire que je n'ai aucun respect envers cet homme et son parti.
Alors voilà, j'ai remis mon chapeau de modeste citoyen. Espérons que les politiciens de l'heure ne me donneront pas envie de le retirer!
dimanche 19 octobre 2008
Je refuse d'être Canadien

Un peu en retard, je veux tout de même exprimer ma déception et ma colère concernant le résultat des élections de la semaine dernière.
Les Canadiens ont parlé. Il semble que pour eux, être canadien veut dire :
• soutenir les
riches pétrolières au détriment des
petites et moyennes entreprises • se foutre éperdument de l'
environnement • accepter le
contrôle de l'information • se foutre éperdument du
droit des homosexuels • continuer une
guerre américaine non-humanitaire jusqu'en 2011
• se foutre éperdument du
droit des femmes • ruiner la
réputation du Canada sur plusieurs plans (environnement, missions humanitaires, etc.)
• se foutre éperdument de la
culture •
nier la nécessité d'un plan pour survivre à la crise financière • se foutre éperdument des
Québécois •
mentir
• manipuler
• détruire
• régresser Alors, puisqu'il en est ainsi,
je ne suis pas canadien. Je refuse de l'être. Surtout, ne m'associez pas au Canada ni à l'idéologie rétrograde de M. Harper.
La seule chose que me fait espérer quelque peu, c'est que le Québec a parlé. Il refuse lui aussi cette politique de droite en ne faisant élire que 10 députés conservateurs sur 75, ce qui, proportionnalités gardées, est très peu comparé aux autres Canadiens. (voir cette
page) Une fois de plus, cela démontre l'existence d'une grande divergence d'opinion entre le Québec et le reste du Canada et la nécessité d'un pays souverain. Mais ça, c'est un autre débat.
Alors pour conclure :
Je suis Québécois, surtout pas Canadien.
Merci de faire la distinction.
samedi 04 octobre 2008
Le contrôle de l’information et le manque de transparence
Ce billet fait partie de la série Élections 2008 - Non à Harper!
Pour accéder au pouvoir, le parti conservateur a contourné le plafond des dépenses électorales admises en transférant des factures du parti vers plusieurs dizaines de candidats, défonçant ainsi le budget autorisé de 1 million de dollars. Par la suite, dès son arrivée au pouvoir, Stephen Harper a décidé de contrôler la presse parlementaire en s'octroyant le droit d'arbitrer quelle question pourrait lui être posée et quelle autre ne le pourrait pas. De plus, Harper a fait preuve, tout au long de son mandat, d'un grave manque de transparence, par exemple en refusant de se présenter à divers comités d'enquêtes sur son parti. À vous de vous poser la question : en démocratie, de tels comportements devraient-ils avoir leur place?
Ce billet était le dernier de la série. Vous pouvez voir tous les autres articles sur le sujet dans la section Politique et société de ce blogue. Si vous êtes intéressés à en savoir plus, vous pouvez aussi consulter le bilan des conservateurs rédigé par le Bloc Québécois disponible ici.
Bon vote!
jeudi 02 octobre 2008
La priorité aux riches pétrolières et à la guerre
Ce billet fait partie de la série Élections 2008 - Non à Harper!
Alors que les pétrolières roulent sur l'or, les conservateurs leur ont accordé des baisses d'impôt qui feront passer à 15 % leur taux d'imposition d'ici cinq ans. Ce sont donc plusieurs milliards de dollars que les pétrolières se voient offrir en cadeau, alors que leurs revenus n'ont jamais été aussi élevés. Sans oublier que la réputation de casques-bleus du Canada est perdue à jamais depuis que les objectifs de la mission en Afghanistan ont déviés de l'aide humanitaire à la guerre, la décision d'Ottawa de continuer la guerre en Afghanistan jusqu'en 2011- car c'est très important de suivre les américains comme de petits chiens-chiens - fera monter la facture pour cette guerre à plus de 10 milliards de dollars. En même temps, les conservateurs coupent dans la culture et abolissent des programmes importants pour l'ensemble de la population. Et parlent d'un plan vert... on appelle cela une incohérence.
Voyez dans deux jours Le contrôle de l'information et le manque de transparence. Pour voir les billets précédents sur le sujet, consultez la section Politique et société de ce blogue.
mardi 30 septembre 2008
Droits bafoués
Ce billet fait partie de la série Élections 2008 - Non à Harper!
À plusieurs occasions durant l'année, il a été question chez les conservateurs de recommencer le débat sur le droit à l'avortement pour les femmes, un acquis depuis 1969. Le projet de loi C-484 mettrait d'ailleurs en péril les droits des femmes en donnant au fœtus un statut de personne. Bien sûr, nous nous entendons tous pour dire que l'avortement ne doit pas être une solution à la grossesse imprévue, mais plutôt une alternative de dernier recours. Néanmoins, mener à terme une grossesse non désirée peut dans certaines situations être très dangereux pour la femme et/ou pour l'enfant. De plus, nous savons que, dans le passé, lorsque l'avortement était illégal, cela n'empêchait pas les femmes de se faire avorter, quitte à s'avorter elles-mêmes en causant souvent leur propre mort. Il serait ridicule de revenir en arrière à ce point.
Une autre loi a également failli être reconsidérée. Il s'agit de la loi légalisant le mariage entre deux conjoints de même sexe. Malgré qu'il s'agisse d'une grande avancée pour le Canada - car les homosexuels sont aussi des personnes qui ont les mêmes droits que tous les autres - le gouvernement Harper déclarait que cette loi avait été adoptée contre l'avis général de la population canadienne, à cause de l'appui du bloc lors du vote de la loi. En d'autres mots, il disait que la voix des Québécois ne comptait pas autant que celle des Canadiens anglais. Et on se rappelle que les conservateurs ont « reconnu » la nation québécoise...
Voyez dans deux jours La priorité aux riches pétrolières et à la guerre. Pour voir les billets précédents sur le sujet, consultez la section Politique et société de ce blogue.
dimanche 28 septembre 2008
Environnement et conservateurs : Reniement de Kyoto
Ce billet fait partie de la série Élections 2008 - Non à Harper!
Alors que la crise environnementale est de plus en plus évidente, le Canada, sous le commandement de Stephen Harper, s'est retiré du protocole de Kyoto. Pourquoi? Pour favoriser les pétrolières et une économie polluante. Mais en plus d'entacher la réputation du Canada sur le point de vue environnemental à travers le monde, Harper tente de nuire aux efforts environnementaux des autres pays. À la conférence sur les changements climatiques de l'ONU qui se déroulait à Bali cette année, le Canada a empêché la résolution d'un objectif chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre, main dans la main avec les États-Unis. Stephen Harper a même déclaré que « Kyoto est essentiellement un complot socialiste qui vise à soutirer des fonds aux pays les plus riches ». C'est pourquoi il a construit son propre plan vert, calqué sur celui des États-Unis (quelle surprise!). Un plan qui ne prévoit aucune action tangible avant 2010... Lorsque l'environnement nous importe, on ne peut décidemment pas voter conservateur.
Voyez dans deux jours Droits bafoués. Pour voir les billets précédents sur le sujet, consultez la section Politique et société de ce blogue.
vendredi 26 septembre 2008
Harper et le mépris de la culture
Ce billet fait partie de la série Élections 2008 - Non à Harper!
Puisqu'ils ont reconnu la nation québécoise, les conservateurs ont... coupé dans le budget attribué à la culture, l'un des fondements de notre nation, pour l'équivalent de plus de 45 millions de dollars. Et ce parce qu'il ne faut pas «financer des choses que les gens ne veulent pas.» Harper a même déclaré que, selon lui, les «travailleurs canadiens ordinaires» ne se soucient pas des artistes qui organisent un « gala riche entièrement subventionné par l'argent des contribuables ». Sauf qu'il a oublié que ceux-ci ne représentent qu'une maigre partie des artistes du Canada et qu'ils parlent au nom de tous. Comme l'a dit Anne Dorval à Tout le monde en parle dimanche dernier, « Le cirque du soleil, c'était une petite PME qui a été subventionnée au départ. [...] On est pas à Hollywood, on n’a pas le même marché et il faut que les arts soit subventionnés, parce qu'il n'y en aura pas. Et essayons d'imaginer qu'il n'y en ait pas du tout. Décidons, demain matin, qu'on enlève tout. On enlève toutes les productions qui sont faites ici, il n'y a plus de théâtre, il n'y a plus de chanteurs, il n'y a plus de musiciens, il n'y a plus d'auteurs, plus de littérature québécoise, il n'y a plus rien de tout ça. On fait tout venir des États-Unis, de n'importe où dans le monde. Il n'y a plus rien. Que devenons-nous? Qui va parler de nous, qui va se souvenir de nous? » En effet, que serions-nous sans culture, sans art? Est-ce que les gens se foutent vraiment des artistes et de leurs oeuvres comme le prétend Harper? Je ne crois pas.
Comme si ce n'était pas assez, les conservateurs souhaitent aussi imposer une loi qui permettrait à la ministre du Patrimoine d'annuler le financement public de films et d'émissions de télévision sous le prétexte qu'ils sont « contraires à l'ordre public ». Une définition un peu trop large qui laisse une énorme marge de manœuvre au gouvernement.
Voyez dans deux jours Environnement et conservateurs : Reniement de Kyoto. Pour voir les billets précédents sur le sujet, consultez la section Politique et société de ce blogue.
jeudi 25 septembre 2008
Élections 2008 – Non à Harper!

Le
14 octobre prochain, il y aura élection au Canada, comme vous le savez sûrement tous (je l'espère!). C'est la première année où j'aurai le droit de voter, quelque chose que j'attends depuis longtemps! Mais j'ai peur. Vraiment. J'ai peur que les conservateurs soient majoritaires. Minoritaires, ils me semblent déjà très dangereux, alors je ne veux vraiment pas voir ce que deviendrait notre pays en cas de majorité conservatrice.
Pourquoi faut-il dire non aux conservateurs? C'est justement le sujet de ce billet. Il y a plusieurs raisons, mais celle qui les regroupe toutes : le gouvernement Harper fait régresser le Canada de façon tout à fait alarmante. Puisqu'il n'y a rien de mieux que des faits pour expliquer une situation, j'ai décidé de publier une série de 6 billets dénonçant chacun les agissements du Parti Conservateur du Canada qui motivent ma décision de ne surtout pas voter pour eux aux élections d'octobre. Ce billet est donc le premier de la série et parlera des mensonges et des ruses utilisés par le gouvernement Harper pour faire tomber les Québécois dans son filet.
Les mensonges et ruses
Règlement du déséquilibre fiscal
Le déséquilibre fiscal est le fait qu'il existe au Canada une mauvaise répartition des ressources monétaires entre le niveau fédéral et le niveau provincial, ce qui, entre autre, empêche le Québec de réaliser plusieurs projets. Il manque présentement 800 millions de dollars pour l'éducation dans notre province, alors que le fédéral a des surplus de plusieurs milliards chaque année. En d'autres mots, ceux de Bernard Landry, « les besoins sont dans les provinces et les moyens sont à Ottawa ». Le gouvernement Harper se vante d'avoir réglé ce problème. C'est faux. Tous les chefs de partis québécois s'entendent (ce qui, admettons le, est très rare) pour dire que le déséquilibre fiscal n'est pas réglé.
Reconnaissance de la nation québécoise
Faux. Bien que les conservateurs aient déclaré que le Québec est une nation, il ne s'agit que d'une ruse pour obtenir plus de votes québécois. Car dans les faits, il n'y a aucune conséquence concrète à cette déclaration. Pas de reconnaissance accrue de la langue, de la culture et des valeurs québécoises. Il n'y a qu'à voir le bilan des conservateurs pour se rendre compte que ce parti est loin des idées et priorités des Québécois. Pas de place à l'UNESCO pour le Québec comme promis par Stephen Harper non plus. Seulement que du mépris et de l'indifférence. Est-ce que ça, c'est reconnaître la nation québécoise?
Voyez dans deux jours Harper et le mépris de la culture.
mardi 29 mai 2007
Dossier : Option Canada

"
Lors de la période référendaire de 1995, Option Canada et le Conseil pour l'unité canadienne ont dépensé illégalement environ 539 000 $, conclut Me Bernard Grenier dans son rapport. Ces deux organismes ont dépensé avant et pendant la campagne référendaire au Québec environ 11 millions de dollars qui provenaient directement d'Ottawa."
Radio-Canada "
Option Canada et le Conseil pour l’unité canadienne (CUC) ont dépensé environ 11 M$ en faveur de l’option du NON avant et pendant la période référendaire de 1995 au Québec. Ces fonds provenaient d’une seule source, à savoir le ministère fédéral du Patrimoine canadien. Sur ce total, environ 539 000 $ ont été engagés illégalement durant la période référendaire, soit entre le 1er et le 30 octobre 1995. Telles sont notamment les conclusions du rapport présenté aujourd’hui par Me Bernard Grenier, mandaté par le Directeur général des élections du Québec, Me Marcel Blanchet, pour enquêter sur les allégations contenues dans le livre Les secrets d’Option Canada des auteurs Normand Lester et Robin Philpot."
DGEQ
Aujourd'hui, M. Bernard Grenier a déposé son rapport sur la scandale d'Option Canada, qui est, pour vous le rappeler, l'organisme plus ou moins secret qui a été financé
illégalement par le Canada lors du référendum de 1995 au Québec et qui, selon moi et beaucoup d'autres, est en grande partie responsable de la victoire du camp du non, une victoire pourtant très peu honorable vu les conclusions du rapport de M. Grenier. Son rapport conclu qu'environ
un demi million de dollars a été dépensé illégalement dans cette affaire. Il s'agit toutefois du montant pour lequel des preuves ont été trouvées. Il est estimé par les auteurs du livre
"Les secrets d'option Canada", Normand Lester et Robin Philpot, qu'
il s'agirait en fait de plus de 5 millions.
Je vais ici mettre des liens intéressants sur le sujet tout au long de la semaine et des discussions qui auront certainement lieu sur ce rapport.
Pour l'instant je vous invite à visiter ces liens :
Vendredi, le 8 juin
-
[Nouveau] Le Bloc rallume le débat :
Cliquer iciMercredi -
Lester et Philpot réclament une enquête :
Cliquer ici -
Une première tête tombe :
Cliquer iciMardi soir -
Les coins sombres :
Cliquer iciMardi matin -
Des dépenses illégales de plus de 500 000 $ :
Cliquer ici -
Communiqué officiel du Directeur Général des Élections du Québec :
Cliquer ici -
Wikipedia - Option Canada :
Cliquer ici
Pour ceux qui disent que cette histoire est un "pétard mouillé", pour reprendre l'expression de M. Charest, je répondrais exactement ce que Jean Dussault dit (Les coins sombres) :
"Malgré ces limites, le rapport que Jean Charest a qualifié de « pétard mouillé » révèle des dépenses illégales de plus d'un demi-million de dollars par le camp du NON. C'est, bien sûr, une somme bien inférieure aux cinq millions allégués dans le livre « Les secrets d'Option Canada » qui a mené à l'enquête, mais comme l'a souligné l'ancien directeur des élections, Pierre-F. Côté, ça reste une somme impressionnante d'illégalité. En fait, c'est au-delà de 10 % de plus aux budgets légaux de 4,5 millions alloués à chacun des deux camps il y a 12 ans."
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