Un petit pas pour l'homme


Publié le mercredi 05 septembre 2007
Livre québécois
Auteur
: Stéphane Dompierre
Note : 8.6/10
Parution : 2004
Nombre de pages : 227 pages

Commentaire

Stéphane Dompierre nous a écrit un livre rafraîchissant qui malgré tout, porte à réfléchir. Ce n'est pas une grosse histoire à tout casser ni une thèse de philosophie ou encore un roman à suspense. C'est seulement un récit tout simple, celui d'un homme dans la trentaine qui se cherche et qui cherche à savoir où il va. Mais c'est avec une plume fantastique que l'auteur nous livre cette histoire où ironie et observation crue s'entremêlent, menant à maintes reprises à des fous rires incontrôlables.  Je ne peux que vous conseiller ce livre léger, à savourer préférablement dans un hamac l'été.

Synopsis

« À 20 ans, pour Daniel, il n'y avait rien de plus cool que d'être gérant d'une boutique de disques. À 30 ans, c'est autre chose. Sans fric, sans amour, sans projet, Daniel a la désagréable impression de ne pas être adulte, assis sur son banc derrière la caisse enregistreuse à regarder dans le vide. Pour remédier à la situation, il décide d'agir de la façon qu'il connaît le mieux: courir très vite dans tous les sens, sans réfléchir. »

Citations


" L'amour a-t-il toujours une date d'expiration? "

" Je ne suis plus un mec de trente ans dans une Écho grise surchauffée, parti acheter soixante-huit rouleaux de papier cul quadruple épaisseur, jumbo, molletonné, nouveau et amélioré, écologique, biologique, recyclé, recyclable, hypo-allergène, anti-bactérien, non testé sur les animaux, doux comme un petit chat tout blanc tout mignonTM."

" Je me sens aussi ridicule avec ce sourire décoratif que si je l'avais découpé dans du carton pour me le coller sur la gueule."

" Les gens deviennent fous quand on ne les aime plus. "

" Je m'en souviens très bien, l'avantage des traumatismes d'enfance c'est qu'ils nous collent au fond du crâne jusqu'à notre dernier jour. "

" J'ai l'émotivité en panne. Mon coeur est devenu vide et froid. J'ai le charisme d'une momie et l'entrain d'un cactus. Je suis un film d'horreur. Je suis le village fantôme d'un film western."

" Le bonheur, c'est un gros chien qui nous lèche la face."

" Je constate avec embarras une chose simple et terrifiante : mes parents m'ont donné une vie et je ne m'en suis pas servi encore. Elle jaunit dans son emballage plastique."

" Et voilà une autre journée qui se lève, amère comme la première gorgée de jus d'orange après s'être brossé les dents."

" C'est surprenant, parfois je peux penser que j'ai atteint le fond et puis hop, je découvre une petite porte et un escalier que je n'avais pas repérés au départ, et je m'enfonce un peu plus dans ma déprime."

" Ce moment mérite tout plein d'adverbes."

" Jenn se penche dans le frigo et trouve un sac de mini-carottes préparées, sélectionnées, lavées, miniaturisées, désinfectées, antibactériennes, douces pour les mains, blanchissant les dents et combattant la mauvaise haleine dans le tiroir de légumes."
Thème(s) : Lecture
Mot(s) Clé(s) : littérature québécoise Stéphane Dompierre
Écrire un commentaire
Votre nom * :
Votre courriel :
Votre courriel ne sera visible que par l'administrateur du blogue.
Votre site :
Rappel : vous êtes seul responsable du contenu des commentaires que vous publiez.
Comment associer une image à mes commentaires?


Archives
août 2010 (5) juillet 2010 (5) juin 2010 (8) mai 2010 (4) avril 2010 (6) mars 2010 (8) février 2010 (8) janvier 2010 (5) décembre 2009 (16) novembre 2009 (7) octobre 2009 (1) juillet 2009 (2) juin 2009 (4) mai 2009 (5) avril 2009 (21) mars 2009 (11) février 2009 (9) janvier 2009 (11) décembre 2008 (8) novembre 2008 (5) octobre 2008 (9) septembre 2008 (10) août 2008 (3) juillet 2008 (4) juin 2008 (2) avril 2008 (8) mars 2008 (6) février 2008 (10) janvier 2008 (6) décembre 2007 (3) novembre 2007 (3) octobre 2007 (3) septembre 2007 (3) août 2007 (17) juillet 2007 (17) juin 2007 (9) mai 2007 (6) avril 2007 (3) mars 2007 (1) février 2007 (1) août 2006 (4)
© 2009 Tous droits réservés, Maxime Jobin