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Lucie a écrit "Ça donne le goût d'y aller et d'y croire, c'est vrai." à propos du billet Printemps en automne.


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Mille définitions

     Publié le mercredi 23 juin 2010
Patrick Lockhart
Peinture par Patrick Lockhart.
 
Peut-on mesurer l'amour? Autrement dit, peut-on attribuer une mesure quantitative à quelque chose que l'homme ne définit même pas clairement? Quelque chose qui possède mille définitions?

Je ne crois pas me tromper si je dis que l'amour ne signifie pas la même chose pour chacun d'entre nous. Pour l'un, « être bien avec l'autre » est aimer. « Construire avec », « le voir dans sa soupe», « avoir envie de », « regarder ensemble », « estimer », « respecter»... peut l'être pour un autre. Alors s'il existe un moyen de le mesurer, il ne peut qu'être propre à chaque personne humaine.

Pour ma part, je ne possède aucun thermomètre, baromètre ou autre instrument finissant par mètre pour prendre cette mesure. Mais j'ai au moins réalisé une chose, dans les dernières semaines, sur ma vision du sentiment d'amour. J'ai pris conscience de ce que c'était, pour moi, aimer, de ce qui peut faire que j'aie envie de dire « je t'aime» parfois, ou non : la notion de sacrifice.

Si je suis bien avec quelqu'un, et que de le voir m'apporte beaucoup de bonheur, soit. Mais je ne saurai toujours pas si je suis amoureux ou non. Je franchis la ligne au moment où mon affection est assez grande pour me pousser à faire des sacrifices. Voilà ce que j'ai découvert sur moi. Accepter certains des défauts de l'autre, ses façons de faire et de penser qui ne font pas de sens pour moi, nos différences, nos querelles... et ce de bon cœur, sans sentir que je me trahis moi-même. Si pour continuer à être bien avec quelqu'un je suis prêt à l'accepter dans tous ses travers, à jongler avec ça et respirer par le nez quand un désaccord survient, alors je peux dire « je l'aime ». Parce que je ne le ferais pas pour n'importe qui.

Parallèlement, on pourrait aussi dire que pour moi, aimer quelqu'un, c'est me projeter dans l'avenir avec lui. Parce que lorsque l'on se sacrifie pour quelqu'un, c'est que l'on se projette vers l'avant : on se dit que si l'on veut faire notre vie avec lui, il faut être capable d'accepter certaines choses, dès le départ. Et on agit en conséquence, le sourire aux lèvres. Reste à doser, pour éviter de tomber dans l'abandon de ce qui fait de nous ce que nous sommes. Et espérer une certaine forme de réciprocité. Parce qu'autrement, les sacrifices peuvent devenir lourds à porter seul.

Voila donc ce qui à mes yeux tout neuf me semblent être un signe d'amour. Pas une mesure. Mais un signe.

Les vôtres? Je le fais rarement, mais je vais tagguer! Venise (et Marsi s'il le désire!), Blue, Catherine, Thierry, je suis curieux de vous lire à ce sujet. Formulons la question ainsi : «Qu'est-ce qui pour vous est signe d'amour? Comment savez-vous que vous aimez? ». Je suis impatient de lire vos réponses!

Réponse de Catherine ici, de Venise ici, de Blue ici et de Thierry ici!

Maxime le dimanche 04 juillet 2010 à 10:40 :-) Vais lire de ce pas!

helenablue le samedi 03 juillet 2010 à 4:50 t'ai répondu, là:

http://helenablue.hautetfort.com/archive/2010/07/03/de-l-amour.html#comments


Bises mon bel ami, take care.
Blue

Venise le dimanche 27 juin 2010 à 16:11 ÇA y est ! La babillarde a répondu à ton tague par une histoire sur l'amour ...

http://lepigeonographe.com/chroniques/la-babillarde-se-reveille-pour-l-amour-114.html 

Maxime le jeudi 24 juin 2010 à 13:05 @Blue : Bonne Saint-Jean! :-)

helenablue le jeudi 24 juin 2010 à 13:04 Ok Maxime, je vais m'atteler à ton sujet qui comme tu t'en doutes me passionne...
Et je vais relire à tête reposée ta réponse à cette question et te reviens.
Je t'embrasse.
Bonne St-Jean!
Blue

Maxime le jeudi 24 juin 2010 à 10:20 Je crois qu'il y a une différence entre le faire POUR qu'il y ait réciprocité et le faire pour le couple, et ENSUITE espérer une certaine forme de réciprocité. Quand je le faisais, je ne pensais pas à comment il allait pouvoir me le rendre et ne créais pas de dette entre nous deux. Je le faisais pour nous. Quand je parle d'"espérer une certaine forme de réciprocité", c'est dans le sens où si tu es seul à faire des efforts pour que la relation continue, un jour ou l'autre, ça va t'épuiser. Tu as raison aussi en disant que des visions différentes de ce qu'est un couple peuvent engendrer bien des blessures. C'est quelque chose qui peut être bien difficile à gérer...

Bonne Saint-Jean Pier-Greg, et merci pour les beaux mots! :-)

Pierre-Greg Luneau le jeudi 24 juin 2010 à 9:54 C'est effectivement toute une question, probablement la seule et unique question pertinente de notre existence!! Mais je trouve que tu t'en sors bigrement bien avec ta définition.
De prime abord, et sans prendre le temps d'y réfléchir outre mesure (ça ne me ressemble pas, d'ailleurs, et Venise a sûrement raison de prendre ce temps de réflexion!), je dirais que je suis tout à fait d'accord avec ton point de vue... mais j'insisterais sur un point: la notion de don de soi et de pure altruisme.
Plusieurs disent qu'il n'y a pas de véritable altruisme, que tout sacrifice renferme une attente latente, un désir secret de retour d'ascenseur, que le simple fait de se sacrifier pour l'autre est un moyen de l'enchaîner pour l'obliger à faire, à son tour, un sacrifice en notre faveur. Cette façon de voir les choses m'horripile et me fait grincer des dents, parce que je suis trop fleur bleue et naïf en matière amoureuse, et que j'ai tendance à croire, moi, au réel don de soi sans arrière pensée... Mais si les propos qui affirment le contraire me font tant réagir, c'est peut-être aussi que mon grand côté rationnel y voit une logique qui m'écoeure, mais qui peut être bien réel?
Je me plais donc à penser que oui, le désir de sacrifice est un bon indice pour savoir si on aime ou non, en autant qu'on soit lucide et qu'on est sûr qu'on ne le fait pas égoïstement en attente de réciprocité. Je crois de plus qu'il faille rester sur nos gardes car, apparemment, cette manière de penser n'est pas généralisée... et que ces façons dichotomiques de voir la chose peuvent engendrer bien des blessures...
Bonne St-Jean, et je te souhaite de bien garder le cap dans la tempête qui semble t'entourer. N'oublie pas que le calme revient toujours et que d'autres ports (et non pas porcs!-) seront prês à t'accueillir!

Maxime le jeudi 24 juin 2010 à 9:27 Bonne Saint-Jean Venise!

Venise le jeudi 24 juin 2010 à 0:10 Comme je ne voudrais vraiment pas répondre n'importe quoi - parce que c'est toute qu'une question, pour ma vie entière à vivre cette question ! et que demain, c'est une journée chargée, cela devra tout probablement attendre à après-demain. J'y répondrai au Pigeonographe, la Babillarde aime bien ce genre de questions. Je dirais que je la soupçonne même de s'y complaire.

En attendant, Bonne St-Jean !

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