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mercredi 27 janvier 2010 Big Fish
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vendredi 15 janvier 2010 Les murs - Vouloir s’oublier jusqu’à en disparaître
Littérature québécoise
Auteure Olivia Tapiero
Éditeur VLB Éditeur
Parution 2009
Nombre de pages 152
Note 7.5 / 10
Cette critique est aussi publiée sur La Recrue du mois, blogue qui, tous les 15 du mois, fait découvrir le premier roman d'un auteur québécois! Allez y lire les autres critiques de ce livre!








Présentation de l'auteure

Née en 1990 à Montréal où elle étudie la littérature, Olivia Tapiero a remporté le prix Robert-Cliche du premier roman avec Les murs, qui relate les quelques mois d'hospitalisation d'une jeune fille.

Commentaire

«Faisant rouler mon soluté à mes côtés, je me dirige lentement vers les toilettes, y pénètre, barre la porte derrière moi, il ne faut pas qu'on me dérange, je m'apprête à me voir.» Elle s'est réveillée dans un hôpital, sous le regard triste et grave de sa mère. «Je n'aurais pas dû me réveiller, ça ne fait pas de sens.» Car elle les a bien pris ses somnifères, douze groupes de dix capsules, cela aurait dû la tuer. Elle voulait mourir, détruire ce qui la ronge de l'intérieur, le Monstre tapi en elle. Pourquoi ne comprennent-ils pas? Pourquoi lui avoir redonné vie alors qu'elle veut disparaître, totalement, plus aucune chair, plus aucune peau, même pas les os!

Rapidement transférée en un lieu pour les « Cas comme elle», celle qui a tenté de se suicider s'efforce de ne surtout rien ressentir - ne pas pleurer, rire, sourire, s'emporter, rester neutre, le plus vide possible de toute humanité - pour ne pas s'attacher à la vie. Faire venir la mort, plutôt, faire disparaître son corps, se détériorer, pour amener le monstre avec elle dans sa tombe. Elle compte toujours y arriver, ce n'est qu'une question de temps. Bientôt, elle sortira de l'aile intensive et en finira enfin. La Paix.

Tout de suite, dès les premières pages, la voix très directe du personnage principal a fait son effet sur moi. La boule à la gorge, j'ai instinctivement pensé à mes proches, à ceux que je connais qui ont voulu mettre fin à leurs jours. L'auteure, Olivia Tapiero, possède sans aucun doute le don d'aller chercher ses lecteurs au plus profond d'eux-mêmes. Je voulais à la fois fermer son livre et continuer ma lecture, pour en savoir plus, comprendre mieux. J'ai vu surgir le thème de l'anorexie et j'ai deviné l'importance qu'aurait le sujet au long du roman, la force avec laquelle l'auteure le décrirait et l'intègrerait. J'étais très enthousiaste quant à la suite quand j'ai reposé le livre sur ma table de chevet la première fois.

Malheureusement, cet état dans lequel Les murs m'avait plongé lors de ma première lecture ne s'est jamais reproduit par la suite. Plus l'histoire avançait, plus j'avais du mal à me concentrer correctement sur le texte. En fait, j'avais un peu l'impression de tourner en rond en lisant les pensées de la narratrice. Bien sûr, quelques moments très forts parmi ces longueurs, certains très touchants, mais en général, bien peu à se mettre sous la dent outre l'envie de ne plus exister sans cesse répétée de l'héroïne. Je n'ai plus réussi à accrocher, jusqu'à cette fin abrupte un peu surprenante... si précipitée! Ne pas lire un mot sur le Monstre, cette entité intérieure qui pousse la protagoniste à vouloir mourir, point pourtant primordial du roman, m'a un peu déçu. Je me serais attendu à savoir où elle en était avec ce démon intérieur avant de clore. Je n'ai rien contre les fins qui laissent place à l'imagination, mais ici j'ai senti qu'on oubliait quelque chose, qu'on concluait pour conclure.

Bref, j'aurais davantage vu Les murs en tant que nouvelle plutôt qu'en tant que roman. Cela n'enlève toutefois rien à la qualité de l'écriture de l'auteure, qui m'a permis de tenir jusqu'au bout. Malgré certains dialogues qui ne me semblaient pas crédibles, la maitrise de la langue dont fait preuve Olivia Tapiero lui permettra très certainement de ne pas s'arrêter à cette première publication. Car, même si je n'ai pu apprécier l'ensemble de son œuvre, elle a tout de même réussi à exposer le thème de l'anorexie d'une façon très efficace, l'imposant à ses lecteurs comme une réalité. Et pour être parvenu à cet exploit de puissance des images et des mots, de clarté, on ne peut que la féliciter.

Quatrième de couverture

- Dr G m'a déjà parlé de toi, mais j'aimerais entendre ton point de vue sur les choses.
- Mon point de vue sur quoi ?
- Sur la situation... Pourquoi penses-tu que tu es ici ?
- J'ai essayé de me suicider en faisant une overdose de somnifères.
- Et est-ce que tu veux t'en sortir ?
- Non merci, ça ira.

Citations et extraits

«En me remplissant d'elles, je me vomissais moi-même, je vomissais mon existence.»

«Franchement. Franchement, tu crois que j'y pense, aux couleurs?»

«[...] elle m'a demandé où était ma tumeur, je lui ai répondu " je meurs partout " [...]»

«[...] le milieu c'est les couleurs, ça exige qu'on s'attarde dessus, trop compliqué, ça prend trop de temps, le noir et le blanc c'est tout ce qu'il me faut, je n'ai pas le temps pour le reste [...]»

«[...] comme dans les films, ça explose, ça pleure, et ensuite il fait beau dehors et tout va profondément bien [...]»

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mercredi 13 janvier 2010 L'Unique parle de La Recrue du Mois
L'Unique, le bulletin de l'union des écrivaines et des écrivains québécois, parle de La Recrue du Mois dans son dernier numéro!
 
Le site de l'UNEQ : www.uneq.qc.ca
 
Pour voir la version PDF du journal c'est ici (voir page 9)!
 
Bonne lecture!
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mardi 05 janvier 2010 Encore et toujours la passion
 
 
 
   « Celui qui se perd dans sa
           passion est moins perdu que celui
                  qui perd sa passion. »
                                                                            [Saint-Augustin]
 
 
 
Merci Blue! :-)
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lundi 04 janvier 2010 There she is
 
Une série de cinq vidéos franchement bien faits qui portent à réfléchir. Celui que je vous présente est le quatrième, qui à mon sens passe le mieux le message, mais je vous conseille tout de même vivement d'aller voir les autres et de les écouter en ordre ici.
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