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vendredi 27 novembre 2009 Compostelle, jusqu’au bout du monde : première partie
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En été 2007, je commençais quelque chose de grand et de fort, sans vraiment alors en comprendre toute l'importance : la marche du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. El camino de Santiago. J'allais de Saint-Jean-Pied-De-Port en France à Burgos en Espagne avec mon bâton de pèlerin et mon sac, et bien sûr mon amie Mélissa qui m'accompagnait. Je traversais ces 300 kilomètres de montagnes et de champs, sans me douter alors que ce n'était que le début d'une entreprise qui - j'en suis certain aujourd'hui - se poursuivrait toute ma vie.

Parce qu'il y a quelque mois de cela à peine, j'ai décidé d'à nouveau emprunter cette route. Pourquoi? Et bien il y avait quelque chose d'inachevé dans ma première expérience. Je n'avais pas vu la somptueuse cathédrale de Santiago, mes jambes n'avaient pas connu les 800 kilomètres nécessaires pour s'y rendre, mon être se souvenait et il voulait revivre le chemin. J'allais revenir, m'étais-je dit la première fois, je ne savais simplement pas quand. Et bien ce quand, j'ai fini par décider que ce serait en août 2009.

Ne vous y trompez pas, le chemin pour moi n'a rien à voir avec l'Église. Si vous avez pris connaissance de ma marche de 2007, vous le savez déjà. Les gens le marche pour plusieurs raisons, l'un pour la foi, l'autre pour le sport. Je le fais pour ni l'un ni l'autre. Je le fais pour moi, pour croire que je peux dépasser même les limites qui m'ont toujours semblées inatteignables, physiques ou mentales, et pour réfléchir, surtout, faire le point et répondre aux questions qui ne semblent avoir aucune réponse. Et, bien sûr, je le fais pour les rencontres, avec les gens mais aussi avec l'ambiance du chemin, qui est unique, distincte de tout.

Cette fois-ci, j'ai choisi de ne pas me demander d'écrire chaque jour, de ne pas traîner de calepin. Peut-être pour mieux vivre le présent, m'éloigner du quotidien au maximum. Je n'ai donc pas de journal d'étapes à vous présenter, mais je ne pouvais quand même pas passer sous silence ces six semaines si spéciales qui ont fait partie de mon « tour d'Europe ». Voici donc le récit de mon chemin, un aperçu seulement de la marque qu'il a créé en moi.

De Saint-Jean-Pied-De-Port à Burgos, revenir aux sources
J'allais refaire les 300 premiers kilomètres parcourus en 2007. La question ne s'est même pas posée : si j'étais pour marcher jusqu'à Compostelle, c'était depuis Saint-Jean-Pied-De-Port. Le 8 août, accompagné de Dominique, j'ai donc retrouvé ce village qui avait marqué ma mémoire et où je rêvais de retourner depuis la première fois où j'y avais posé les pieds. Ses toits rouges, ses ruelles étroites en dalles anciennes, ses petites boutiques, ses auberges de pèlerins, ses collines verdoyantes et ses bruits - le plus vivant, le tic du bâton de pèlerin frappant le sol. Des pèlerins convergeant de tous les coins du monde vers ce lieu-porte d'Espagne. J'étais ravi, et, comme je m'y attendais, Saint-Jean-Pied-De-Port me donnait la volonté et la force dont j'aurais besoin dans les jours à venir.

Parce que - et je m'en souvenais - les premiers jours allaient être difficiles, avec la traversée des Pyrénées et le mauvais temps annoncé. Pourtant, quand j'arrivais à Roncesvalles, après avoir parcouru les 27 kilomètres de montagnes dont j'avais les plus beaux souvenirs, j'étais loin de me sentir aussi alangui que lorsque je l'avais fait la première fois. Au contraire, je me sentais prêt à continuer. C'était un bon début, surtout que le mauvais temps annoncé n'avait pas eu lieu et n'aurait jamais lieu que par de très fines gouttelettes plus près d'une brume rafraichissante que d'une pluie torrentielle.

Je revis des villages et des lieux dont j'avais un souvenir clair. Les vaches et les chèvres perdues dans le brouillard épais des Pyrénées, le champ où nous avions manqué d'eau, la petite auberge de Larrasoaña, Pamplona, l'Alto del Perdón, la fontaine d'eau et de vin Irache, la beauté de Los Arcos ou encore de Viana. D'autres coins aussi qui subitement me revenaient à l'esprit en les voyant. Les galets posés en étages et peints de jaune, les gigantesques champs de tournesols, la première flèche jaune... Je me faisais un plaisir, à tout moment, de m'exclamer à Dominique que telle histoire s'était passée à tel endroit, et que nous avions rencontré un tel lors de cette étape X. Je m'amusais à essayer de replacer mes souvenirs en ordre, parfois surpris de rencontrer tel village avant tel autre - avaient-ils changé de place? Avais-je passé par ce même chemin la dernière fois? Malgré le meurtrissement de mes épaules par mon sac, la chaleur intense et mes muscles fatigués, je ne pouvais que sourire à l'idée de revivre tout cela, mais aussi de faire de nouvelles découvertes.

Je marchais trois jours seul, entre Los Arcos et Nájera, Dominique ayant dû s'arrêter pour donner un peu de repos à ses genoux qui s'étaient transformés en tendinites, le mal le plus connu du pèlerin après les ampoules. Nous faisions beaucoup de rencontres, plus que lorsque j'avais marché le chemin à 17 ans, la différence d'âge amoindri aidant probablement, parce qu'encore les jeunes pèlerins étaient rares. Que ce soit Cécile, une Française avec qui nous avons formé une amitié sincère, Andrea l'Italien, Louisa la Mexicaine, Gontran le Belge, Olivier l'explorateur ou encore ces deux jeunes de 17 ans, français, qui me faisaient penser à moi et Mélissa sur cette même route quelques années plus tôt, tous avaient des choses extraordinaires à dire et à faire vivre. Mais après Burgos, malheureusement, nous allions en perdre plusieurs de vu.

Au bout de ces treize jours de marche, de nouveau à Burgos deux ans après, je ne pouvais pas croire que j'avais fait, une seconde fois, tout ce chemin. C'était quelque chose d'extraordinaire pour moi, autant que la première fois sinon plus. Et surtout, j'étais impatient de poursuivre, d'aller vers l'inconnu avec Dominique qui, elle, avait déjà parcouru les prochains sentiers.

À suivre, dans un prochain billet...

En images

(1) Ça y est, c'est la deuxième fois que je marche Saint-Jean-Pied-De-Port - Burgos!
(2) Un bar pour pèlerin sur l'Alto del Perdon? Décidemment ces Espagnols... :P
(3) Paysage typique d'Espagne.
(4) Des moutons à n'en plus finir!
(5) Souriez!
(6) Hum... nous ne sommes pas les premiers arrivés à cette auberge. ^^
(7) Saint-Jean-Pied-De-Port!!!!
(8) Les vaches se reposent tout bonnement en plein milieu du chemin...
(9) La place centrale de Viana.
(10) Les pèlerins, ce sont des artistes!

Voir aussi

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mercredi 25 novembre 2009 De père en flic
 
C'est moi ou on fait de bons films ces derniers temps? Louis-José Houde est tout simplement crampant dans ce film. Blue, je sais pas si c'est possible dans ton Nooorrdddd à toi, mais si t'as la chance de voir ce film, saute dessus!
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lundi 23 novembre 2009 Dear Helen and Russell
Juste avant de partir de Barnacre, j'ai laissé un mot dans le livre d'or de la famille Keenan. Je le transcris ici, me disant que cela peut vous donner une idée de ce que Barnacre et les Keenans représentent pour moi.
 
Version originale

Dear Helen and Russell,

I wouldn't be able to express all the gratitude I have for you two and how much thinking about your place makes me feel good, even if I was writing a novel. Really, I want to thank you. I found more generosity, friendship and love in Barnacre that I thought could exist. Love for our planet, love from family, love you have for us, helpers, and love we have for you, love of life. Love, actually. (And I really can say that "love is all around " Barnacre). I've been here for only five weeks, but I feel as if I was leaving my home. Probably because that's what it is, since you and your wonderful kids always act with us as if we were part of your family.

I will surely miss a lot of things. The tipi, days of work on the new house, lovely Helen (and her curry!!), childish Russell (did I really just write that :-P ), all the helpers... even rain and mud (so much mud!). Actually, I'll miss everything that is a part of your Creation : a symbol of hope, sharing, perseverance and friendship - cause what is Barnacre if it's not a place built on these stones?

Really, I adore Dom for bringing me here (I shall be her slave forever). I will remember all my life the way you welcomed us and hope to come back one day.

With love and sincerity,

Thank you so much.
 
Traduction en français
 
Cher Helen et Russell,

Je ne serais pas capable d'exprimer toute la gratitude que j'ai pour vous deux et à quel point penser à Barnacre me fait sentir bien, même si j'écrivais un roman entier pour vous. Vraiment, je veux vous remercier. J'ai trouvé plus de générosité, d'amitié et d'amour à Barnacre que je croyais qu'il pouvait en exister. De l'amour pour notre planète, l'amour de la famille, l'amour que vous avez pour nous, et celle que nous avons pour vous, l'amour de la vie. Love, actually. [Non traduisible, c'est un jeu de mot. Love actually est le titre du film préféré des Keenans] (Et je peux vraiment dire que "l'amour est partout" à Barnacre) [en lien avec le film] J'ai été ici seulement que cinq semaines, mais j'ai l'impression de quitter mon chez moi. Probablement parce que c'est ce que c'est, puisque vous et vos merveilleux enfants avez toujours agis avec nous comme si nous faisions partie de votre famille.

Il est sûr que plusieurs choses me manqueront. Le tipi, les jours de travail sur la nouvelle maison, l'adorable Helen (et son curry!), l'enfantin Russell (est-ce que je viens vraiment d'écrire ça? :-P ), tous les volontaires... même la pluie et la boue (tellement de boue!). En fait, tout ce qui fait partie de votre Création me manquera. Votre Création, un symbole d'espoir, de partage, de persévérance et d'amitié - car qu'est Barnacre si ce n'est pas un lieu construit sur ces pierres?

Vraiment, je suis en adoration devant Dom pour m'avoir amené ici (je serai son esclave à jamais). Je me souviendrai toujours de votre accueil et j'espère revenir un jour.

Avec amour et sincérité,

Un énorme merci.
 
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dimanche 22 novembre 2009 Pigeonnons
 
Une petite merveille rigolote trouvée sur le Pigeonographe!
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jeudi 19 novembre 2009 Love Actually
 
J'ai dû écouter ce film au moins 10 fois, dont minimum 5 quand j'étais en Angleterre chez les Keenans... un véritable coup de coeur. À voir, préférablement la version originale qui est tellement plus drôle!
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mercredi 18 novembre 2009 Living in Barnacre, or how to survive to Mud
barnacre/IMG_2460.JPGbarnacre/IMG_2400.JPGbarnacre/IMG_2438.JPGbarnacre/IMG_2475.JPG
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Et là je parle de Mud avec un grand M. Mud qui veut dire boue, mais ne le traduisons pas, parce que Barnacre's Mud, ça n'a rien à voir avec la bouette du Québec, oh ça non!  Mais je vais trop vite. Commençons par le début, voulez-vous? Ce billet est le premier d'une série qui portera sur le voyage en Europe duquel je suis revenu il y a un mois.

Notre premier arrêt : Barnacre, en Angleterre. Ni une ville, ni un village, à peine une rue, mais surtout un coin de paradis tout près de Liverpool. Et c'est Dominique qui m'y a amené, pleine de souvenirs et impatiente de partager son amour pour l'endroit et sa famille,  les Keenans, avec moi. Sauf qu'il lui a fallu attendre, parce qu'après six heures d'avion pour nous rendre à Paris, c'en est plusieurs autres de car (autobus) qui nous attendaient pour nous rendre à destination. Même si nous avons quand même eu le temps d'admirer la capitale française, nous prélassant sous le soleil qui frappait la colline du Sacré-Cœur de Montmartre, nous avions encore Paris-Londres à faire de nuit, puis Londres-Liverpool, pour finir par prendre un train de Liverpool vers Meols, où Russell, notre hôte, venait nous chercher. Ça c'est en oubliant le bout où nous avons manqué le traversier de la Manche – parce que quelqu'un que je ne qualifierai pas d'intelligent avait oublié son passeport -, ce  qui nous a pratiquement fait rater notre liaison vers Liverpool.

barnacre/IMG_2448.JPGDonc,  le premier mois, nous l'avons passé à Barnacre. J'ai écrit que c'est un coin de paradis, et je le pense vraiment. D'abord, petite mise en contexte, question de ne pas vous perdre. Barnacre est à la fois le lieu de résidence des Keenans, notre merveilleuse famille-hôte, et le lieu où leur projet est en train de naitre. Un projet de mode de vie écologique – on parle ici de production d'électricité par éolienne, de récupération d'eau de pluie, de filtrage naturel des eaux usées, etc. –  pour eux, mais aussi pour des vacanciers par l'entremise de cottages verts. Ça, c'est la surface. Mais c'est beaucoup plus que ça et c'est là que nous entrons en action. Barnacre c'est aussi et surtout une petite communauté de volontaires – les helpers – qui, accueillis, nourris et logés par la famille Keenan, travaillent ensemble aux diverses tâches nécessaires à la maintenance et au développement du site. Et c'est majestueux, parce que ça marche.

barnacre/IMG_2549.JPGLa famille Keenan y est pour beaucoup. Si accueillante, ouverte, aimante…  ils font tout pour le bonheur de leurs helpers. Je me suis senti beaucoup plus que leur invité, en fait, nous faisions partie de leur famille. Et c'est ce qui me pousse à tous vous les présenter, parce qu'ils sont fabuleux. Helen,  la mère,  qui nous préparait les meilleurs plats au monde – je rêve encore à son curry et à son Mac' and Cheese – et s'assurait toujours que nous allions bien. La gentillesse en personne. Russell, le rêveur, –  Barnacre c'est son projet – qui supervisait les travaux et essayait tant bien que mal de nous expliquer chacune des tâches… mais Russell, on comprend rien, soit clair et articule! ;-) Les enfants, Sam, Paul, Tommy et Grace, âgés de moins de 12 ans. Et bien sûr les animaux, Rex le chat, Amber le chien, Perdy l'âne, et une multitude de chèvres, dont Rose l'aventurière qui devait sauter par dessus la clôture trois fois par jour et que nous devions toujours remettre dans l'enclos. Ma famille anglaise que j'adore.

barnacre/IMG_2529.JPGOutre les Keenans, il y a une autre famille que je ne pourrais oublier, celle des helpers. Notre nombre variait, mais nous avons été jusqu'à onze helpers à la fois – Russell étant si bon organisateur qu'il ne s'était pas rendu compte qu'il avait accepté autant de gens en même temps.  Parmi nous, des Français, des Anglais, des Allemands, des Américains, un Espagnol et une Australienne, avec qui nous vivions 24 heures sur 24. Je ne vous les présenterai pas tous, mais je garde de bons souvenirs de chacun d'entre eux. Je pense en particulier à Joanna que nous sommes allés visiter en France avant mon retour, ou encore à Joel, Karen, Claire, Emily… comme ils me manquent!


barnacre/IMG_2441.JPGVous vous demandez surement pourquoi alors je présente Barnacre comme une survivance à la boue dans le titre de mon billet. Qu'est-ce que the Mud –  lire avec un son de film d'horreur –   vient faire là-dedans? Et bien s'il y a une chose que j'ai apprise de Barnacre, c'est que ça ne sert à rien de vouloir rester propre. Inévitablement, à la fin de la journée, vos vêtements, vos mains, vos cheveux seront recouverts d'une substance quelconque, que ce soit du plâtre, de l'huile ou toutes autres substances dont je tairai les noms afin que vous gardiez votre dernier repas dans votre estomac. Mais plus que tout, il est impossible d'échapper à la boue. The Mud is everywhere. La quasi-totalité du terrain en est recouverte et les rares endroits secs sont comme des oasis en plein désert. Il faut dire qu'il pleut énormément, c'est l'Angleterre quoi. Nous passions nos moments libres dans quatre bâtiments distincts : le cottage où la famille Keenan habite en partie et où nous mangions tous ensemble – lorsque nous n'étions pas onze –, le tipi où nous dormions – oui vous avez bien lu, et c'était fantastique –,  la caravane des helpers, où nous pouvions mettre nos sacs, écouter la télévision, manger, etc. et finalement le Lake House, une petite cabane près du lac où nous pouvions aller aux toilettes, prendre notre douche, et petit-déjeuner. Pour passer de l'un à l'autre, nous devions impérativement affronter the Mud. Ce qui fait qu'à un moment je ne me séparais plus de mes bottes. Pas question de sortir sans elles, encore moins de sortir en souliers, sauf si je voulais avoir de la boue jusqu'aux genoux. Peut-être comprenez-vous maintenant pourquoi the Mud est à mes yeux et aux yeux de plusieurs autres helpers l'icône de Barnacre.

barnacre/IMG_2463.JPGMaintenant, à part tenter de ne pas mourir sous dix pieds de cette boue, nous faisions aussi autre chose. En temps normal, nous travaillions de neuf à cinq heures et soupions – je devrais dire que nous avions un tea time –  vers sept heures. Nous avions une pause en avant-midi, le tea time – oui encore – et nous dinions pendant un nombre astronomique d'heures. Ce que nous faisions pendant nos heures de travail variait beaucoup d'une journée à l'autre : ménage et préparation des cottages pour les futurs arrivants,  lime washing  –  enduire un mur extérieur de chaux –, plâtrage, arrachage de quenouilles, préparation du dîner, lavage de vaisselle… mais la majeure partie du travail s'effectuait sur la maison en construction des Keenans, principalement sur le toit – quand nous ne cherchions pas nos outils pendant trois heures dans ce grand chaos qu'est Barnacre. J'ai fait une overdose de triage, perçage et de taillage de tuiles d'ardoises, tellement que je ne peux plus supporter la vue d'une maison au toit d'ardoise. Je jure que je ne toucherai plus jamais à une seule de ces tuiles.

barnacre/IMG_2481.JPGEnviron deux fois par semaine, nous avions l'opportunité de fuir the Mud grâce aux day off. Nous pouvions prendre un vélo  –   dans le meilleur des cas, le siège prenait des angles pas possibles, dans la plupart des cas, la chaine débarquait à tous les cinq mètres – pour aller à la plage, se promener ou bien manger la meilleure crème glacée du Royaume-Uni chez Nicholls. À pied, nous pouvions aller à Moreton pour faire du charity shopping ou manger un délicieux fish ‘n' chips   – je vous laisse deviner où j'étais toujours rendu. En une heure, nous étions à Liverpool. Nous avons fait des folies extraordinaires, un crepe party –  qui consiste uniquement à se bourrer la face en mangeant plein de crêpes –  et sommes même allés voir Harry Potter and the Half-Blood Prince au cinéma avec notre ami du Québec Marc-Antoine qui faisait un stage à l'hôpital où Russell travaille.

J'aurais des centaines d'anecdotes à vous raconter.

barnacre/IMG_2449.JPGBarnacre a été une expérience inoubliable pour moi. Bien sûr, au début, je me suis demandé ce que j'y faisais, moi qui suis si peu porté au travail manuel. Mais Barnacre est le genre d'endroit qui vous donne rapidement l'impression d'y être depuis toujours, chez vous.

J'ai envie de terminer par cette constatation : Barnacre est un endroit construit de et par l'amitié et l'amour qui unit la famille Keenan et les centaines de helpers qu'ils ont vu passer. Quelque chose d'à peine croyable, mais que j'ai vu de mes yeux vu, et ressenti aussi. Oui ressenti et vécu à fond. Il est clair dans mon esprit qu'un jour j'y retournerai. La maison sera terminée, les enfants seront grands, tout aura changé, mais je sais que là-bas moi et tous les helpers seront toujours les bienvenus. Je sais que j'y retrouverai cette même énergie qui m'a nourri, abondante et précieuse, pendant plus de quatre semaines qui m'en ont paru qu'une seule.


Vous n'êtes pas là pour le voir, mais présentement,  je souris à cette seule pensée.
 
En images
(1) La maison des Keenans en construction. Tous les matériaux ont été choisis pour qu'elle soit le plus écologique possible.
(2) Traversée de la Manche.
(3) Plage anglaise près de Barnacre.
(4) Sam et son poulet!
(5) Liverpool.
(6) Barnacre, c'est ça! Au fond le cottage et la maison en construction.
(7) Russell et Domi.
(8) On soupe en famille, la famille des helpers.
(9) Notre belle caravane flottante. Quand je vous disais pour the Mud!
(10) On travail sur le toit! (Sauf moi, je prends une photo, mouhaha)
(11) Petite balade en vélo avec Joanna.
(12) Notre tipi!!!!! À côté, Joel et Karen qui "chop" du bois.
 
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dimanche 15 novembre 2009 Nouveau blogue. Même passion.
logo.jpgC'est noir intergalactique. La couleur de fond de ce blogue. Pas de jais, pas charbon, c'est intergalactique. J'ai beaucoup hésité entre ce noir et le noir ébène. Mais au final, la petite madame au département de la peinture chez Rona m'a convaincu que pour ce que je voulais en faire, l'inter-galaxie ferait parfaitement ressortir l'ensemble du blogue... quoi, vous ne me croyez-pas? Si si je vous le dis, j'ai même les petits cartrons!
 
Non, je ne suis pas viré fou, juste un peu obsédé par mon nouveau blogue, sur lequel vous êtes en ce moment (enfin, j'espère, s'il fallait que je parle tout seul en plus...) et qui est en chantier depuis un mois maintenant. Et ça tombe bien que je vous le présente aujourd'hui, je vais enfin pouvoir regarder autre chose que mon écran et sortir de ma cave - j'exagère à peine le travail que j'ai mis sur ce blogue ces dernières semaines...
 
D'abord : bienvenue! (j'ai presque oublié de commencer par le commencement). Je suis très heureux de vous accueillir chez moi, n'oubliez pas d'essuyer vos bottes en entrant, c'est tout neuf, tout beau, faudrait pas tout salir dès le départ! Prenez vos aises... voila. Alors, comment vous trouvez?
 
"Mais pourquoi un nouveau blogue Maxime? Il était pas bien l'ancien?" dites-vous (ben voyons, ce n'est pas parce que j'imagine des voix que je suis devenu dingue... vous ne faites pas confiance à mon équilibre psychologique ou quoi!?). Et bien pour plusieurs raisons. Avant tout, je réfléchissais déjà depuis longtemps à refaire le design de mon ancien blogue. J'aime le changement, et j'adore toucher au graphisme, même si à la base je n'ai aucune formation en la matière. Et de un. Ensuite, le fournisseur de blogue chez qui j'étais, Over-blog, commençait - disons-le sans grâce ni élégance - à me faire chier. Entre autre par l'imposition d'un système qui traitait chacune des images de mes billets en réduisant leur qualité de façon assez significative (j'en parlais sur le billet "Contentieux avec Over-Blog"). Et de deux. Ajoutons finalement le siphonnement par un mystérieux trou noir de toutes les images de mon ancien blogue, y compris celles sur lesquelles la structure même du blogue reposait, surprise que j'ai eue alors que j'étais en Europe pour plusieurs mois. Le mystère n'est pas resté obscur pour très longtemps, j'ai fini par comprendre ce qui s'était passé, mais étant un peu lâche de devoir retrouver toutes ces images et les remettre à leur place, je venais de trouver une troisième raison de tout recommencer à zéro. Et de trois.
 
Tout ça m'a mené à l'idée de créer ce nouvel espace sur le net, et, chez moi, quand il y a étincelle d'idée, c'est rare que ça ne devient pas projet. Bien sûr, il y avait aussi un désir de pouvoir contrôler totalement mon blogue, ce qui n'était possible pour moi qu'en le créant à partir de zéro selon les préceptes de la programmation web - qu'heureusement je manie assez bien -, selon mes besoins et mes goûts. Puis le plaisir de créer, qui explique mon penchant pour l'informatique - le pouvoir de création par la logique -, et qui me dirige souvent dans mes choix de projets.
 
Le résultat est donc là, aujourd'hui, devant vos yeux que j'espère ébahis. Ce sont les mêmes billets que j'ai déménagés un par un (si vous cherchez un coupable pour ma folie, ne cherchez pas plus loin), vos commentaires qui ont aussi suivi, mais le tout dans un nouvel emballage qui me permet de vous offrir plusieurs nouvelles fonctionnalités et quelques autres changements.
 
Commençons par le plus simple, c'est-à-dire le design. Plus épuré, je suis quand même resté dans le classique, avec l'image de titre du haut, une colonne pour le menu, une pour le contenu, puis un pied de page qui propose les archives du blogue. Je voulais aussi donner plus de place à mes billets, et donc vous pouvez remarquer que ceux-ci s'affichent dans un espace plus large que sur mon ancien site. Petite surprise supplémentaire, l'image que vous pouvez admirer tout en haut. Regardez la bien, parce que demain, elle aura donné sa place à une autre... à chaque jour son image! Enfin presque, il y a un éventail d'une trentaine de photos que j'ai moi même prises lors de divers voyages.
 
Si on regarde du côté des thèmes - autrefois nommés catégories - maintenant, ceux-ci ont un peu changé. Cinéma et télévision a été remplacé par Art et culture, question de me donner la possibilité de ratisser plus large. Informatique n'est plus, mais - encore une fois le global l'a emporté - le thème Sciences et technologies a été créé. Aussi, le classement des billets dans ces thèmes a muté vers quelque chose qu'Over-blog ne me permettait pas de faire, mais dont je rêvais depuis longtemps : chaque billet peut maintenant être classé dans plus d'un thème, ce qui m'évite les choix déchirants quand un billet touche à plus d'un thème.
 
Mais ce qui me fait le plus plaisir dans toutes ces nouveautés, ce sont les nuages de mots clés. Ils sont un peu partout sur le blogue, il y en a un sur la page d'accueil. Le concept est simple : ces nuages présentent les sujets les plus abordés dans mes billets. La taille d'un mot clé est influencée par le nombre de billets qui en parlent : petit mot clé veut dire quelques mentions du sujet dans mes billets, grand et gras mot clé signifie que je l'ai au contraire mentionné à plusieurs reprises. Ces nuages sont différents selon l'endroit où ils se trouvent, par exemple si vous prenez le nuage du thème Politique et société, vous verrez des mots du genre élections, Harper, justice, Québec ou encore souveraineté, alors que si vous examinez plutôt celui de Arts et culture, ce sera cinéma, série télévisée, vidéo, culture, etc. Un simple clic sur un mot clé vous donne accès à l'ensemble des billets qui traitent du sujet. Le but de tout cela : vous fournir une autre manière de vous déplacer sur le blogue et de trouver les billets qui vous intéressent.
 
Maintenant, ne croyez pas que je vais m'arrêter là. J'ai encore quelques idées pour le futur : des albums photos, des vidéos, une bibliothèque virtuelle... mais disons que ça viendra plus tard, parce que rien de tout cela ne se fait en criant asperge (quoi, c'est pas ça l'expression?), et le tout nécessite encore une quantité considérable de temps.
 
Je vous lâche maintenant, avant de vous assommer, et pour que vous le visitiez ce fichu blogue un jour! Simplement un petit truc à noter : dorénavant c'est maxime-jobin.com!
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