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mardi 27 janvier 2009 Premières fois
J'ai fais la bise pour la première fois ce lundi. J'étais tout content... mais j'ai manqué mon coup! Elle sourit et elle dit : "C'était quoi ça? Une bise québécoise?" Puis, devant la tronche que j'ai dû lui faire, elle rajoute "On se touche ici!". Et elle pointe ses joues. Puis un peu plus tard dans la journée, elle me demande comment on fait la bise au Québec. Je lui dis qu'on ne la fait pas vraiment, sauf parfois avec la famille, que c'est plutôt la poignée de main. "Je ne me vois vraiment pas te faire une poignée de main!"

Autre première fois. Tatiana a la brillante idée de sortir pour aller lire dans un café. Je décide de l'accompagner, en lui promettant de ne pas la déranger. Après avoir marché un peu dans les rues illuminées de Lille, nous nous sommes arrêtés à un café, puis à un autre, pour finalement choisir un café avec vue sur la Grand' Place. Je me suis conmandé un café crème, sans attentes précises. J'adore l'odeur du café, mais je n'ai jamais aimé en boire. Mais nous sommes en France, comment faire autrement?  Et je n'ai pas regretté! Ce café m'a surpris, tant par son goût que par sa douceur. Pour la première fois, un café me plaisait. J'étais à Lille, la Grand' Place devant mes yeux, en train de lire, avec un café délicieux  prêt à être dégusté. Qu'est-ce que j'aurais pu demander de mieux?! (dormir après avoir pris un café à 9h00 du soir, probablement... haha)

Aussi scoop, nous n'irons pas en Belgique ce weekend, mais plutôt à Amsterdam! L'une des classes de Tatiana organise cette sortie pour 10 euros seulement, et nous laisse venir avec eux pour 15 euros! J'ai hâte d'y être.

Bonne semaine!
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samedi 24 janvier 2009 De l'autre côté du lit

Note
: 8.5/10
Genre : Comédie
Réalisateur : Pascale Pouzadoux
Commentaire: Absolument tordant!

Synopsis : Ariane et Hugo décident d'échanger leur vie pour échapper à la routine, qui, après dix ans de mariage, leur donne le sentiment d'être des hamsters pédalant dans une roue. Elle se retrouve du jour au lendemain à la direction d'une entreprise de location de matériel de chantier. Et lui s'improvise vendeur de bijoux à domicile... Mais la vie est-elle plus belle lorsqu'on la contemple de l'autre côté du lit ?
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samedi 24 janvier 2009 De l'autre côté de l'Atlantique
Jeudi soir. Je marche en revenant du boulot. Je vois l'herbe et la rue sans neige, les dalles sur lesquels je pose mes pieds. J'admire le sombre du ciel, les étoiles qui y sont fixées, comme des lucioles sur un plafond de miel de bleuet. Je sens l'odeur de l'air, je laisse le vent me frôler. Et lors de cette soirée pourtant sans nuage, l'éclair surgit : je suis en Europe! Et oui, vous avez bien compris. Je me suis vraiment rendu compte que j'étais en Europe que cette semaine. Le stress était tombé, le sourire revenu, les conditions réunies. Je suis à Lille, en France. Je suis en train de réaliser l'un de mes grands rêves, celui de vivre en Europe pour plusieurs mois!

Et donc, de l'autre coté de l'Atlantique, ma vie prends un sens nouveau, je change de mode de vie. Et pour changer de mode de vie, je change. Vous m'avez déjà vu danser? Et bien pauvre de vous, vous avez manqué quelque chose. Dimanche dernier, Tati et Sab réussissaient à m'amener au Baobab Café pour m'y faire danser la Salsa! Photo à l'appui, je vous jure. Bon, on ne peut pas dire que j'étais très bon - même si les filles vont dire le contraire pour me faire plaisir -, mais ce fut tout de même une belle soirée! Sinon, toujours dans le même ordre d'idée, celui du mode de vie, je n'ai jamais mangé autant de poisson. Les Européens, du moins les Français, mangent beaucoup plus de poisson que nous. Au restaurant universitaire - qui est maintenant ouvert le soir, hourra! -, il est apprêté à toutes les sauces : en pâté, en brochette, dans une sauce... et c'est bon, je dois l'avouer, moi qui ai toujours dit ne pas aimer le poisson. C'est la même chose pour le dessert. Bon dieu qu'ils font de bons desserts! Pâtisseries, mille-feuilles, pâtisseries, crêmes brulées, PÂTISSERIES, gâteaux, PÂTISSERIES (j'ai dit que j'aimais leurs pâtisseries?), pudding.... Rien à voir avec les desserts de notre cafétéria au cégep!

Côté stage (parce que c'est quand même pour ça que je suis ici, pas pour les pâtisseries!), la panique est tombée. Je comprends de mieux en mieux le projet qui est intéressant tant du point de vue informatique que scientifique. La semaine prochaine, je vais assister à une réunion entre les divers partenaires du projet, qui sera surement très enrichissante. Et je rencontrerai Valérie et Patrick pour parler plus en détail de ma prochaine tâche... dont je n'ose parler, car je suis tenu par le secret. C'est très sérieux la recherche!

Ce qui l'est un peu moins, mais qui est  tout aussi amusant, ce sont les découvertes que nous avons faites cette semaine. D'abord, après avoir écouté deux films français, je peux déjà affirmer que la rumeur voulant que ceux-ci soient mauvais est complètement fausse! Bienvenue chez les Ch'tis (voir bande-annonce ici) m'a fait connaître la région - car l'histoire concerne le Nord-Pas-de-Calais, exactement où je suis présentement - et rire, tout comme De l'autre côté du lit dont j'ai rapidement parlé ce matin (et qui m'a couté 8,50 euros! Dernière fois que nous allons à ce cinéma). Hasard ou non, on y retrouve le même acteur, Dany Boon. En dehors des films, nous avons aujourd'hui continué notre visite de Lille. Nous voulions aller voir la citadelle Vauban, mais elle n'est ouverte au public qu'à partir du mois de mai.  À la place, nous avons flâné dans les rayons de la plus grande librairie en Europe, le Furet du nord située sur la Grand' Place de Lille. Huit étages de bouquins, de DVD et de papeterie! Mais juste avant, nous avons fait un arrêt au Chat bleu, une chocolaterie magnifique qui existe depuis 1912 . Le chocolatier, très sympathique, nous a raconté qu'il avait déjà vécu au Québec pendant 6 mois et nous a offert une carte postale à l'effigie de sa boutique. Nous n'avons pu résister : nous avons acheté un chat bleu (nom du chocolat le plus bon au monde)!

Avant de terminer, je veux absolument  parler de Paul. Paul est beau. Paul sent bon. Paul est magique. Je l'aime. Paul est une pâtisserie et une boulangerie! (et oui je parle encore de pâtisseries, ce pourrait être le nom de ce billet!) Il est partout dans la ville. Sur la Grand' Place, dans les rues du Vieux Lille, au centre commercial V2, partout! Et chaque fois que je le vois, je dois résister à l'achat de ses pains et galettes chaudes. Mais je me suis promis, au moins une fois (ce sera plus d'une fois), il faut absolument que j'achète chez Paul. Message à Tatiana : c'est moi que Paul aime le plus!

Pour info, le weekend prochain, nous pensons aller nous promener en Belgique. Je publierai les photos, ne vous en faites pas! D'ici là, bonne semaine!

En photos
Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus.
(1) Lille la nuit!
(2) Moi qui ESSAIE de danser la salsa.
(3) La Chicorée, un café très fréquenté de Lille.
(4) La chocolaterie Le chat bleu. Miam!
(5) Le Furet du Nord, la plus grande librairie d'Europe!
(6) Paul, cette boulangerie-pâtisserie que j'aime tant! (et pourtant je n'ai encore goûté à rien. Simplement l'odeur...)

Un merci spécial à...

Au propriétaire du Chat bleu, qui a été très agréable avec nous! J'invite tout le monde à visiter sa boutique si jamais vous mettez les pieds à Lille!
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lundi 19 janvier 2009 On ne dit pas... on dit...
En France...
On ne dit pas... On dit...
De l'eau De la flotte
De la gomme Du chewing-gum
Des ronds de poêle Des plaques de cuisson
Une laveuse Une machine à laver
Une sécheuse Un sèche-linge
Une brocheuse Une agrafeuse
La fin de semaine Le weekend
De la soupe poulet et nouilles De la soupe de poule
 
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dimanche 18 janvier 2009 Première semaine
C'est dimanche. Déjà une semaine de passée, et je n'en reviens toujours pas d'être ici. Ce billet se voudra un bilan de la semaine, car j'ai eu peu de temps à mettre sur ce blogue depuis mon dernier message. Nous nous organisons toujours et nous adaptons à notre nouveau mode de vie.

D'abord, évènement important de la semaine, le début de mon stage, mercredi. Je dois dire que cela a donné lieu à beaucoup de stress et à une certaine panique. Il faut dire que je vais participer à un projet scientifique tout de même assez complexe et il m'a fallu du temps avant de bien comprendre l'essentiel. D'ailleurs, je n'ai pas encore terminé de lire les différents documents qui ont été mis à ma disposition, dont une thèse de plus de 200 pages. Il y a ça qui m'a fait paniquer, mais aussi le fait qu'on m'a demandé de faire quelque chose qui est complètement en dehors de mon domaine comme première tâche : installer un serveur Linux. Je suis programmeur, et je n'ai que des bases en ce qui a trait aux réseaux et à l'installation de machines, surtout Linux. J'ai d'ailleurs, lors de cette tâche,  fait face à un problème que je n'ai pu résoudre que vendredi soir, et avec l'aide de plusieurs autres. Néanmoins, je me console, car je n'étais pas le seul à ne pas comprendre d'où venait le problème.

Mais je dis tout cela, et je me rends compte que je n'ai pas vraiment donné de détails sur mon lieu de travail. Alors je me reprends! Le laboratoire de Physicochimie des Processus de Combustion et de l'Atmosphère de l'Université des Sciences et Technologies de Lille, plus communément appelé le PC2A, fait des recherches sur la combustion, la physicochimie de l'atmosphère, les mécanismes des polluants, l'optique, le laser et l'environnement. Plusieurs projets sur ces thèmes sont en cours simultanément, exécutés par près d'une cinquantaine d'employés, de chercheurs et d'étudiants dont deux équipes de recherches. Le projet auquel je participe est le projet CERPA (Cartographie de l'Exposition aux Risques des Populations aux Aérosols). L'idée derrière cet acronyme est de cartographier la pollution atmosphérique sur la région du Nord-Pas-de-Calais afin de mieux évaluer l'impact sanitaire de l'exposition des populations aux particules atmosphériques. Le bâtiment C11 où se déroule mon stage est situé en plein cœur du campus universitaire. Je partage ma salle de travail, qui est un ancien laboratoire transformé en bureau, avec quatre étudiants en master et en doctorat. L'ambiance du lieu de travail est calme et les horaires sont plutôt flexibles : je dois arriver aux alentours de 9h30, j'ai droit à 1h30 de dîner et je peux partir lorsque je le désir, normalement à partir de 17h00. Les gens en général sont très sympathiques et toujours prêts à répondre à mes questions.

Changeons complètement de sujet pour faire un melting pot de divers trucs concernant la vie à Lille.

Météo
. La température a varié cette semaine entre -5° C et 10° C... on se croirait au printemps! Aussi, j'ai appris que Lille avait un point commun avec Londres : il y pleut souvent. Et je ne m'en plains pas, puisque vous savez que j'adore la pluie!

Heures d'ouverture des magasins. La règle est simple : la plupart des commerces et des services sont fermés à temps plein. Oui, je sais, j'exagère! Mais je ne compte plus les fois où je me suis cogné le nez à une porte barrée. Tout ou pratiquement tout est fermé de midi à 13h30-14h00 et presque rien n'est ouvert le dimanche. La poste ferme à midi le samedi. Certains services sont même fermés tout le weekend. Résultat : on doit inventer du temps pour faire des trucs importants mais pourtant si simples comme aller faire notre demande de carte de transport ou poster un livre.

Alimentation. (pourquoi j'ai l'impression d'énoncer des titres de rubriques de magazines féminins?) Première observation, le pain est ici considéré comme un besoin vital au même titre que l'eau. Jamais vous ne verrez un repas français sans pain. Enfin moi ça ne m'est toujours pas arrivé. Et je proclame aussi au monde que le pain américain est complètement dégueulasse si on le compare avec le pain français! Je n'ai jamais mangé d'aussi bon pain! Deuxième observation, je n'aime pas le fromage. Depuis mon arrivée, je n'ai pas trouvé un seul fromage que j'apprécie ici. Oublions tout de suite le fromage en crotte ou encore le bon vieux Coaticook. Soit ils puent, soit ils goûtent le beurre. Et je ne considère pas manquer de respect aux fromages français en disant cela. Je renouvelle simplement mon observation du fait que je n'aime pas les fromages "fancy". C'était vrai au Québec, et ça l'est toujours en France. Le problème, c'est qu'ici, il n'y a que ça. Troisième observation, ce qu'on mange ici est généralement très bon. On peut retrouver certaines choses qu'il y a aussi au Québec, mais nommées différemment (soupe de poule plutôt que soupe poulet et nouilles) et on découvre de nouveaux plats, comme la carbonnade - dont je vous ai déjà parlé -, divers desserts, le mouton ou encore la pizza française (toute mince et souvent sans pepperoni).

La sainte paix. Il semble qu'il soit aussi impossible d'avoir la sainte paix ici qu'au Québec : je vous annonce que les témoins de Jéhovah existent partout dans le monde. Saviez-vous que, selon nos choix, nous pouvons passer notre vie éternelle au paradis ou en enfer? Si vous ne le saviez pas et bien ne vous en faites pas, des gens sont toujours disponibles pour venir vous l'expliquer pendant une demi-heure dans votre cadre de porte.

Sinon, cette semaine fût l'hôte de plusieurs autres découvertes et surprises. Déjà, concernant la douche qui s'est mise mystérieusement à projeter de l'eau chaude! Pas tiède, chaude! Et même brûlante! En contrepartie - parce qu'on ne peut pas tout avoir dans la vie -, nous avons dû nous exiler pour faire notre lavage, car la laverie des résidences était fermée. Cause : toutes les machines sont en panne. Autre chose, alors que le restaurant universitaire devrait normalement être ouvert midi et soir, il était fermé tous les soirs cette semaine à cause d'un manque de personnel. Il a donc fallu improviser un peu avec les provisions que nous avions.

Finalement, nos soirées du vendredi et samedi soir furent plutôt intéressantes. Vendredi nous avons marché désespérément à la recherche d'un endroit où danser. N'ayant pas trouvé, cela explique pourquoi je parle de soirée intéressante, haha. Nous avons quand même découvert Lille de nuit et avons mangé une crème glacée en plein mois de janvier. Samedi, c'était pizza-time, puis ensuite movie-time. Nous avons écouté un film que Tatiana avait apporté avec elle : Un bon cru, film se passant en grande partie dans le sud de la France. Je n'ai jamais aussi rit qu'hier soir, et ce à cause d'une seule réplique du film. Moi et Tatiana n'étions littéralement plus capables de respirer!

Bon, je pense que j'en ai assez dit non? Mon prochain billet, qui ne saurait tarder, sera un début de lexique franco-québécois. Préparez-vous à rigoler!

En photos

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(1) Les résidences E. Galois, Galois, Galoiiiissss! (à lire comme si c'était les résidences soleils) Là où on habite.
(2) Le musée des Beaux-Arts de Lille.
(3) Tatiana qui, après un moment de panique, essaie de nous faire croire qu'elle a trouvé un nouveau truc pour ne pas perdre sa clé : la laisser dans la serrure!
(4) Fontaine, place de la république.
(5) Une photo chef-d'oeuvre prise par Tatiana! Mais c'est avec mon appareil photo, donc c'est moi qui ait tout le mérite n'est-ce pas? ;P
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lundi 12 janvier 2009 Deux faits, deux différences
En France, les sacs en plastique sont interdits depuis deux ans. J'étais très heureux de l'apprendre, d'autant plus que ça fonctionne très bien, alors le Québec devrait suivre la voie toute tracée!

Aussi, le lait est très différent. Il y en a trois types : écrémé, demi-écrémé, entier. Valérie m'a dit qu'il s'agissait de 0%, 50% et 100% de matière grasse. Le lait entier équivaut donc à du lait de ferme québécois. Le goût est très prononcé et si on le fait cuire, une couche de crème se dépose sur le dessus.
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lundi 12 janvier 2009 Ma chambre en photos

 
   

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dimanche 11 janvier 2009 De Paris à Lille
Depuis que j'ai ma chambre, je n'ai pas eu le temps d'écrire encore - en plus, nous n'avons toujours pas Internet, il va falloir attendre à lundi. C'est que, entre notre départ de Paris et aujourd'hui, beaucoup de choses se sont passées. D'abord, je dois absolument vous citer la première expression française que j'ai entendue. « Tu me ponces et je roule. » Je précise qu'elle provenait d'un adolescent. J'avais beaucoup de mal à ne pas lui rire à la figure. Sans vouloir être méchant, c'est seulement que c'était tellement drôle! En fait, j'ai l'impression que c'est le tendant français de « prends moi pas pour une valise ». Avouons que c'est bien trouvé tout de même! Maintenant, revenons à mes péripéties du samedi – ou plutôt arrivons s'y, puisque je n'ai toujours pas commencé. Avant de quitter la ville lumière, nous avons fait un tour de la ville en car avec arrêt à la tour Eiffel (évidemment). Puis nous avons fait nos adieux à notre guide qui nous a déposé à la Gare du Nord, car nous prenions un TGV vers Lille, dans lequel nous avons pu admirer les champs glacés, presque comme si nous étions au Québec.

À Lille, nous avons été accueillis comme des rois et des reines par Valérie, une des responsables françaises de nos stages avec qui, en plus, je travaillerai à l'IUT. Et quand je dis royalement, c'est royalement! Elle a donné plusieurs heures de son samedi pour, d'abord, nous amener à notre résidence pour que l'on s'y installe, puis en nous amenant dans un centre commercial et en nous aidant à trouver le nécessaire à la vie en chambre : vaisselle, draps, nourriture de base, etc. Nous étions plus particulièrement au magasin Auchan - ressemble à un Wal-Mart où des crieurs seraient positionnés à des endroits stratégiques pour proclamer les promotions et les rabais – en plein solde des fêtes. Vraiment, j'étais surpris par la bonté de Valérie et par sa bonne humeur. Je l'ai trouvé fort sympathique et je sens que je n'aurai aucun mal à travailler avec elle.

Nous avons passé notre premier soir à la Grand' Place de Lille, à la sortie de la Gare Lille Flandres. Après un rapide tour des rues illuminées et franchement splendides qui nous a fait dire, à moi et Tatiana, « j'en reviens pas d'être ici », nous sommes allés souper… euh dîner (faut encore que je m‘adapte à leurs termes!). Il faut dire que nous étions pressés, car il faisait un peu frisquet et il était déjà 20h00. Nous dinions à l'heure des Français quoi! Je pris une carbonnade flamande, car Valérie m'en avait parlé comme d'un plat typique de la région – il faut dire que nous sommes très près de la Belgique. Il s'agit d'un plat de bœuf dans une sauce contenant entre autre des oignons souvent accompagné de frites. C'était très bon, mais un peu cher!

De retour à la résidence, je me suis couché. Alors que le décalage horaire ne m'avait pas du tout affecté la première nuit, il a fait son effet cette nuit là. Bon, il faut dire que l'un de mes voisins a écouté son bruit jusqu'à minuit. Celui là, s'il fait ça fréquemment, il va entendre parler de moi!

Dimanche matin, premier essai des douches. Pas d'eau chaude! Est-ce que c'est la douche, l'heure, je ne sais pas! Mais c'est la pire torture jamais imaginée : pour avoir dix secondes d'eau glacée, il faut soi-même peser sur un bouton. C'est dire qu'il faut soi-même décider consciemment plusieurs fois de suite de se faire descendre dessus une quantité astronomique d'eau dangereusement froide. Faut vraiment vouloir prendre sa douche!

Suite à cette expérience frigorifiante, nous sommes allés, moi, Sabrina et Tatiana, visiter à nouveau les rues de Lille. Cette fois nous avons toutefois ajouté à l'aventure celle d'une visite en hauteur : la grande roue! Et oui, pour le temps des fêtes, une grande roue avait été installée pour les visiteurs. Elle nous a permis de voir Lille de haut, un moment franchement magique. Une fois redescendus des cieux, nous sommes retournés à Villeneuve d'Ascq, sans oublier de faire un arrêt au centre commercial pour s'approvisionner en nourriture pour la semaine et la soirée. Nous avons dîné (souper) tous les trois ensemble – poulet cuit et tomates assaisonnées de ciboulette, gracieuseté de Tatiana.

Maintenant, je reviens d'une autre douche (je n'aurai pas le temps demain, je dois rencontrer Valérie à 9h30), tiède celle-là! Vous ne pouvez vous imaginer à quel point j'étais content de savoir que je n'allais pas avoir à souffrir le martyr à chaque fois que je veux me laver. Je vais pouvoir dormir en paix… et c'est ce que je vais faire à l'instant.

Bonne nuit!


En photos

Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus. Dans l'ordre de présentation :
(1) Sabrina, Tatiana et moi devant la tour Eiffel.
(2) La Grand' Place de Lille.
(3) Rue de Lille.
(4) La grande roue!
(5) Lille vue de haut. Mais il fait froid!
(6) Le troupe au centre commercial.
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vendredi 09 janvier 2009 Atterrissage sur Paris
Il est 20h00. Ici. Quatorze pour ma tête encore québécoise. Les tramways passent devant la fenêtre de ma chambre d'hôtel à Paris. Je n'ai aucune envie de dormir, contrairement aux autres.

Le départ s'est bien déroulé. Comme toujours, un lot de stress pour pas grand-chose. Je suis arrivé dès 14h00 à l'aéroport, trop tôt pour mon vol de 19h35, mais au moins, pas en retard. Nous sommes tout de même arrivés juste à la porte d'embarquement, à cause des délais lors du passage à la vérification des bagages. Il y avait une file énorme. Le vol s'est déroulé sans anicroche et à 8h30 heure locale nous étions en sol européen. Il faisait -7°C, et les parisiens avaient froids. Je trouvais plutôt que le temps était doux et bon. Mais la mince couche de neige sur Paris me surpris tout de même.

Alors que nous pensions être les trois seuls accueillis par l'OFQJ, nous nous sommes en fait retrouvés avec une vingtaine d'autres étudiants ou stagiaires québécois dans un autobus voyageur. Ou plutôt un car, si je commence dès maintenant à m'habituer au langage du pays.  Arrivé à l'hôtel, nous avons fait connaissance, et les chambres ont été attribuées. Il fallait former des équipes de deux, mais puisque nous étions un nombre impair et qu'il semblait logique que Sabrina et Tatiana soient ensemble, je me suis retrouvé seul. Une bonne chose et une mauvaise à la fois, parce que pour se faire des amis là-bas, il faut commencer quelque part. Nous avons d'ailleurs rencontré deux autres personnes qui s'en vont à Lille pour étudier.

Puis nous avons marché dans Paris, accompagné de Guillaume, notre guide. Des rues typiquement parisiennes, mais aussi l'arène de Lutèce – là où Paris serait née – , le panthéon, Notre-Dame-De-Paris,  la maison de Victor Hugo… Revoir certains monuments et certains endroits m'a fait chaud au cœur et m'a rappelé de bons souvenirs. Je me suis souvenu à quel point j'aime Paris, et du coup j'ai eu très hâte de découvrir Lille. Nous avons terminé le tout dans une crêperie, où j'ai mangé une délicieuse crêpe au chocolat.

Ce matin, l'excitation n'y était pas. Ce soir, je peux dire qu'elle est revenue, même si je crois qu'une bonne nuit de sommeil s'impose pour la revigorer à fond. En espérant que le décalage horaire ne se fasse pas trop sentir. Demain, nous visiterons à nouveau Paris, puis, à 13h00, moi, Tatiana et Sabrina prendrons le train pour Lille. Valérie Nollet, que j'ai réussi à contacter, viendra aimablement nous accueillir à la gare de Lille. Je suis impatient de la rencontrer et de voir ma chambre.

En photos

Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus. Dans l'ordre de présentation :
(1) Notre guide qui nous raconte l'histoire de l'arène de Lutèce et qui se prépare mentalement à englacer Sabrina avec une boule de neige.
(2) Toute la grandeur de Notre-Dame-De-Paris.
(3) Sabrina, Tatiana et moi devant Notre-Dame-De-Paris.
(4) Place des Vosges.
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jeudi 08 janvier 2009 Départ pour une grande aventure
J'entends déjà le jour fatidique sonner. «Ding dong ding dong, c'est la dernière nuit au Québec. Ding dong ding dong, commences-tu à stresser?» Je suis excité et angoissé à la fois. Je me suis rendu compte hier seulement que partir quatre mois, c'est partir quatre mois, pas trois semaines. Que j'allais m'exiler en sol étranger, pour un stage qui sort complètement de mes habitudes. Vivre un autre mode de vie. Vivre mon rêve d'habiter en Europe plusieurs mois. J'ai encore du mal à y croire.

Mes bagages sont fin prêts... à exploser. Je vais certainement me disloquer une épaule tellement ils sont lourds! Et donc il ne me reste plus qu'à éviter de dire "maman j'ai raté l'avion", mon plus gros stress pour ceux qui me connaissent bien. Je veux être installé dans ma chambre, commencer mon stage, éclairer les inconnus. Après ça, j'aurai le temps de m'ennuyer de mes amis, de ma famille... mais pas avant. L'angoisse d'abord, la peine ensuite. Le décalage horaire passé et quelques nuits de sommeil, ce sont les sourires et le bonheur qui commenceront surement. Je brulerais les étapes pour m'y rendre dès demain!

Je ne publierai plus sur mon blogue pour quelques jours, le temps de m'installer et d'avoir accès à Internet. Mais comptez bien sur moi pour vous donner des nouvelles par l'intermédiaire de ce blogue, avec des photos! En fait, ce sera mon principal mode de communication. Alors venez le voir régulièrement!

Alors voila...

Je...

Ce sont les derniers mots que je tape en sol québécois...
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samedi 03 janvier 2009 Not' accent québécouah
Je viens de lire une entrevue très intéressante avec Jean-Denis Gendron - un phonéticien, auteur de  D'où vient l'accent des québécois ? Et celui des Parisiens ? - à propos de l'accent québécois versus celui des Français. Comme quoi notre accent serait aussi "vrai" que le leur! C'est sur le blogue de Venise, par ici!
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