Page(s) : 1

jeudi 27 novembre 2008 La fin d'une saga

Hier soir, c'était une grande soirée, la fin de 2 ans de torture, la fin d'une saga : celle de mes cours de mathématiques par correspondance! Trois que je devais faire pour pouvoir entrer à l'université. Trois qui ne font pas partie de ma technique et que le cégep a refusé de compter comme des cours complémentaires, doublant du coup le travail à faire. C'est un peu pour ça que je parle de torture, parce que faire un cours de 5 heures par semaines en plus, quand sa session est déjà surchargée, c'est pas le bonheur assuré, les petits lapins et les susucres en chocolat. J'aime relativement les maths, mais pas dans ces conditions. J'ai d'ailleurs dû "clancher" mon dernier cours, pour en être débarrassé une fois à Lille. Pénible, mais ça valait le coup. Maintenant, je peux passer à autre chose, avec un droit d'entré à l'université dans mes poches. Sentiment d'accomplissement énorme après tant de calculs, de formules apprises et de graphiques tracés, que je voulais partager avec vous.

Écrire un commentaire - Vos commentaires (7)
jeudi 20 novembre 2008 Redonner le Prix littéraire des collégiens aux collégiens
Bientôt sera lancée l'édition 2009 du Prix littéraire des collégiens, un prix auquel, vous vous souviendrez, j'ai participé l'an passé. Or, depuis plusieurs jours fait rage une discussion enflammée sur la cohérence d'avoir un jury vide de tout étudiant pour choisir les finalistes du Prix littéraire des collégiens. Les oeuvres choisies sont-elles vraiment celles que les étudiants auraient eux-mêmes placées au rang de finalistes? Est-ce qu'une consultation de masse des étudiants est réalisable? Devrait-on inclure des étudiants dans le comité de sélection? Plusieurs questions se posent, plusieurs propositions se font, tous en discutent. Un professeur, un étudiant (moi en l'occurrence), un membre du comité de présélection, des auteurs, des lecteurs...

Ce débat a lieu ici, sur le Passe-mot de Venise. Je me suis dit que je devais vous « passer le mot». ;-)

Bon débat!
Écrire un commentaire - Vos commentaires (0)
samedi 15 novembre 2008 Le Chef-d’œuvre
Livre québécois
Auteur
: Sébastien Filiatrault
Note : 8/10
Parution : 2008
Nombre de pages : 250 pages

Présentation de l'auteur

Sébastien Filiatrault est né en 1978. Le Chef-d'œuvre est son premier roman. Titulaire d'un baccalauréat en science politique, il a publié en 2004 un essai intitulé Génération idéaliste.

Commentaire

« Le choix est clair comme de l'eau de roche, je ne serai pas un simple passager, je marquerai mon époque de ma plume assassine.» C'est dans cet état d'esprit que le narrateur, ayant en tête d'écrire le chef-d'œuvre littéraire des temps modernes, se lancera dans un processus d'autodestruction volontaire, en fuyant la lumière du jour et en se vautrant dans la dépression hivernale. Car selon lui, pour devenir le Baudelaire québécois des années 2000, il faut absolument souffrir. Il se rendra toutefois compte qu'il ne s'agit pas d'une tâche aussi facile qu'il ne l'aurait cru. L'aspirant-suicidaire se butera à des difficultés non prévues, parmi lesquelles la présence autour de lui d'amis et d'amours qui, sans cesse, le remonteront à la surface. Zoé, une escorte payée pour l'aimer puis le quitter, mais dont il tombera amoureux, le Rital, son ami épicurien, refusant de le laisser sombrer, Ernest, son chat, ou encore Violette et sa petite-fille, deux purs étrangers qu'il apprendra rapidement à connaître et à aimer. Avec tous ces êtres gravitant autour de son monde qu'il voudrait noir, il devra se battre pour empêcher que de minces filets de lumière se placent entre lui et sa cible : dépérir pour écrire.
 
Malgré quelques boutades sur les problèmes sociaux - «Parce qu'on n'est plus des citoyens, il faut bien le dire, on est des consommateurs classés en pouvoir d'achat. » - le roman de Filiatrault est avant tout comique. Et c'est ce qui, pour moi, l'aura sauvé. Bien que l'idée de départ soit ingénieuse – il faut bien avouer que la vision des grands écrivains qu'a le narrateur, même si quelque peu extrémiste, vaut la peine d'être explorée -, j'ai trouvé qu'elle prenait beaucoup de temps à démarrer. Trop de pages à lire le personnage principal souhaiter sa déchéance, expliquer son but, rechercher des façons d'y arriver. Trop de temps avant que l'extérieur prenne sa place, trop de déblatérage intérieur avant de percevoir l'entourage. Heureusement, la situation s'améliore de pages en pages, avec l'arrivée de nouveaux personnages, mais l'aspect humoristique du livre reste à mon avis essentiel pour l'intérêt du lecteur.

Les jeux de mots, en particuliers. L'auteur a un véritable talent dans le domaine et a su en faire profiter avantageusement son roman. En utilisant l'ironie, les double-sens et l'absurde, Sébastien Filiatrault réussi à nous faire rire un nombre incalculable de fois sur des sujets qui ne sont pourtant pas toujours si drôles. « Je m'en contenterai, parce que je ne suis pas difficile et que surtout je n'ai pas le choix du président.», «Je n'ai pas la langue de bois dans ma poche.», «Je ne suis pas piqué des vers solitaires.», «Petit train-train quotidien va loin.», «Je me suis levé avec une gueule de bois non traité.». Et ce ne sont là que quelques exemples pris hors contextes parmi tant d'autres.

Sinon, outres les plaisanteries, les personnages sont tout de même intéressants, attachants. Même le narrateur qui ne fait pourtant rien pour l'être. Le Rital a plus particulièrement capté mon attention, car j'y ai vu l'antithèse du narrateur et j'ai compris qu'il serait son empêcheur de tourner en rond. L'hédoniste versus l'écrivain misérable, créant ainsi une remarquable dynamique entre les personnages. Que ce soit volontaire ou non de la part de l'auteur, c'était une idée brillante.

En bref, je pense qu'il ne faut pas s'attendre à un chef-d'œuvre en lisant Le Chef-d'œuvre – l'auteur le dit lui-même -, mais plutôt à passer quelques bons moments à rire. Et puisque c'était le but de Sébastien Filiatrault, alors je dis « mission accomplie »!

Quatrième de couverture

Aspirant à rejoindre les rangs des grands de la littérature, un jeune homme entame un processus de quête du malheur, une longue démarche d'autodestruction créative. Pour réaliser son chef-d'œuvre, il a plusieurs choix : être fêlé comme Nelligan, suicidé comme Aquin ou fumé à l'opium comme Baudelaire.

Tout sauf ce bonheur moderne et improductif, état de grâce réservé aux non-écrivains de ce monde. Entouré de son ï¬ï¿½del ami le Rital, l'hédoniste italien, et de Zoé, l'actrice en herbe, il rencontrera sur son parcours vers l'abîme Petite Fleur, la jolie poétesse, et Violette, la libraire sorcière.

C'est la guerre au bonheur bourgeois, la résistance à ce monde capitaliste « qui nous tient en liesse ». Tous les moyens sont bons pour aspirer au génie, et la fin justifie les moyens. Cette quête lui permettra-t-elle d'écrire un de ces chefs-d'œuvre « comme il ne s'en fait plus » ?

Citations et extraits

" Nous habitons le seul pays où parler de nous devient discriminatoire pour ceux qui refusent d'en faire partie. "

" Rien à dire, la journée est plate comme le Terre l'était avant que Galilée l'arrondisse. Ou plutôt Copernic, mais c'est l'autre qui a récolté le crédit. "

" Avertissement de Santé Canada : la fumée du pot peut mener à un trip de bouffe dévastateur pour votre épicerie de la semaine. "

" Les gens à l'extérieur émanaient tellement le bien-être et la joie de vivre qu'on se serait cru dans une pub de Tampax, à l'heure des menstruations généralisées."

" Parce que le cinéma maintenant ça coûte les yeux de la tête, ce qui n'est pas très pratique pour regarder un film."

" Parce qu'on n'est plus des citoyens, il faut bien le dire, on est des consommateurs classés en pouvoir d'achat. Et la démocratie, c'est d'avoir le choix d'acheter ce qu'on veut."

" Arrivés à la clinique, le cœur de Zoé battait à cent milles à l'heure dans une courbe de quatre-vingt-dix-degrés."

" Les Anglais sont tout partout et ce n'est pas feng-shui."

" On dit non-voyants pour aveugles, pertes collatérales pour massacres de civils, minorités visibles pour noirs ou autres couleurs flamboyantes, personnes à mobilité réduite pour handicapés et ainsi de suite jusqu'à ce que le monde ne nous semble pas si mal. On embellit comme ça afin de ne plus voir les atrocités et inégalités du monde […] Je ne suis plus un chômeur, je suis une personne en voie de travailler, il n'est plus muet, il est en voie de parler, elle n'est plus un demi-humain, la Femme, elle est en voie d'en être un à temps plein à salaire égal. Nous ne sommes pas aveugles devant les injustices de cette société, nous sommes en voie de nous fermer les yeux. "

______________________
Cette critique est aussi publiée sur La Recrue du mois, blogue qui, tous les 15 du mois, fait découvrir le premier roman d'un auteur québécois! Allez y lire les autres critiques de ce livre!

Écrire un commentaire - Vos commentaires (0)
vendredi 07 novembre 2008 Enseveli sous les formulaires
Moi qui pensais que l'un des avantages d'aller faire mon stage à l'étranger était de ne pas avoir à passer d'entrevue... tout le tralala administratif, c'est bien pire!

Hier, je suis allé faire signer un des nombreux formulaires que j'ai à remplir par le directeur du cégep, qui était nouveau - et donc ne savait pas quelle était la procédure dans les cas de demande de signature comme la mienne - mais surtout... absent. J'ai dû l'attendre pendant plus d'une heure et demie pour une simple signature et un joli-sceau-pour-faire-beau-et-officiel. Et j'y suis allé juste pour ça, deux heures de transport en tout, parce que je suis en "semaine d'étude et d'encadrement" (semaine de congé, mais plus finement dit). Le monsieur était pas bien bien content.

Mais bon, si c'est ça que ça prend! Juste pour vous donner une idée, j'ai quatre formulaires à compléter, à envoyer à trois organismes différents - Régie de l'assurance maladie, OFQJ, Consulat Général de France -, dont la plupart sont interdépendants, c'est-à-dire que je dois avoir le xième formulaire pour pouvoir envoyer le yième. Pourquoi tout ça? Pour une seule et même raison : madame, est-ce que je peux aller travailler en France? Bien entendu, je parle de la demande de visa. Je comprends tout à fait l'utilité de la chose, mais c'est toute une affaire de faire une telle demande. Moins romantique que celle du mariage, mais oh combien plus complexe!

Évidemment, je dois, comme si les 500 formulaires n'étaient pas assez, prouver toutes sortes de choses, comme le fait que je vais VRAIMENT faire un stage à Lille, que j'aurai VRAIMENT les moyens de subvenir à mes besoins pendant quatre mois et que OUI c'est VRAIMENT moi sur la photo! Et les délais... 1 mois pour avoir une réponse de la RAMQ afin de s'assurer d'être... assuré, et 1 mois encore - après le premier mois, parce que, non non, ça ne peut SURTOUT pas se faire en parallèle - pour la demande de visa. Parce que je n'ai pas ce temps là - janvier ça vient vite - je vais devoir me rendre à Montréal au Consulat Général de France pour faire ma demande de visa. Ça "accélère" le processus d'aller y faire la file pendant des heures à ce qui parait.

Heureusement, j'avais déjà mon passeport. J'ai envoyé aujourd'hui les formulaires à la RAMQ, en demandant gentiment à la boîte aux lettres de vite me les renvoyer - sous menace de l'envoyer à la décharge publique si jamais ce n'était pas le cas. Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre et espérer.

Oh et, avis à tous les intéressés, je sais maintenant quel sera mon stage. Je vais travailler dans un laboratoire de recherche à l'Université des Sciences et technologies de Lille. Et oui, exactement là où je vais également résider! Ce sera tout un avantage! Bon, peut-être vous demandez-vous qu'est-ce qu'un informaticien va faire dans un laboratoire de recherche - qui, en passant, travaille sur la pollution atmosphérique? Et bien il semble que je vais y traiter des données satellitaires pour produire des cartes représentant la pollution à un temps donné... On se croirait presque à la NASA! Enfin, ce sera quelque chose de complètement nouveau pour moi et, bien que je dois avouer que ça m'angoisse un peu, j'ai tout de même hâte de relever le défi!

Voila, Je vous laisse avec une visite guidée que j'ai trouvée sur le net de ce qui pourrait bien être ma chambre une fois là-bas : http://www.crous-lille.fr/panorama/bachelard.html

Bonne visite! :P
Écrire un commentaire - Vos commentaires (0)
mercredi 05 novembre 2008 Journée historique

Aujourd'hui est un grand jour. D'abord Obama est le nouveau président des États-Unis, mais surtout, SURTOUT, j'ai terminé mes quatre devoirs de Calcul intégral! J'ai donc presque terminé mon cours par correspondance, il ne reste plus que l'examen! Bon, ce n'est pas rien, l'examen, mais au moins je vais pouvoir le faire avant de partir pour mon stage en France.

Ce n'était qu'un clin d'oeil pour vous faire part de la joie que me procurent ces deux évènements!

Écrire un commentaire - Vos commentaires (0)
Page(s) : 1
Archives
juillet 2010 (5) juin 2010 (8) mai 2010 (4) avril 2010 (6) mars 2010 (8) février 2010 (8) janvier 2010 (5) décembre 2009 (16) novembre 2009 (7) octobre 2009 (1) juillet 2009 (2) juin 2009 (4) mai 2009 (5) avril 2009 (21) mars 2009 (11) février 2009 (9) janvier 2009 (11) décembre 2008 (8) novembre 2008 (5) octobre 2008 (9) septembre 2008 (10) août 2008 (3) juillet 2008 (4) juin 2008 (2) avril 2008 (8) mars 2008 (6) février 2008 (10) janvier 2008 (6) décembre 2007 (3) novembre 2007 (3) octobre 2007 (3) septembre 2007 (3) août 2007 (17) juillet 2007 (17) juin 2007 (9) mai 2007 (6) avril 2007 (3) mars 2007 (1) février 2007 (1) août 2006 (4)
© 2009 Tous droits réservés, Maxime Jobin