«
Nous nous
fabriquons une vie
minuscule à l’intérieur
de l’autre, comme si le
reste n’existait pas.
»
[Danielle Trussart]
Un album souvenir d'opinions et de passions, voici comment
on pourrait définir ce blogue. Pour le plaisir de m'exprimer en toute liberté, j'écris sur ce qui me tient à cœur,
sur mes passions, car tel est le fil conducteur de ma vie - vivre pour, de et avec mes passions. Littérature,
actualité, science, réflexion et découverte du monde, voilà seulement quelques sujets que vous retrouverez
dans ce refuge qui est le mien. Les verbes discuter, bavarder et argumenter sont aussi de mise : laissez-vous tenter,
exprimez-vous, car ici c'est moi, mais c'est aussi vous!
Réfléxion
lundi 22 février 2010
Sur le bonheur

Parce que ça fait toujours du bien de se le faire rappeler.
« Peu importe à quel point vous pouvez être déprimé, triste, à quel point vous pouvez vous sentir seul... peu importe à quel point vous pouvez vous sentir bloqué, sans issues... cela ne durera pas. C'est vrai pour tous les sentiments. Comprenez cela, et vous pourrez vivre le moment présent plus aisément . »
« [...] être en santé psychologique ce n'est pas n'avoir aucun symptôme. C'est pouvoir prendre du recul et observer sa propre psychologie. Si on ne peut le faire, alors nous agissons, essentiellement, sur des impulsions subconscientes ou même inconscientes. Ce n'est pas la liberté, c'est être controlé par ce qu'on pourrait observer et modifier. »
Version originale :
« No matter how down, depressed, and lonely you may become…no matter how stuck you may feel…it won’t last. The same is true for all states. Acknowledge this and you can live in the moment better. »
« [...] being healthy isn’t about being symptom-free. It’s about stepping back and observing your own psychology. If we can’t do that then we are, essentially, acting solely on subconscious or even unconscious impulses. That’s not freedom, that’s being controlled by what we could observe and modify. »
Arts et culture
jeudi 18 février 2010
The Tudors - Le destin tragique d'Anne Boleyn
Je ne peux pas ne pas mettre cette scène ici. Une scène qui, chaque fois, me trouble, et fait venir les larmes. Je ne sais pas pourquoi. Tragique, dur... beau, l'image, la musique, pas l'histoire. Pour ceux qui ne connaissent pas The Tudors, je vous conseille vivement (disponible en français aussi).
Dans cette scène, on voit Anne Boleyn, reine d'Angleterre, enfermée dans la Tour de Londres, regardant avec peine et souffrance ses amis et son frère se faire condamner. Faussement, pour avoir couché avec elle. Et son père qui ne lui dit rien, juste à côté pourtant.
Alors que la plupart voit Anne comme une putain, je ne sais pas... je la prends en pitié. Elle a été manipulée par son père, poussée dans les bras du roi par celui-ci, avec l'espoir d'un plus haut rang et d'un plus grand pouvoir pour la famille Boleyn. Mais elle, elle est vraiment tombée amoureuse du roi. Je la vois comme une victime. Son père la poussant sans cesse, ne la supportant absolument pas, le stressant tellement avec ses plans qu'elle en venait à perdre tous les enfants du roi. Ce qui a causé sa perte.
Je vous laisse voir par vous même.
Lecture
lundi 15 février 2010
Les Révolutions de Marina - Marininha

Littérature québécoise 
|
| Auteure |
Bïa Krieger
|
| Éditeur |
Boréal |
| Parution |
2009 |
| Nombre de pages |
271 |
| Note |
8 / 10 |
| Cette critique est aussi publiée sur La Recrue du mois, blogue qui, tous les 15 du mois, fait découvrir le premier roman d'un auteur québécois! Allez y lire les autres critiques de ce livre! |
Présentation de l'auteure
Née au Brésil, Bïa Krieger s’est fait connaître comme chanteuse et a enregistré plusieurs albums. Les Révolutions de Marina est son premier livre. Elle vit au Québec.
Commentaire
Les Révolutions de Marina, c’est l’histoire d’une petite fille de douze ans, d’une famille et d’un pays, le Brésil. D’une jeune enfant d’abord, qui se cherche une identité, tout en vivant la séparation de ses parents, les exils, la faisant passer d’un pays à l’autre, et la découverte de son nouveau corps d’adolescente. D’une famille aussi, contestataires, grand-mère conservatrice et belle-mère anglaise et fortunée qui donnera à Marina un petit frère, et une petite sœur. Et finalement, l’Histoire d’un pays essoufflé par des années de gouvernance militaire, et où Marina revient après avoir passé la majorité de son enfance à l’extérieur de l’endroit qui l’a vue naître. Une enfance mouvementée menant à une adolescence tout aussi tourmentée où la fille de Zeus ne cessera de chercher à être aimée. «Être aimée : c’était cela, ma grande affaire.»
Malgré les multiples thèmes durs et sérieux présents dans la trame du roman, je dois dire que j’ai trouvé cette première œuvre de Bïa Krieger très rafraichissante. Attention, pas rafraichissante dans le sens légère et frivole, mais pour tous les apports culturels passionnants que l’auteure amène à notre littérature québécoise. Une fraicheur de ton et de mots se mêlant avec d’incessants apprentissages sur les pays d’Amérique du Sud et sur le Portugal, le contexte socio-politico-économique, les coutumes, les moments vivants de leur histoire. Le tout participant à monter une ambiance qui m’a semblé fortement réaliste et qui m’a tout de suite accroché.
Non seulement Bïa Krieger a une grande maîtrise de son Histoire en tant que Brésilienne d’origine, mais elle possède aussi une grande conscience de son histoire à plus petite échelle, celle qu’elle nous raconte dans
Les révolutions de Marina. Ses chapitres, en eux-mêmes très bien construits, se positionnent à merveille pour nous faire comprendre de façon naturelle et forte chacune des facettes de cette jeune Marina et de sa vie. L’effet d’une narratrice adulte relatant son enfance, consciente d’elle-même et de ses pouvoirs sur les autres, consciente de ce que chacun lui a apporté et des ficelles qui reliaient les différents évènements d’alors est franchement bien rendu et participe aussi à la force du texte.
«Mais le problème étant : «qui suis-je?», suivaient immédiatement les questions « qu’y a-t-il en moi pour être aimée?» et « qui serait capable de m’aimer dans toutes mes facettes en plus de m’impressionner autant que mon père tout en n’ayant pas aussi mauvais caractère s’il vous plaît?».»
Bref, ce qui aurait pu être un simple rappel de l’histoire cent fois racontée de l’adolescente mal dans sa peau est dans ce roman beaucoup plus, grâce au talent remarquable de Krieger. Par son rythme, sa couleur et son approche singulière, elle m’a fait découvrir un univers pour lequel je n’avais avant que peu d’intérêt : l’Amérique du Sud. Une lecture captivante, vraiment, que je ne peux que vous recommander.
Quatrième de couverture
Marina a douze ans. Elle adore son père, qui est si bel homme, fume avec tant d’élégance virile, sait charmer les femmes avec sa voix profonde. Elle voit bien qu’il veut lui annoncer une grande nouvelle, une nouvelle qui causera une révolution dans leurs vies. Encore une…
Mais pas davantage que la séparation de ses parents, l’annonce de leurs nouvelles amours ne provoque d’effondrement. Dans la famille de Marina, rien ne se passe comme chez les autres. Ne changent-ils pas sans cesse de noms ? De pays ? Ne recommencent-ils pas toujours leur vie dans des contrées étranges, Pérou, Chili, Portugal ?
Dans cette première œuvre littéraire, la chanteuse Bïa Krieger trace le portrait ensorcelant d’une enfance hors du commun au milieu des tourments de l’Amérique du Sud. Fille de contestataires brésiliens à l’ère de la dictature militaire, Marina plonge dans la vie et s’y ébat comme un poisson dans l’eau.
La nouvelle vie de Marina, c’est aussi le retour de l’exil, et la découverte de son propre pays, le Brésil. Sautant de branche en branche à travers son arbre généalogique, Marina raconte à sa manière l’histoire multicolore de ce pays, qui renferme mille romans.
Citations et extraits
«À ce moment précis où Zeus descendu de l’Olympe se faisait mortel, à cet instant exact où tous les jurés se liguaient contre lui et qu’il ne lui restait d’espoir qu’en son Juge, moi-même qui vous parle, j’ai compris que toute ma vie je renoncerais à l’égoïsme en face de ceux que j’aime parce que ceux que j’aimais étaient prêts à renoncer pour moi à ce qui leur était le plus précieux.»
«Elle me faisait l’effet d’un lac, profond et sans vagues, dont les vertus apaisantes étaient immuables, mais dont il ne fallait pas sous-estimer les courants sous-jacents.»
«Il est peut-être possible de concilier connaissance scientifique et ardeur mystique, curiosité pragmatique et ferveur envers l’étincelle surhumaine dont on ne connaît pas l’origine. Mais il devient un exercice de schizophrénie active que de vouloir réconcilier des valeurs de générosité, de compassion, de justice et d’égalité avec les écrits bigots sur lesquels se fondent les religions traditionnelles.»
«Parce qu’il était de ma conviction intime que la vie de l’individu doit contribuer à donner à la vie de tous une possibilité de sens.»
Politique et société
mercredi 10 février 2010
Le baiser de la lune
Un court-métrage de Sébastien Watel prônant la tolérance face aux différentes formes d'amour, comme l'homosexualité, qui, en France, devrait être diffusé en classe de primaire... si les opposants qui croient qu'il est "intolérable que l’État utilise l’argent des impôts pour promouvoir l’homosexualité dans les écoles primaires" n'obtiennent pas gain de cause.
Et vous, qu'en pensez-vous?
Politique et société
mardi 09 février 2010
Shrink Talk
Shrink Talk, "Bavardage de psychiatre" en français, mais c'est beaucoup moins joli, Shrink Talk alors. « Euh... de quoi tu jases Maxime? » Et bien je jase du Dr. Rob Dobrenski, évidemment! (oui, je sais, c'était tellement évident!)
« C'est qui lui? » Lui c'est un jeune psychologue qui s'est donné comme but de démystifier l'univers qui entoure sa profession et de nous en apprendre sur les gens, les comportements humains, la psychologie en général. Moi qui adore observer ceux qui m'entourent, la société, essayer de comprendre, de faire des liens, c'est un peu l'impression que j'ai en lisant les billets du docteur. Car c'est par l'intermédiaire d'un blogue qu'il s'exprime. Toujours passionnant, il traite de sujets sérieux, ou pas, mais toujours avec une pointe d'humour qui me fait rouler par terre avec la rate dans les mains. Vraiment, c'est un petit bijou de blogue à voir absolument... pour ceux qui se débrouillent en
anglais :
http://shrinktalk.net.
Voici son introduction, ainsi qu'un extrait qui vous donnera une idée du personnage :
Intro. On a regular basis I'm asked "What's it really like to be a shrink, to help people with problems all day, to listen to others pour their hearts out to you?" It can be many things: daunting, humbling, gratifying, inspiring, depressing, yet sometimes bizarre and humorous (to both my clients and me). I hope to debunk some myths and stigmas about therapy and clarify the nature of the therapeutic process. So read on to more fully understand what happens "on the couch," learn a bit about people and what makes them tick, and see that mental health treatment is not for the "weak or crazy."
Extrait. People who own dogs live longer. The reasons for this are not entirely clear, but a few ideas are out there. One is that many dog owners walk their dog, which is a form of exercise and health promotion. Another is that a dog serves as a social lubricant, allowing for the creation of agreater support system. And finally... dogs give unconditional love which can promote long-term health. Similar results were not found with other animals, so if you want to say a cat gives unconditional love as well, forget it. We all know that a cat is simply a glorified stuffed animal that hates you.
Lecture
vendredi 15 janvier 2010
Les murs - Vouloir s’oublier jusqu’à en disparaître

Littérature québécoise 
|
| Auteure |
Olivia Tapiero
|
| Éditeur |
VLB Éditeur |
| Parution |
2009 |
| Nombre de pages |
152 |
| Note |
7.5 / 10 |
| Cette critique est aussi publiée sur La Recrue du mois, blogue qui, tous les 15 du mois, fait découvrir le premier roman d'un auteur québécois! Allez y lire les autres critiques de ce livre! |
Présentation de l'auteure
Née en 1990 à Montréal où elle étudie la littérature, Olivia Tapiero a remporté le prix Robert-Cliche du premier roman avec Les murs, qui relate les quelques mois d'hospitalisation d'une jeune fille.
Commentaire
«Faisant rouler mon soluté à mes côtés, je me dirige lentement vers les toilettes, y pénètre, barre la porte derrière moi, il ne faut pas qu'on me dérange, je m'apprête à me voir.» Elle s'est réveillée dans un hôpital, sous le regard triste et grave de sa mère. «Je n'aurais pas dû me réveiller, ça ne fait pas de sens.» Car elle les a bien pris ses somnifères, douze groupes de dix capsules, cela aurait dû la tuer. Elle voulait mourir, détruire ce qui la ronge de l'intérieur, le Monstre tapi en elle. Pourquoi ne comprennent-ils pas? Pourquoi lui avoir redonné vie alors qu'elle veut disparaître, totalement, plus aucune chair, plus aucune peau, même pas les os!
Rapidement transférée en un lieu pour les « Cas comme elle», celle qui a tenté de se suicider s'efforce de ne surtout rien ressentir - ne pas pleurer, rire, sourire, s'emporter, rester neutre, le plus vide possible de toute humanité - pour ne pas s'attacher à la vie. Faire venir la mort, plutôt, faire disparaître son corps, se détériorer, pour amener le monstre avec elle dans sa tombe. Elle compte toujours y arriver, ce n'est qu'une question de temps. Bientôt, elle sortira de l'aile intensive et en finira enfin. La Paix.
Tout de suite, dès les premières pages, la voix très directe du personnage principal a fait son effet sur moi. La boule à la gorge, j'ai instinctivement pensé à mes proches, à ceux que je connais qui ont voulu mettre fin à leurs jours. L'auteure, Olivia Tapiero, possède sans aucun doute le don d'aller chercher ses lecteurs au plus profond d'eux-mêmes. Je voulais à la fois fermer son livre et continuer ma lecture, pour en savoir plus, comprendre mieux. J'ai vu surgir le thème de l'anorexie et j'ai deviné l'importance qu'aurait le sujet au long du roman, la force avec laquelle l'auteure le décrirait et l'intègrerait. J'étais très enthousiaste quant à la suite quand j'ai reposé le livre sur ma table de chevet la première fois.
Malheureusement, cet état dans lequel Les murs m'avait plongé lors de ma première lecture ne s'est jamais reproduit par la suite. Plus l'histoire avançait, plus j'avais du mal à me concentrer correctement sur le texte. En fait, j'avais un peu l'impression de tourner en rond en lisant les pensées de la narratrice. Bien sûr, quelques moments très forts parmi ces longueurs, certains très touchants, mais en général, bien peu à se mettre sous la dent outre l'envie de ne plus exister sans cesse répétée de l'héroïne. Je n'ai plus réussi à accrocher, jusqu'à cette fin abrupte un peu surprenante... si précipitée! Ne pas lire un mot sur le Monstre, cette entité intérieure qui pousse la protagoniste à vouloir mourir, point pourtant primordial du roman, m'a un peu déçu. Je me serais attendu à savoir où elle en était avec ce démon intérieur avant de clore. Je n'ai rien contre les fins qui laissent place à l'imagination, mais ici j'ai senti qu'on oubliait quelque chose, qu'on concluait pour conclure.
Bref, j'aurais davantage vu Les murs en tant que nouvelle plutôt qu'en tant que roman. Cela n'enlève toutefois rien à la qualité de l'écriture de l'auteure, qui m'a permis de tenir jusqu'au bout. Malgré certains dialogues qui ne me semblaient pas crédibles, la maitrise de la langue dont fait preuve Olivia Tapiero lui permettra très certainement de ne pas s'arrêter à cette première publication. Car, même si je n'ai pu apprécier l'ensemble de son œuvre, elle a tout de même réussi à exposer le thème de l'anorexie d'une façon très efficace, l'imposant à ses lecteurs comme une réalité. Et pour être parvenu à cet exploit de puissance des images et des mots, de clarté, on ne peut que la féliciter.
Quatrième de couverture
- Dr G m'a déjà parlé de toi, mais j'aimerais entendre ton point de vue sur les choses.
- Mon point de vue sur quoi ?
- Sur la situation... Pourquoi penses-tu que tu es ici ?
- J'ai essayé de me suicider en faisant une overdose de somnifères.
- Et est-ce que tu veux t'en sortir ?
- Non merci, ça ira.
Citations et extraits
«En me remplissant d'elles, je me vomissais moi-même, je vomissais mon existence.»
«Franchement. Franchement, tu crois que j'y pense, aux couleurs?»
«[...] elle m'a demandé où était ma tumeur, je lui ai répondu " je meurs partout " [...]»
«[...] le milieu c'est les couleurs, ça exige qu'on s'attarde dessus, trop compliqué, ça prend trop de temps, le noir et le blanc c'est tout ce qu'il me faut, je n'ai pas le temps pour le reste [...]»
«[...] comme dans les films, ça explose, ça pleure, et ensuite il fait beau dehors et tout va profondément bien [...]»
Réfléxion
lundi 04 janvier 2010
There she is
Une série de cinq vidéos franchement bien faits qui portent à réfléchir. Celui que je vous présente est le quatrième, qui à mon sens passe le mieux le message, mais je vous conseille tout de même vivement d'aller voir les autres et de les écouter en ordre
ici.
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